Un dimanche « politiquement incorrect», mais tellement d’actualité !

  On voit clairement par le texte d’Amos, que cette actualité est de toujours.

Car il semble bien de la nature de l’homme de vouloir «posséder toujours davantage»…

 La formule «toujours plus» est-elle devenue l’idéal de nos entreprises, de nos sports, de nos loisirs, de nos revenus ? Nos comportements semblent bien en effet directement opposés à ce que Jésus nous demande de manière abrupte : «Nul ne peut à la fois servir Dieu et l’argent» (osons dire le fric ou le profit).

L’évangéliste Luc est particulièrement insistant sur les dangers de la richesse. Il connaît certes des riches qui sont recommandables : Zachée, Joseph d’Arimathie (qui s’était fait faire un riche tombeau), et les quelques femmes qui faisaient partie de la suite de Jésus et qui «l’assistaient de leurs biens». Mais Luc accentue la nécessité d’un dépouillement libérateur. C’est sans doute cet aspect de détachement qui a plu à Jésus, même s’il est effectué par le gérant de la parabole au détriment de son maître. Dans ce texte, comme plusieurs fois dans l’évangile, il est conseillé de se libérer de ce qui pèse dans nos portefeuilles bancaires, comme dans nos cœurs asservis et endurcis par l’argent. En nous obligeant à un choix entre Dieu et l’idole Argent, Jésus nous invite au bonheur d’un esprit libéré, désintéressé.

Le détachement, qui peut faire notre joie intérieure, assurera à des nécessiteux le minimum vital. Et avant l’aumône (indispensable) discrète et fraternelle, il faut d’abord exercer la justice, sous peine d’être de ceux qui «écrasent le pauvre», en «augmentant toujours les prix», pour le profit des uns qui condamne d’autres à la misère. Ce ne sont pas là des paroles qui auraient été valables seulement dans l’antiquité ou au Moyen Age. Elles sont accablantes, les statistiques sur les pauvres dans notre monde, aujourd’hui !

Cette justice, demandée par saint Paul (dans sa lettre à Timothée) aux «chefs d’état et à ceux qui ont des responsabilités», nous comprenons tous les jours, aux informations télévisées, qu’elle est une condition de notre sécurité, de notre sérénité. Alors nous pourrons vivre «en hommes religieux (vrais croyants) et sérieux» (ou dignes, ou raisonnables, selon les traductions).

Le rêve de Dieu ?Que tous les hommes soient sauvés et connaissent l’amour du Père…

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