Pâques: premier matin d’un monde nouveau, à « l’heure où commençait le premier jour de la semaine »…


Méditation

Pâques: premier matin d’un monde nouveau, à « l’heure où commençait le premier jour de la semaine »…

Le véritable «grand tremblement de terre dont parle l’évangile de saint Matthieu, est la déchirure de l’ancien monde, celui qui était marqué par le triomphe de la mort. La mort, toujours gagnante. Et voilà que jésus en triomphe. La Résurrection est l’axe central de notre foi. Sans elle, nous ne sommes guère plus que des animaux mortels. Simplement plus conscients de notre fondamentale détresse ! Mais avec la victoire du Christ, le monde est neuf, la terre entière est appelée à une vie définitive. La vie, la force de la vie, la résurrection pour la vie : telle est la joie essentielle de ce jour de Pâques. Une prodigieuse allégresse. Sortons de nos tombeaux du doute, de la tristesse, du non‑sens de notre existence.

Jésus est le printemps de l’homme, lui, le premier‑né dans le Royaume auquel nous aspirons tous. Cette espérance‑là, ceux qui se contentent d’admirer le Christ, ne la connaissent peut‑être pas. Et sans doute beaucoup de pratiquants n’ont‑ils pas encore réalisé de quelle joie Pâques est porteuse…

Celui qui était couché sur la pierre tombale est debout. Celui qui était enfoncé dans les ténèbres de la mort s’éveille à une vie autre, hors du temps, à jamais dans l’amour, c’est‑à‑dire en Dieu. A nous, il est offert un devenir d’espérance et de paix. A vivre dès aujourd’hui : le temps, ce dévoreur d’existence, cesse d’être une usure, il devient un tremplin.

Pour le chrétien s’inscrit l’instant où l’univers prend, en jésus Christ, une dimension nouvelle. Nos faiblesses, nos fermetures, sont bousculées comme la pierre du tombeau. Une formidable attraction d’en‑haut nous libère de la gangue du non‑amour qui nous laissait amoindris, en situation de sous‑hommes. De plus, cette attraction, tellement plus puissante que la pesanteur, nous propulse vers un monde infini, vers une existence d’une plénitude insoupçonnée.

Insoupçonnée, oui, car comment avoir pleine conscience de ce qui est arrivé en ce premier matin de Pâques ? Ils sont discrets, les effets de cette remise debout, à l’aube. Mais pendant vingt siècles, le retentissement de proche en proche s’est insinué, illuminant la vie de milliers d’hommes et de femmes !

II est vivant, celui qu’on a cloué. De sa force, dans la lumière, nous pouvons vivre !

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