Vous qui avez faim


Jésus s’est retiré dans « un endroit désert » mais il est rejoint par la foule, et il est « saisi de pitié ».

Le soir venu, il mesure le besoin, la fatigue, la faim de cette foule, et se soucie d’associer les disciples aux gestes qu’il va faire.

Il prend les pains et les poissons. Il lève les yeux au ciel et prononce la bénédiction. Jésus est « l’homme pour Dieu » et « l’homme pour les autres », le point confluent de Dieu et des hommes.

A l’Eglise, à chaque assemblée de refaire ce que son Maître a fait, et de proclamer : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ. »

Le feu de la puissance des mots de saint Paul nous sont remis pour que nous en vivions : dans le combat et les détresses de cette vie, nous sommes déjà « de grands vainqueurs, grâce à celui qui nous a aimés », Jésus Christ.

Donnez-leur vous-mêmes à manger !

Des hommes, des femmes, des enfants aujourd’hui meurent de faim. Par centaines, par milliers. On nous le dit. Comme on sait que la route, en France, tue chaque jour. Sommes-nous, pour autant, saisis de compassion ? La famine ne nous guette pas !

Elles se lèvent, c’est vrai, ces volontés de combattre le fléau de la faim, les Restos du cœur, le Secours Catholique, l’Armée du Salut… essaient de répondre à tous ceux qui ont faim.

Cette assistance individuelle ne suffit pas pour faire face au problème mondial. Il faut que des hommes politiques entrepreneurs, financiers, imposent des choix : cesser de donner le primat à la vente ou l’achat d’armes, promouvoir un commerce qui valorise le travail des plus démunis, lutter contre la corruption, favoriser une natalité responsable…

Ne serait-ce pas tout cela que le Christ nous dit quand, « saisi de pitié », il demande à ses apôtres : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » ? Le psaume affirme : « le Seigneur prend soin du pauvre, il nourrit l’affamé. » Certes, mais en comptant sur le travail, l’intelligence, la solidarité des hommes. Nous ne devrions jamais dire : « Pourquoi Dieu tolère-t-il tant de malheurs ? » Mais : « Pourquoi les hommes acceptent-ils la mort de leurs frères ? » Car la terre peut nourrir ses fils, par la création divine et par le courage des humains.

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