Quand les hommes de Dieu parlent du monde de Dieu, c'est ou bien terrifiant ou bien paradisiaque !


Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jean Baptiste représenterait plutôt la première tendance. Il nous invite à «fuir la colère qui vient». Certes, il ne met pas tout le monde dans la catégorie des «engeances de vipères». Mais il nous dirait plutôt «ayez peur» que «n’ayez pas peur» !

En revanche, le livre d’Isaïe nous plonge dans un monde de bonheur et de paix. Que le loup et l’agneau fassent bon ménage, que le bébé joue sur le nid de la vipère, voilà qui nous met très loin de notre planète terre, en ce troisième millénaire après Jésus Christ ! Il ne peut s’agir pourtant de nous faire rêver pour oublier l’amère réalité, où le fort l’emporte régulièrement sur le faible. On parle plutôt d’utopie, c’est à dire d’une conception idéale qui ne tient pas compte de la réalité. Mais faire pressentir un autre monde, oser rêver d’un but à atteindre, est‑ce négatif ? Ne serait‑ce pas une manière de définir ce qui est l’intention de Dieu sur notre univers, sa «volonté» ? A condition de bien comprendre que cette volonté ne se réalisera pas sans des libertés humaines en co‑action avec l’Esprit divin.

Ainsi sommes‑nous appelés à chercher ce qui, là où nous vivons, est paix au‑delà de la violence, est joie au‑delà de la tristesse. La connaissance du Dieu qui est Amour nous presse de transformer nos comportements, s’ils sont de rejet, de mépris, d’indifférence. L’apôtre Paul demande aux Romains, dans le texte d’aujourd’hui, de «s’accueillir» les uns les autres. Non pas seulement de se supporter passivement, mais d’aller au devant, de faire les premiers pas. Dieu nous a devancés, lui qui accueille tous ses enfants, fils de l’amour ou de la haine ou du clonage ! Et c’est cet accueil de Dieu qui nous rend dignes. «Je ne suis pas digne,» affirme Jean Baptiste, comme le centurion romain, comme chacun de nous avant de recevoir l’eucharistie. On ne mérite pas le face à face avec Dieu, mais peut être nous est‑il d’abord demandé de nous laisser aimer !

Etre baptisé dans l’Esprit, c’est être reconnu comme fils du Très‑Haut, capable dans l’Esprit, de l’appeler Père en vérité. Celui qui baptise dit au baptisé, au nom de Dieu: «Tu es mon fils, mon bien‑aimé.»

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