La discrétion divine


Avouons-le, ce qui sous-tend toute une part de nos actions, c’est le désir, l’espoir de faire mieux que notre voisin : présenter une cuisine meilleure, montrer une voiture plus belle, annoncer le premier une nouvelle choquante, mettre en avant un fils ou une fille plus doué… Il s’agit peut-être d’une simple habitude quelque peu ridicule (moi je…), ou parfois d’une volonté d’épater la galerie, et cela va jusqu’à l’orgueil, toujours méprisant.

On veut faire du bruit, comme le dit le texte des Rois : ouragan, tempête ou feu. La Bible oppose ce comportement avec celui de Dieu, dont la manifestation est aussi discrète que celle d’une brise légère. Le Seigneur nous attire non par la force mais par le cœur, par le bout du cœur.

Aujourd’hui, nous sommes un peu étonnés par ce que raconte saint Matthieu. Serait-il possible que Jésus veuille laisser les siens médusés, sidérés, pantois, en marchant sur les eaux ? erreur d’appréciation ! Jésus ne marche pas sur l’eau comme le ferait un fakir. Il marche sur nos peurs (les eaux représentants tous les dangers, les forces occultes). Il marche contre notre manque de confiance. Il veut que nous sachions qu’il nous tend la main quand les épreuves nous menacent, ou menacent l’Eglise (en la personne de Pierre).

Jésus ne joue pas au tout-puissant, mais plutôt au serviteur.

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