Espérance trop courte

Si vous comprenez que votre espérance était trop courte… et que vous vous en montrez heureux

J’ai planté, l’an passé, un petit fuchsia dans mon jardin. Un tout petit fuchsia. Un cadeau.

J’en avais très envie, mais j’avais quelque peine à croire qu’il fleurirait un jour, compte tenu de l’orientation du terrain. J’espérais cependant tout en doutant.

Le petit fuchsia n’a pas survécu à l’hiver.

J’en ai racheté un autre, discrètement, pour ne pas peiner l’amie qui me l’avait offert. Au retour du printemps, rien n’est sorti de terre. J’avais pourtant, au fond de moi, espéré…

Et puis le mois de mai est arrivé et – surprise ! – une touffe bien verte, drue et prometteuse est apparue.

Mon espérance est parfois comme ce fuchsia un don fragile, aléatoire, fluctuant, capable de disparaître puis de renaître soudain.

Je n’ai pas toujours cette tranquille certitude, cette absolue confiance, cet abandon à Dieu que je devrais avoir, comme un petit enfant dans les bras de son père. Et pourtant, que de fois «  les fruits ont dépassé la promesse des fleurs », que de fois mon espérance s’est révélée bien en deçà de ce qui m’a été donné.

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