Jésus guérit un aveugle.


Écrit par Jos. Deschênes

Ce matin en l’Évangile de Marc, Jésus guérit un aveugle. Hier soir, j’écoutais une émission « Enquête » sur le drame de la pédophilie dans l’Église. Ce matin Jésus vient guérir un aveugle. Je pensais aussi à Saül dont les écailles sont tombées de ses yeux. Pourrons-nous guérir notre cécité? Il y a quelque temps, quelqu’un me demandait: Comment peux-tu rester prêtre dans cette Église?  Je m’inspire de Mgr Gaillot et de Mgr Dumais, les deux ont souffert beaucoup de l’Église; Je suis là encore parce que j’aime l’Église du terrain, l’Église qui lutte pour la vie, la santé, le respect des uns et des autres, cette Église qui vit le message de Jésus Christ souvent sans le savoir. J’aime cette Église du pauvre qui peine à joindre les deux bouts. J’aime ce Jésus Christ crucifié aujourd’hui encore dans ces enfants maltraités, dans ces jeunes qui s’ouvrent à la vie avec toute la fraicheur de leur jeune âge. Cette Église que j’ai appris à connaitre au fil des ans. Ce matin avec l’Évangile je demande au Seigneur de guérir notre cécité pour devenir des témoins de la vérité et de l’amour. Publié dansTextes de réflexionEn savoir plus… mercredi, 12 février 2020 15:24

Vers l’autre rive?

Écrit par Jos. Deschênes

L’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui nous invite à prendre conscience que notre vie chrétienne vient du dedans de nous, inscrite au fond de notre coeur. Ce n’est pas ce qui entre dans l’être humain qui le rend impur, mais ce qui sort du coeur de l’être humain. (Mc 7, 14-23). Jésus m’invite sur la rive de la conversion du coeur. J’entends souvent des personnes tant religieuses, prêtres et chrétiens du terrain me dire: Je ne sais plus comment faire, les gens ne sont plus là ou ne croit plus à ce que nous enseignons ou croyons. 

Le tournant missionnaire auquel nous sommes invités est cet appel de Jésus à passer sur l’autre rive. Alors je me suis amusé à me demander ce que veux dire pour moi aujourd’hui passer sur l’autre rive. Autrement dit quel sera l’avenir de ce tournant missionnaire? Il n’y a pas de réponse toute faite seulement des pistes de réflexion, je partage les miennes aujourd’hui:

Il m’apparait que le premier pas est de retrouver la mission du Christ: Allez, enseignez, faites des disciples. Mth 28, 19-20. N’avons-nous pas trop remplacé la mission par des doctrines et des pratiques sacramentelles?

Développer cette capacité de s’asseoir près des femmes, des hommes et des enfants d’aujourd’hui pour écouter -non seulement entendre- leur cri et leur besoin de spiritualité, de sens à la vie, leur souffrance, leur  besoin de respect et de liberté. Il nous faudra certes avoir le courage de faire certains deuil de pratiques actuelles pour avoir l’oreille attentive au cri des êtres humains d’ici.

Ensemble, éclairer par la Parole de Dieu, éclairer cette parole qui se réécrit aujourd’hui au quotidien afin de retrouver la spiritualité recherchée et une façon d’être témoin dans le monde d’aujourd’hui. Pour cela il nous faudra questionner notre façon de voir et de vivre en Église.

Retrouver le sens de la religion qui est une pédagogie qui me permet d’assimiler ma spiritualité et de la vivre, et non un système religieux qui me donne des comportemants et des pratiques.

Je crois qu’il nous faudra revenir au sens profond de l’Eucharistie. La fin de l’Eucharistie est la mission. La communion est le moyen donné pour réaliser la mission. Jésus nous dit dans le partage du pain qu’il sera avec nous comme une nourriture, une force pour vivre sa mission. « Faites ceci en mémoire de moi ». Ce que j’ai fait avec vous, ce que j’ai enseigné, rendez-le présent dans le monde; faire mémoire c’est rendre présent l’action du Christ. Il nous faudra sans doute retrouver la table de la communion au lieu de l’autel du sacrifice.

Le temps du carême qui approche ne pourrait-il pas devenir un moment privilégié pour prendre du temps d’écoute, d’accueil, de compréhension. Notre carême depuis longtemps est un temps centré sur la liturgie. Cette année, et depuis quelques années il est devenu un temps pour recueillir plus d’argent pour chauffer l’Église. La structure a pris la place de la mission. Plaçons l’accent sur la communauté et la vie et HOUP allons sur l’autre rive. 

Je suis là ce matin devant la vie et ma Bible. Je laisse monter en moi ce souffle de certaines personnes bien pieuses, chrétiens de la diaspora et religieuses, nous sommes fatigués de toutes ces partiques, prières, messes etc qu’il nous faut faire tous les jours et cela ne nous nourrit plus. De  chrétiens pratiquants me disaient dernièrement, « je prends un « break, » je veux me retrouver en dedans. »  Il y a là un appel évangélique. Saurons-nous l’entendre?Publié dansTextes de réflexionEn savoir plus… lundi, 10 février 2020 15:31

En cuisinant.

Écrit par Jos. Deschênes

En sirotant mon café, j’écoutais un bon cuisinier préparer une recette pas piquée des vers. Il a mélangé un paquet d’ingrédients et il a déposé une pincée de sel, de poivre, un peu de différentes épices dont j’ignore les noms. le tout semblait délicieux, les invités se pourléchaient. J’ai tendu la main pour en avoir une bouché, mais peine perdue.

En regardant fabriquer cette recette, je pensais à ma vie chrétienne. Elle est faite de différents événements, ce qui lui donne du goût ce sont les épices que j’y ajoute. Ce qui rend cette recette intéressante est que chaque jour des événements nouveaux se présentent et je dois changer mes épices pour conserver le goût. Un jour j’y mettrai plus d’amour et d’accueil, un autre jour ce sera plus de miséricorde et de chaleur humaine et ainsi chaque jour. Si je répète la même recette tous les jours, çe deviendra monotone.

J’ai développé un style de méditation centré sur le quotidien éclairé parfois par une parole de Dieu.  Dans la recette, les légumes, la viande, les patates sont tous restés visibles, les épices sont disparus. Ce qui donne du goût à ma vie chrétienne ne se voit pas, ça se vit, ça se sent. L’intéressant est que chaque matin, le cuisinier présente des recettes différentes et ce sont souvent les mêmes ingrédients qui reviennent mais mélangés autrement. Ceci enlève la monotonie  et me fait découvrir du neuf. Il en est de même dans ma vie chrétienne. Si je médite à partir de la vie, chaque jour sera nouveau, les ingrédients de ma méditation seront nouveaux, je devrai changer les épices pour conserver le goût.

Si chaque jour, midi et soir, j’ai toujour le même repas dans mon assiette, je finirai pas toruver le temps long et les repas moins savoureux. Il en est ainsi dans ma vie spirituelle. À la retraite, nous avons le temps d’aménager nos moments de prière et nos façons de les vivre en foncion de ce qui nous nourrit, nous fait grandir et nous fait du bien.  Jésus nous invite à l’école de la vie et son livre de classe fut la nature. Merci au cuisinier  et à la télé de m’apporter tant de bons sujets à méditer pour me faire grandir. La vie est belle.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.