Dieu ne veut pas être aimé seul

Il était sorti des écoles.  Il connaissait la Loi et ses 613 articles.Autour de lui on avait souvent discuté pour hiérarchiser tousces préceptes.  Il s’approche de ce Jésus qui donne souvent desréponses fraîches et inattendues.  La question est simple, di­recte: « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus ne se contente pas d’en désigner un.  Il en énonce deux.Le premier tient en une formule qu faisait partie de la prièrequotidienne des Juifs: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu detout ton coeur» Le second provient aussi d’un livre de laBible: «Tu aimeras le prochain comme toi-même».  Jésus neveut pas les séparer.  Il va dilater l’interrogation.  La réponsesemble écartelée.  Ce qui fait l’unité vivante des deux for­mules, c’est: « Tu aimeras… » car il n’y a pas deux amours.

Le scribe félicite Jésus et constate que sa parole est dans ledroit fil des prophètes: «Cela vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices».  Jésus est l’héritier vivant de laLoi et des Prophètes.  Avec lui, beaucoup de questions ne seposent plus. Reste à avancer, à dépasser les débats immobiles,à chercher sans cesse à aimer. « Tu n’es pas loin du Royaumede Dieu ». Mais il faut toujours aller dans cette direction in­finie, aimer est toujours au présent, le chemin de Dieu et duprochain nous invite à presser le pas.

Gérard BESSIERE

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