Un dimanche pour réfléchir à ce qui fonde notre dignité.


Il semble que 1e prophète Jérémie avait affaire à des auditeurs bien différents de ceux que nous connaissons. Ceux‑là reprochaient au prophète de «voir partout la terreur>. Nos contemporains paraissent au contraire aimer ce qui leur fait peur films d’épouvante, personnages macabres d’Halloween… Etre prophète aujourd’hui consistera donc plutôt à dire «les merveilles de Dieu». Certes il faut dénoncer ce qui fait de l’homme un objet, invité seulement à consommer ou refusant de lutter contre son égoïsme. Mais il n’est pas sûr que dénoncer sans arrêt notre civilisation fasse progresser beaucoup ! Il est plus important d’agir que de gémir. Le chrétien actuel est celui qui fait pressentir la joie de croire, le bonheur de progresser spirituellement.

De Jérémie, nous retenons que «le Seigneur est avec nous», et qu’en sondant les reins et les coeurs, Il trouve en chacun de nous, au profond de notre conscience, la richesse de paix et d’amour dont peut‑être nous n’avons pas conscience.

N’est‑ce pas aussi à cette découverte de notre dignité que nous invite jésus, dans l’évangile selon Matthieu ? «Vous valez bien plus que tous les moineaux du monde»… Des penseurs, plus nombreux aujourd’hui, affirment que nous ne sommes pas seulement une espèce animale parmi d’autres ! La dimension verticale de relation à Dieu n’a‑t‑elle pas été inscrite en nous par le souffle de l’Esprit ? Jésus, certes, semble exagérer quand il dit: «Même vos cheveux sont tous comptés.» Il affirme ainsi que sa grâce, c’est‑à‑dire son Esprit répandu dans nos coeurs, dépasse notre intelligence et notre volonté, pour atteindre tout notre être. Cet être qui est appelé à ressusciter en entier, corps et âme.

Il nous connaît bien ce Christ qui nous dit si souvent : «Ne craignez pas, n’ayez pas peur !» Notre peur la plus évidente est celle que nous n’avouons pas, la peur de la mort. Elle s’exprime à travers la peur de ne pas être à la hauteur, ou d’être jugé par nos proches ou de ne pas pouvoir mettre la main sur l’avenir… Dieu ne serait‑il pas avec nous ? Là où est la foi, la confiance, disparaît même la crainte de l’au‑delà. «Mon Père ne juge pas» disait jésus.

Par saint Paul, dans sa lettre aux Romains, il est clair que la puissance de résurrection de Jésus l’emporte sur toute mort. La mort (non pas la mort physiologique) est le fruit du péché : l’égoïsme tue, on le sait bien, sur la route, dans le couple, en famille, dans l’entreprise. La corruption tue, l’instinct de domination tue, la fascination de l’argent tue, et ce sont des peuples entiers qui peuvent en être victimes… Mais «là où le péché abonde, la grâce de Dieu surabonde». Pour peu que notre liberté y consente, le don de Dieu, l’amour du Père, est vainqueur de nos scléroses et de nos routines, de notre environnement négatif et des modes aliénantes.A nous, avec l’Esprit‑Saint, de faire triompher la justice, chez nous comme en tant de pays si injustement traités.

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