Ouvre toi! Effata!

L’effata de l’Evangile ne s’adresse pas seulement au sourd-muet dont il est question ou même à tous les malentendants. Bien au-delà de toutes les personnes qui peuvent se reconnaître dans ce handicap, c ‘est de vie spirituelle que ce récit de miracle veut nous parler.  Et, à ce titre, il nous concerne tous. Ne sommes-nous pas trop souvent sourds à la Parole de Dieu, quand elle nous apparaît trop dérangeante ?  Trop souvent sourds à un appel de l’Eglise, quand cela nous bouscule ? Trop souvent sourds aux attentes des plus pauvres, tout près de nous ? Trop souvent sourds aux cris qui s’élèvent contre l’injustice et dénoncent les structures de péché ?   Ne sommes-nous pas muets, au moment où nous devrions risquer une parole de foi ?  Muets pour ne pas perdre nos privilèges, pour sauvegarder notre tranquillité ? Muets là où nous devrions rendre témoignage au Christ ressuscité ?

Le Christ veut nous libérer de ces calculs et de nos peurs. « Ouvre-toi » est une parole de libération, une parole de vie, une parole qui met en marche. Mais pour que cette parole nous relance dans la vie, encore faut-il ne pas l’étouffer, ne pas nous opposer à cette œuvre de libération que le Christ accomplit en chacun. Il suffit, au fond, de nous laisser faire entre les mains de Celui qui veut note vie et notre bonheur.

Une réflexion sur “Ouvre toi! Effata!

  1. Philippe 13 septembre 2018 / 4 h 46 min

    J’aime ce passage.
    Jésus aurait pu faire du grand spectacle, du Barnum, crier devant tout le monde ‘ ou ‘. Et le type de réciter par coeur, la Torah, ‘notre’ pentateuque.
    Un spectacle que toutes et tous auraient vu, auraient entendu, un truc à secouer les foules, comme on dit. Les gens aiment tant les miracles, le spectaculaire, ils en veulent toujours plus.
    Que nenni, rien de tout çà !
    C’est à part, loin de la foule, que Jésus pénètre dans l’intimité du gars (de nous ?), sans témoin, rien qu’eux deux. Lui et l’homme (moi ?). Une intimité fusionnelle, ses doigts dans les oreilles, sa salive sur la langue. Qu’est ce qu’il y de plus intime que çà ? On fait çà à quelq’un qu’on connaît, qu’on aime, pas à un ‘étranger’.
    Pas de blabla, pas de question, pas de reproche, juste une prière, une demande, un souhait, un espoir, un encouragement, un appel, tous à la fois : ‘ouvre-toi’.
    C’est vrai, Pascal. Combien de fois, au plus intime de moi, rien que Lui et moi, Jésus ne m’a t’il pas appelé, pas forcément pour de grandes choses, non, Il sait que j’en suis incapable, mais des petites choses, des demandes simples, accessibles, à ma portée… Et combien de fois n’ai-je pas fait semblant d’être sourd, de ne pas avoir compris…
    Pffft !

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