Seigneur, à qui irions ? Tu es le Dieu-aimé-des-hommes

«Seigneur, tu n’aurais pas créé un être en ayant de la haine contre lui». Le livre de la Sagesse nous donne aujourd’hui la clef de notre univers : Dieu est un «maitre‑ami‑de‑la‑vie». L’amour est premier, avant le péché, avant le pardon. L’Eternel ne nous a pas mis au monde parce qu’il s’ennuyait dans sa solitude, comme on peut l’entendre dire. Il est possible ‑ et plus juste ‑ de dire que Dieu s’est retiré d’une part de lui même, pour nous permettre d’exister. Dieu qui est tout, à l’origine de tout, fait place aux vivants, et particulièrement à notre liberté. Mais s’il réserve sa Toute‑Puissance à notre égard, il ne réserve pas son amour. «Il aime tout ce qui existe». Perspective pour notre comportement : savoir aimer tout ce qui existe ! Cela n’implique pas de laisser proliférer les rats, mais nous donne mission de protéger toutes les espèces vivantes, et d’abord les hommes et les femmes de notre humanité.

Aujourd’hui, on ne nous dit guère : «Le jour du Seigneur est arrivé !» C’était une affirmation habituelle au temps des premiers chrétiens, au temps où saint Paul écrivait sa 1ère lettre aux Thessaloniciens. Il est plus courant d’entendre de nos jours : «Dieu, il n’y en a pas. Il est mort. Qu’attendez‑vous de Lui ?» L’apôtre Paul nous met en garde contre ces affirmations qui démolissent, qui démobilisent. «Ne vous laissez pas impressionner, ne perdez pas la tête». Avec lui, demandons‑nous : «Qui pourrait nous séparer de l’Amour ?» Avec les apôtres, interrogeons‑nous : «A qui irions‑nous, Seigneur ? tu as les paroles de la Vie…»

«Zachée, descends vite», dit Jésus dans l’Evangile selon saint Luc. Descends de ta supériorité de riche fonctionnaire. Et viens «demeurer chez toi», c’est‑à‑dire au profond de ton coeur, là où tu trouveras ta capacité à aimer. Et ce fut la joie ! Joie d’être deviné, d’être reconnu. Joie du partage entre amis, qui a précédé la joie du pardon. Joie d’un repas de fête annonçant le repas de fête éternelle dans le Royaume. Première communion eucharistique à la suite des noces de Cana.

Aujourd’hui, «le salut est entré dans cette maison.» Quel salut, sinon la joie de l’amour fraternel, enfin manifesté, passé d’un désir vague à une réalisation concrète. Quiconque aime Dieu aime son frère. Celui qui aime son frère est proche de Dieu.

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