N’ayons pas peur d’être des saints


Comme les objets usuels se défraîchissent à mesure que nous nous en servons, les mots les plus religieux finissent par tomber dans le banal. Ainsi en va-t-il de la « Sainteté », devenue terme de calendrier ou de fleuriste, voire d’organisateur de kermesse patronale…

Par-delà cette utilisation, il y a des sous-entendus peu encourageants

« saint », cela fait quelque peu maussade, ou pieusard, voire bondieuserie. Ou bien, au contraire, on songe au héros musclé qui ne connaît aucune défaillance, à l’aventurier intrépide qui n’a jamais eu de vie quotidienne, à l’extatique gratifié d’états d’âme et de suavités spirituelles constantes. Dans tous les cas, cela n’arrive qu’aux autres, malheureusement… ou heureusement!

Mais la fête de la Toussaint fait barrage à de telles interprétations, puisqu’elle honore des saints tellement ordinaires qu’ils n’ont même pas été remarqués, sinon par leurs proches… et encore pas toujours, y compris au Carmel de Lisieux !

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