Désert


Écrit par Jos. Deschênes

Le début du carême nous place toujours devant la découverte de notre être profond. Nous sommes d’abord des fruit de l’amour. Ce qui est premier est l’amour. Nous sommes des êtres créés dans un etat de communion dans l’amour avec l’Esprit qui nous habite et en communion avec les autres humains autour de nous.

Comme nous sommes des êtres créés, nous sommes en croissance. Nous devons faire des choix qui nous font grandir ou ou non. Nous sommes libres dans nos choix et non des robots. L’être humain ne choisit pas entre le bien et le mal, parce que tout vient de Dieu et Dieu ne peut créer le mal. Il choisit entre ce qui est bon pour lui, pour ce qui le fait grandir ou non. Il choisit entre ce qui a du sens pour sa vie ou non. Comme nous sommes des êtres créés et non des dieux, nos choix sont parfois mauvais pour nous. Nous manquons notre cible. Il s’agit de se reprendre. 

Nous parlons beaucoup de péchés et des péches capitaux. Le Pape François parle des maladies spirituelles. Sans faire disparaitre le péché, je crois que nous lui avons donné trop de place dans nos vies. En jugeant de l’extérieur nous avons mis l’accent sur l’acte posé et non sur la personne dans un état de croissance. Jésus nous parle toujours de la personne, à la femme jugée d’adultère, il dira; Va et ne manque plus ta cible, reste fidèle à toi même, à ton être intérieur. Jésus n’accuse jamais, il relève et fait grandir. Comme nous avons mis l’accent sur l’extérieur, sur les actes, l’intérieur avec ses blessures est demeuré dans son état et produit encore aujourd’hui des actres mauvais. L’exemple de la pédophilie dans l’Église est patent à ce sujet. Pourquoi notre monde est-il si malade?

Il me semble que nous avons une mission merveilleuse,  découvrir ensemble la beauté et la grandeur de l’être humain comme créé à l’image et ressemblance de Dieu et rempli de son Esprit divin. Découvrir pourquoi je me mets en colère et guérir ma blessure, découvrir pourquoi je consomme – consomme de la nourriture, des relations humaines, des Hosties, des personnes-  au lieu d’être en communion (gourmandise).   Il est important à mes yeux de regarder nos « péchés » d’abord comme des blessures, ou des faiblesses de croissance pour guérir et grandir dans l’amour et la communion. Et je répète encore, comme un bon vieux je radote, que là je vois l’importance de la rencontre individuelle dans le sacrement du pardon non une rencontre de deux minutes lors d’une célébration, mais une rencontre qui permet une guérison. Nous agissons trop souvent comme des mécaniciens, mais l’être humain n’est pas une machine.  

La révélation chrétienne nous dit qui nous sommes au plus porofond de notre existence, écrivait Bernard Sesboué. Zundel nous dit: La vie est l’enfantement de Dieu. Notre temps de carême devrait nous faire découvrir de quoi nous sommes malades et prendre la route ensemble vers la guérison spirituelle. Moins voir un péché à punir qu’une blessure à guérir. « Apprendre ensemble à cultiver la douceur envers soi-même et envers les autres. » C’est comme cela que j’entrevois mon carême cette année.  Tiens-toi debout, je vais te parler. Ez. 2, 1.Publié dansTextes de réflexion

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