Qui donc est Dieu ?


C’est la question qu’à travers l’histoire et aujourd’hui encore se posent des milliards d’hommes. Les religions, les philosophes cherchent la réponse. Beaucoup de ces derniers, dont beaucoup de nos contemporains, se déclarent “agnostiques”, c’est-à-dire pensent que l’homme ne peut pas donner de réponse à la question car, disent-ils, si Dieu existe au-delà des limites scientifiques, il est inconnaissable.

Mais la situation de l’homme change si le Dieu qu’il cherche désespérément est aussi un Dieu qui le cherche, qui veut se faire connaître de lui, qui veut établir alliance avec lui. Alors on peut connaître non pas qui est Dieu en lui-même, mais qui est Dieu pour nous. Comme un enfant qui tout petit déjà connaît bien sa mère avant même de pouvoir en parler. Cette connaissance que nous pourrions dire “relationnelle” se fait petit à petit dans une histoire et librement. Car vouloir forcer la connaissance de l’autre serait la fausser. Ainsi s’est faite dans l’histoire de l’humanité et plus spécialement dans l’histoire judéo-chrétienne, la révélation de “dieu-pour-l’homme”.

1. Dieu se révèle d’abord le tout autre, l’indicible. La lecture de l’Exode le rappelle. L’homme ne peut lui donner un nom qui le définirait, comme si l’homme avait pouvoir sur Lui. “Yahweh”, “Je suis qui je suis” ou “Je suis celui qui est”, rappelle cette vérité première à Moïse. Mais, et c’est toujours la lecture de l’Exode qui nous le rappelle : ce Dieu indicible est aussi un Dieu qui se dit : “tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité…” De sa grandeur il n’écrase pas l’homme. Mais il descend jusqu’à lui. Il sort de la nuée qui dit sa transcendance absolue et il se dé-voile à l’homme pour lui dire son amour, lui proposer alliance, lui promettre fidélité absolue d’alliance. Tout l’Ancien Testament rappellera cette fidélité du Dieu de l’Alliance qui doit en retour provoquer la fidélité d’Israël.

2. Mais voici qu’en Jésus-Christ Dieu va se faire plus proche encore jusqu’à se faire humain. En Jésus-Christ les hommes ne se découvrent plus seulement créatures mais enfants, enfants bien-aimés d’un Dieu à qui ils peuvent dire : “abba”… abba le petit nom que les enfants donnent à leur papa de la terre. Cette révélation ne vient pas de la réflexion des sages et des savants, non, elle est donnée aux petits et aux pauvres par Jésus-Christ dont on découvre peu à peu qu’il est un, dans une communion divine avec son Père du Ciel. Et voici Dieu marchant filialement sur nos chemins, partageant notre humanité, “connaissant tout de notre vie, nos simples joies et notre mort”. Voici le Très-Haut, l’Au-delà de tout, se faisant connaître par des gestes de rencontre, de guérison, de partage et de pardon… ouvrant à notre personne, à travers même la souffrance et la mort, l’infini de sa vie heureuse. Les semences de la première alliance s’épanouissent en fleurs et fruits inouïs.

3. Après que le Christ ait rejoint son Père dans la glorieuse vie du Ciel, voici que s’annonce le règne de l’Esprit Saint. L’Esprit plus intime à nous que nous-mêmes. Toute l’œuvre de Dieu est le fruit d’un même Esprit unissant le Père et le Fils et qui se répand au cœur même de l’humanité. Il continue ce qui s’exprimait dans la création, l’alliance, la filiation… par lui Dieu est toujours à l’œuvre dans l’histoire. À la source éternelle de la vie il n’y a donc pas un Dieu, un dans une solitude, mais un Dieu un dans une communion. N’est-ce pas ce que veut dire la première lettre de St Jean quand elle nous affirme que “Dieu est amour”. Mystère d’Amour divin… Mystère d’amour qui concerne aussi toute l’humanité, tout l’univers. Ne fixons pas de limite à l’amour infini de Dieu !

Mais en cette fête de la Trinité, nous sommes réunis entre chrétiens. “Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint” soient notre lumière, notre vie, notre joie. Qu’elles soient aussi la force qui oriente notre relation au monde et aux hommes.

Parce que nous croyons à notre Dieu, communion : Père – Fils – Saint Esprit, nous savons qu’il ne peut y avoir d’autre commandement donnant vie que celui d’aimer. Aimer comme Dieu s’aime. Aimer comme Dieu nous aime.

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