un des effets de la Parole de Dieu…

Un des effets de la Parole de Dieu est d’orienter nos comportements, et par là de nous donner les clefs du bonheur. Du bonheur terrestre et du bonheur éternel !

Le prophète Jérémie indique clairement quelle est la clef essentielle : « Heureux l’homme dont le Seigneur est l’espoir », qui met sa confiance en Dieu. Voilà qui nous libère de toute inféodation à un quelconque pouvoir temporel, à tout pouvoir humain. Cette « béatitude » de Jérémie est sous-jacente à toutes celles de Jésus : « malheureux les riches » parce qu’ils s’appuient sur l’argent.

La pauvreté évangélique, présentée comme une joie par Jésus, n’est pas cette pauvreté-misère que combat tout homme digne de ce nom. Nous ne sommes pas appelés à faire grandir dans le monde la pauvreté économique ! Jésus n’a rien à voir non plus avec  « la pauvreté de l’esprit », ce défaut d’intelligence qui peut être une maladie ou une insuffisance dans l’éducation reçue. Nous devons tout faire pour que les handicapés mentaux progressent jusqu’au maximum de leurs possibilités. La pauvreté en esprit qui réjouit le Christ est un refus de donner priorité au succès, à la notabilité, à l’argent, au profit…  Malheureux sommes-nous si, dans notre richesse de privilégiés occidentaux, nous méprisons les pauvres (de chez nous ou du Sud), si nous sommes indifférents, ou si nous les écrasons de notre dédain ou de notre supériorité (en avoir, en savoir, en pouvoir).

« Heureux ceux qui pleurent… » dit saint Luc. Il doit s’agir de ceux qui ont le don des larmes, c’est-à-dire de ceux qui sont très sensibles à la misère d’autrui. Dans un autre angle de vue, saint Matthieu dira : « Ne pleurez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance ».  On voit bien en tout cas que Jésus peut traiter de « malheureux » ceux qui ricanent de tout, ceux qui refusent de se laisser émouvoir.

« Heureux ceux qui ont faim… » : la formule a une signification très proche de celle de l’Apocalypse (22/17) qui demande : « Que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement ! »

A travers ces béatitudes, apparaît l’insatisfaction foncière, lorsque l’humain père sa vie terrestre. Nous avons du désir pour aller plus loin, notre appétit de vie a une dimension d’infini. Il nous faut sans doute bien des années pour comprendre, avec saint Paul, que nous sommes vraiment à plaindre si notre espoir s’arrête à « cette vie seulement ». La résurrection est notre horizon, la résurrection est notre avenir.

Les béatitudes manifestent que Dieu n’est pas neutre : il est du côté des pauvres, des doux, des affligés, des artisans de paix. Dieu n’est pas du côté des puissants, des violents, des dominateurs.

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