E n quoi consiste cette Alliance proposée par Dieu ?


E n quoi consiste cette Alliance proposée par Dieu ? Comment y répondre ï Les textes de ce dimanche nous invitent à comprendre et surtout à s’émerveiller…

«Je ferai avec vous une alliance éternelle», assure le livre d’Isaïe de la part de Dieu. Cette alliance que le Seigneur nous propose nous conduira à jamais, c’est-à-dire jusque dans l’au-delà, jusqu’à la Jérusalem céleste, signe de la résurrection de la terre entière.

Mais en quoi consiste, de notre part, l’acceptation de cette alliance ? Le prophète Isaïe nous indique des comportements précis. D’abord, il nous faut «avoir soif». Le chrétien est un homme de désir, qui aspire à une relation avec Dieu. L’acte missionnaire (notre tâche), c’est de donner soif de Dieu, de ce Dieu qui «réjouit le cœur des hommes». Notre désir de l’Eternel fait passer au second plan toutes les satisfactions qui peuvent dévorer notre temps, qu’elles soient vaines ou frivoles, ou même qu’elles soient justes et nécessaires. «Dieu est plus grand que notre cœur.»

Isaïe indique encore d’autres signes de notre volonté d’alliance : «Ecoutez moi et régalez-vous» dit Dieu. Ecouter la Parole et percevoir qu’elle est un régal pour l’homme, c’est entendre et manger, ces deux actes qui résument notre eucharistie du dimanche, et qui ont pour effet de nourrir notre cœur et notre corps-esprit.

Cette alliance «nouvelle et éternelle» est rencontre du Seigneur pour ceux qui sont désireux de se rendre là où il est, même en se fatiguant, comme l’ont fait les foules dont nous parle l’évangile selon saint Matthieu. Et on trouve alors la paix, si on tient à ce partage avec le divin en nous, même «s’il se fait tard». Peut-être d’ailleurs sommes-nous toujours spirituellement dans le crépuscule, comme l’écrivait saint Jean de la Croix : «Nous croyons, mais c’est de nuit.»

L’alliance avec Dieu s’exprime aussi dans notre relation aux autres. Le Seigneur ne renvoie personne, n’exclut personne. Il était trop facile pour les apôtres de dire à Jésus : «Renvoie donc la foule.» L’attitude juste est exigeante : «Donnez leur vous-même à manger» : pain et respect, logement et dignité, service et, s’il se peut, tendresse… Pour le Christ, la compassion est de règle, jusqu ‘à en être «saisi» intérieurement. Elle atteint chaque personne, mais aussi les foules, comme l’indique le chiffre symbolique de 5000 hommes ! A nous, les foules font plutôt peur, dans les paroisses frileuses notamment…

C’est un hymne à l’amour du Christ que Saint Paul exprime dans sa lettre aux Romains : un des plus beaux passages des lettres de l’apôtre. «Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?» demande-t-il. Jésus, on le voit bien, Paul l’aime. C’est une réalité définitive. Caractéristique de cet amour : l’un et l’autre peuvent se dire : «Tu existes pour moi», dans toute la force de cette formule.Tout chrétien se sent lié à Jésus, malgré les idées de Marx et de Freud, malgré les critiques et les doutes, malgré l’ésotérisme, l’astrologie et le New Age !

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