Les pharisiens se concertèrent pour prendre en faute Jésus.

Ces mots nous interpellent.

Ils sont révélateurs de la duplicité qui peut se cacher au fond de notre cœur !

Les pharisiens veulent se débarrasser de toi, car  tu déranges leur orgueil…

Alors ils cherchent les meilleurs moyens, puis ils envoient « leurs disciples » :

Est-ce une lâcheté de leur part ou une fourberie de plus ?

Rendez à César

Ils n’hésitent pas à s’allier avec leurs ennemis, les partisans d’Hérode,

Pour mieux tendre leur piège… un piège d’où tu ne devrais pas t’en sortir.

Quelle que soit ta réponse, tu déplairas :

Soit aux hérodiens, collaborateurs avec l’occupant romain,

Soit aux pharisiens, opposés à cet impôt infamant pour les Juifs.

Que nous sommes ardents à faire le mal…

Quand l’intérêt, l’orgueil prennent possession de notre cœur !

Tu le feras remarquer un jour :

L’homme met plus de soin pour ses affaires matérielles, humaines,

Que pour sa vie spirituelle (Lc 16,8).

Apprends-nous, Seigneur à nous concerter…

Et aussi à savoir dépasser nos rivalités, nos oppositions,

Pour travailler ensemble à faire le bien.

Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu !

A la méchanceté sournoise de tes inquisiteurs,

Tu as répondu avec clarté, et avec patience, en essayant de les éclairer…

Encore un bête exemple, que tu nous donnes !

Donne-nous, Seigneur, ta douceur,

Ton désir d’apporter la lumière, le salut autour de nous….

Sans nous laisser rebuter par la mauvaise foi et la sottise des gens !

César… Dieu…

Il n’y a pas opposition entre eux.

Nous sommes citoyens du ciel, enfants de Dieu certes,

Mais nous vivons sur terre, dans une société humaine dont nous faisons partie,

Où nous avons à nous engager, à servir, chacun à sa place, pour le bien de tous.

Ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre…

Avec priorité à Dieu, bien sûr.

César lui-même doit rester à ton service, Seigneur, et non prendre ta place.