Un dimanche où Dieu n’aime pas la tempête,


N’aime pas le bruit, n’aime pas la peur…

Il est vrai que la rencontre de Dieu avec Moïse, sur le mont Sinaï, s’était passée avec «éclairs, tonnerres, cor puissant», et que «tout le peuple tremblait» (Exode 19).

En revanche, le «passage» de Dieu à l’Horeb nous est décrit dans le 1er livre des Rois tout autrement. Il n’y a plus de signes par l’ouragan, le tremblement de terre, le feu… Là, Dieu n’était pas. Mais le prophète Elie pressent la présence divine, «murmure d’une brise légère». Certains semblent prêcher un Dieu qui angoisse, qui terrifie. Le Dieu de Jésus, «doux et humble de coeur» est celui de la brise légère. Cessons de reprocher au Seigneur son silence. Il nous faut attendre avec patience son passage. Car ceux-là seuls qui pratiquent «la prière d’attente» sont capables d’entendre la discrète venue de Dieu.

Dans l’évangile selon saint Matthieu, Jésus nous montre quil ne veut pas dune foi qui s’appuierait sur la peur. Si la nuit il savance sur le lac en marchant vers la barque de ses apôtres, simplement, presque familièrement, il ne veut pas qu’on le prenne pour un fantôme: «C’est moi, n’ayez pas peur.» Et il n’apprécie pas la peur de Pierre, quand celui-ci marche lui aussi sur les eaux.

La marche sur les eaux est un épisode merveilleux et mystérieux de la vie du Christ. Mais c’est plus encore une parabole sur la situation du croyant et de l’Eglise entière, en ce monde. En effet, l’Eglise (et chacun de nous) est cette barque qui avance par vent contraire. Et Jésus est là, tout près, il est maître des vagues de la vie, des forces occultes. Il nous redit : «Confiance, je suis là.» Et il nous saisit par la main pour que nous ne nous tombions pas hors de la barque, nous «hommes de peu de foi». Nos doutes viennent mourir à ses pieds… Marcher sur l’eau, c’est marcher sur tout ce qui ébranle notre sécurité, sur tout ce qui n’est pas ferme parce que manquant de réflexion et d’intelligence de la foi.

L’apôtre Paul, après sa conversion sur le chemin de Damas, a tout fait pour inviter les païens à adhérer à la communauté des disciples de Jésus. C’était aller contre la Thora, la loi juive. Dans sa lettre aux Romains, Paul précise ses sentiments et ses convictions par rapport au Peuple d’Israël. Lui-même juif et ancien pharisien, il a au coeur une grande tristesse pour ses «frères de race». Le mot «frères» est à souligner. Naguère, le Pape Jean-Paul II, en visite à la synagogue de Rome a parlé des «juifs, ces frères aînés des chrétiens». Paul énumère tout ce que Dieu a promis dans son Alliance avec les Hébreux au temps de Moise : l’adoption, la loi, le culte…

Il affirme que ces promesses sont définitives, et rappelle que Jésus est né juif.

Les premières communautés chrétiennes comptaient de nombreux juifs.

Mais pour le Peuple d’Israël en tant que tel, il ne pouvait être question de voir en Jésus le Messie. Pour la foi juive, le Messie est toujours à venir. Cela n’excuse aucune haine, aucun mépris, cela appelle une reconnaissance mutuelle.

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