Chemin, Vérité, Vie


Chemin, Vérité, Vie. Trois mots par qui Jésus se dit. Trois mots qui donnent à rêver et en qui il est tout entier.

Il est le chemin qui conduit au Père car il est fils, le premier-né, l’aîné. Il ne peut donc conduire ses frères que vers le Père. Lui, chemin du Père. Moins tête de peloton que compagnon de route, la route qui conduit à la fraction du pain.

Il est chemin parce qu’il est Vérité et Vie. Quand on est en route ensemble, la vérité se dévoile et la vie surgit en surabondance.

« je suis la vérité ». Il est l’être de vérité car il est la Parole qui s’est faite homme. La Parole du Père. Il ne dit pas: « j’ai la vérité, je la tiens, je la détiens ». Ce serait prétentieux même pour lui, Dieu. ‘ Je-suis-vérité », dit-il. C’est peut-être encore plus prétentieux, mais seul Dieu peut le dire dans la transparence de l’infini. Il est vérité car il est Parole, tout-Parole, et non toutes paroles. Vérité comme la vraie lumière, le vrai pain.

Il est vérité car il est pur amour; car seul l’être par amour est vraiment présent.

Chemin, Vérité. Et quand il dit: « je suis la Vie », il a tout dit. II n’y a plus rien à dire ni à faire si ce n’est écouter dans le silence intérieur de l’écho: « je suis Vie… JE SUIS! »                            Hyacinthe VULLIEZ

Dévoilement

Arrêtons-nous à la révélation que Jésus fait de lui-même : « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. » L’accent est mis sur la métaphore du chemin, riche de toute une histoire dans l’ancien Testament qui présente la Loi ou la Sagesse comme la voie conduisant à Dieu. Une métaphore qui trouve un écho dans la seconde partie du verset : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi.»

Mais si Jésus peut nous réintroduire dans l’intimité du Père, nous conduire jusqu’au repos de Dieu (He 4, 8), c’est bien parce qu’il est la « Vérité ». N’oublions pas en effet que celle-ci a trait au « dévoilement » et à la « non-falsification ». Or, selon la Bible, le mensonge n’est-il pas à la racine de notre éloignement de Dieu et de toutes les dérives que nous connaissons ? 

Relisons Genèse 3, 1-5 pour y découvrir la stratégie de Satan, le « père du mensonge » (Jn 8,44), conduisant ses « victimes » au soupçon et à la fausse image d’un Dieu jaloux de ses privilèges. Quant à la vérité-dévoilement, Jésus n’est-il pas tout spécialement habilité à en témoigner (Jn 18, 37), lui que le Prologue qualifie de « Fils unique, plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 18) ?

Et de fait, le Christ apparaît bien comme le Révélateur de Dieu par excellence: « Qui m’a vu a vu le Père.» Un Dieu dont « la toute-puissance est une toute-puissance d’amour » (Varillon), et ce jusqu’à assumer en Jésus cette « voie nouvelle » qu’est la Croix (He 10, 19-20). Si ce dernier en triomphe, c’est qu’« en lui, est la vie » (Jn 1, 4). Cette vie divine dont il nous rend participants par sa Pâque.

 Alors accueillons la vérité sur Dieu et sur nous-mêmes, afin que croissent en nous les fruits du salut. Jean peut nous paraître abstrait, mais c’est à une démarche contemplative et à une conversion enracinée dans les profondeurs du cœur qu’il nous invite.

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