Méditation


«Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur », ose écrire le prophète Isaïe. Pourquoi ne pas se redire chaque jour cette affirmation qui concerne Israël, mais d’abord le Christ et chacun de nous ? Peut‑être sommes‑nous invités trop souvent à nous proclamer pécheurs, coupables, indignes. Il dépend de nous, et non pas de notre vertu ni de nos mérites, que notre Père des Cieux nous prenne entre ses bras, comme il l’a fait pour le fils prodigue de la parabole. Il dépend de nous d’accepter cet amour du Dieu Très‑Saint et Très‑Aimant… en nous souvenant toujours qu’il nous a aimés le premier.

«Je vais faire de toi la lumière des nations.» Tout faire pour que l’Eglise du Christ soit cette lumière pour tous les humains. Tout faire pour être, à notre niveau, lumière et chaleur pour nos proches. Humblement, les scouts disaient faire chaque jour un plaisir à quelqu’un.

Saint Paul, dans sa 1ère lettre aux Corinthiens, déclare : «je m’adresse à vous les fidèles, qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint. . . » Nous ne sommes donc pas seulement un peuple pécheur, plein d’insuffisances. Et ce qui est vrai de chacun de nous (grâce à l’appel de Dieu) est vrai également de l’Eglise. Cette Eglise, le Pape Paul VI avait bien raison de dire qu’elle doit être insatisfaite d’elle‑même. Et le Pape Jean‑Paul a fait repentance sur de nombreux points. Pourtant l’Eglise nous a donné l’évangile, elle nous donne les sacrements, elle unifie «tous ceux qui, en tous lieux, invoquent le nom de Jésus». C’est pour tout cela que nous pouvons la dire «sainte», tout en n’ignorant pas qu’elle est aussi pécheresse. Là est également le sens de la «Semaine de prière pour l’Unité».

Le baptême de Jésus par Jean‑Baptiste, tel qu’il nous est raconté dans l’évangile selon saint jean, nous invite à repenser à notre dignité de baptisés. C’est à chacun de nous qu’il a été dit, dans le coeur de Dieu, au jour de notre baptême : «Celui‑ci, celle‑ci, est mon fils bien‑aimé, ma fille bien‑aimée.» Peut‑être avons‑nous quelque réticence, dans le langage d’aujourd’hui, à nous dire «enfants de Dieu».

Pour nous dire l’amour du Père, la Bible a pris l’image qui traduit habituellement les moments de plus grande tendresse des humains, lorsqu’ils tiennent dans leurs bras le bébé qu’ils viennent de mettre au monde. C’est ainsi que se situe Thérèse de Lisieux «entre les bras du Père». Et cette attitude fut très importante pour nous délivrer de la mentalité janséniste. Jean‑Baptiste d’ailleurs montre le Christ comme l’Agneau de Dieu, celui qui est humble, qui a besoin d’autrui, celui qui ira jusqu’au sacrifice de sa vie.

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