L’amour se met dans les actes, il engage !

L’amour se met dans les actes, il engage !

Les situations familiales, personnelles, politiques, économiques et sociales, demandent des engagements, des décisions. Il y a à entendre que ces décisions, ces engagements ont à être animés par des cœurs vivant de l’Esprit de l’évangile et que leurs succès ne seront pas à mesurer à l’aune de la vie mondaine, ou des votes, ou des pouvoirs renversés. Les chrétiens n’ont pas le monopole de l’Esprit pour choisir les bonnes solutions. Ils sont travaillés par des enjeux contradictoires entre la générosité et la prudence, l’angélisme, le courage et l’humilité ; ils n’ont pas à faire le tri entre l’ivraie et le bon grain. La relecture personnelle leur fait découvrir que là où ils pensaient avoir le cœur pur, peut se cacher en fait aussi une ignorance ou des intérêts mondains. Ce dont ils doivent être porteurs, c’est de l’espérance, c’est-à-dire que l’histoire a sens, a un sens, que le combat de la vie et de la mort va vers une victoire totale et universelle, que l’engagement de chacun est attendu et irremplaçable, et que le pardon est un outil essentiel : la découverte de ses limites, de son péché, n’est pas un signe pour arrêter, pour se désespérer ; il est appel à se désaltérer à la source du pardon de Dieu, pour poursuivre le combat dans l’humilité, la pauvreté, le respect, la foi.

Le combat de la vie et de la mort, d’un côté est déjà gagné par la Passion et la Résurrection. Le jugement dernier est donné : Dieu est bon, il l’est depuis toujours et le restera. Et d’un autre côté ce combat continue et continuera dans le cœur de chacun. Sans cesse choisir la vie, la vivre en alliance avec Dieu pour qu’elle grandisse dans toute l’humanité.

Nous voulons aimer. Dieu nous le demande, mais aussi nous le promet (tu aimeras !). C’est une joie que de pouvoir, en toutes circonstances, inventer – en partenariat avec Dieu – des gestes de vie, qui expriment le fond de notre cœur : Dieu est bon et nous y croyons. Il ne nous demande pas d’être des héros, épuisés par leur générosité, il espère que nous allons habiter le cœur de notre humanité, avec ses failles et ses contradictions, heureux de témoigner de l’œuvre du pardon et de la bonté. (…)

Le bien et le mal au cœur de la Création était le titre de cet exposé ; au terme, dans la foi, il faut affirmer que c’est le bien qui est au cœur de la Création, tandis que le tentateur nous dit que c’est une illusion et que c’est la perversité qui en est le cœur. Dans ce combat, dont le champ de bataille est le cœur de chacun, nous croyons que la victoire est assurée – la résurrection nous l’atteste – mais nous sommes dans les douleurs de l’enfantement, dans le temps de la promesse.

Père Bruno Régent sj

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