Un 4ème dimanche de Pâques centré sur la vocation du chrétien.


Aujourd’hui, au livre des Actes des Apôtres, il nous est dit que les auditoires, lors de la première homélie de saint Pierre, furent «remués jusqu’au fond d’eux mêmes». Heureux Pierre dont le message fut ainsi compris ! Heureux surtout ceux qui furent bouleversés par la révélation de la grandeur, de la seigneurie du Christ. Ce Christ qu’ils avaient vu crucifié comme un esclave, à peine deux mois auparavant !

Leur émotion ne fut pas seulement sentimentale, elle se traduisit tout de suite en actes : «Que devons‑nous faire ?» Cette réaction doit être la nôtre. La foi nous conduit à l’église pour la célébration, et elle nous conduit au monde pour y faire naître l’esprit évangélique. Etre attentif à la réponse que l’Eglise apporte aujourd’hui à la question «que devons‑nous faire ?» L’Eglise, pas tel ou tel groupe ou individu…

Il est bien pour nous, dans notre actualité, ce conseil de la lettre de saint Pierre «Tenez bon.» Il n’y a peut‑être pas d’attaque claire contre l’évangile, contre le comportement général promu par l’évangile. Mais que de moqueries, que de mots, de sourires ironiques, que d’images médiatiques tendant à ridiculiser l’esprit chrétien ! Quand l’ambiance est hostile, les croyants sont appelés à «tenir bon» dans leur foi. Ce qui implique d’essayer de convaincre ‑non de dominer ‑ ceux qui sont, à des titres divers, des leaders d’opinion. Une chaleur cordiale et la joie de la conviction sont indispensables. Et sans doute un effort plus audacieux, celui qu’osait demander le Pape Paul VI : «Changer la présentation et connaître la sensibilité de l’autre, pour ne pas lui être déplaisant et incompréhensible.»

Dans l’évangile du Bon Pasteur, jésus nous dit : «Je suis venu (parmi vous) pour que les hommes aient la vie, une abondance de vie.» La vraie bonne nouvelle pour tous, c’est celle de la vie. L’homme n’est pas un être pour la mort. La vie n’est pas une lente dégradation. Nous sommes invités à boire à la source. Et l’eau qui nous est offerte jaillira en vie éternelle. L’homme n’est pas un mort en sursis, c’est un ressuscité en différé. Reste qu’il ne suffit pas de se redire intérieurement ce coeur de notre foi. Le premier témoignage que le monde attend de nous est simple : que nous aidions nos proches à avoir un surcroît de vie, en éveillant leur conscience, en élargissant nos pensées, en bâtissant avec tous, une cité de paix…

Jésus‑berger est celui qui fait vivre les brebis. Par cette porte qu’il nous ouvre vers l’Infini. Par l’amour qu’il donne à chacun, en les «appelant par leur nom»…

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