Rempli de la joie pascale.


Le «printemps» de l’Eglise primitive à Jérusalem raconté par les Actes des Apôtres Comment chacun de nous et notre communauté chrétienne pourraient ne pas se regarder dans ce miroir ? Ecouter la Parole de Dieu, être fraternel, célébrer le dimanche, partager… Et d’abord louer Dieu, qui fait de nous des frères dans l’unité et la paix.Trop beau pour être vrai ? C’est pourtant le chemin, et l’horizon…

Trouver bon accueil, être apprécié par tout le peuple : impossible si nous ne partageons pas «les joies et les peines» de ce peuple, impossible si nous nous réfugions dans notre club prétendu supérieur, impossible si quelque mépris nous habite… Les gens, comme on dit, ne s’y trompent pas.

Pour tout lecteur ou auditeur de l’évangile de jean, en ce dimanche, c’est le doute de l’apôtre Thomas qui interroge… ou justifie ! Il est certes facile d’en rester à la parole : «Si je ne vois pas, je ne croirai pas.» Et voilà qu’aujourd’hui, jésus lui-même nous dit : «Heureux ceux qui croient sans avoir vu.» N’est-ce pas le sort commun depuis que le Christ est monté au ciel, à la droite du Père, depuis qu’une «muée vint le soustraire aux regards» de ses disciples ?

Notre relation à Dieu semble ne pas pouvoir exclure le doute à tel ou tel moment de notre existence. La mort d’un être cher, l’insatisfaction devant une manière d’agir ou de parler dans l’Eglise, la connaissance d’une pensée qui distille le soupçon… et voilà notre foi qui s’affole, qui se replie, voilà notre confiance qui se refuse. «Homme de peu de foi», nous dirait jésus.

Car il nous faut entendre la parole de l’Apôtre Pierre : «Votre foi est plus précieuse que l’or.» Elle seule éclaire durablement, définitivement notre vie. Il n’est pas vain de parler des yeux de la foi. C’est ce regard croyant qui nous fait percer le léger brouillard ou la brume dense, et nous retrouvons la conviction qui nous fait dire «Mon Seigneur et mon Dieu!» Le doute est comme une perte provisoire d’équilibre celui qui trébuche fait un plus grand pas.

De manière étonnante, saint Pierre parle d’un «tressaillement de joie» au coeur même des épreuves qui attristent. Quand nous descendons en nous-mêmes, nous retrouvons l’allégresse de croire : «A qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle?»

Ne laissons pas de côté cette autre constatation de l’apôtre Pierre «Jésus, vous l’aimez sans l’avoir vu.» Les yeux de la foi sont aussi les yeux de la tendresse. Vingt siècles que dure cette affection spéciale pour le Christ, suivi, admiré, aimé. Et vingt siècles qu’une foule de croyants attend de voir son visage enfin, face à face.

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