L’Agneau et le Pasteur


« Le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui. »

Oui, il viendra dans sa gloire, lui qui est « ressuscité d’entre les morts pour être parmi les morts le premier ressuscité.   (…)  Il se mettra lui-même sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous ». Son visage sera-t-il celui de ce beau Christ que Michel-Ange a peint sur le mur de la chapelle Sixtine, à Rome ?   Beau et d’autant plus effrayant qu’il semble indifférent au sort de ceux qui s’en iront « au châtiment éternel ». Pourtant, s’il s’identifie aux pauvres, aux petits, aux déshérités de notre terre, ne porte-t-il pas aussi en lui-même le terrible dénuement des cœurs sans amour ? « Il a pris sur lui notre péché. »  Notre péché et notre dureté de cœur. Le visage de ce beau Christ, notre Juge, est aussi celui de la Sainte Face.

En ce dimanche nous fêtons le Christ, roi de l’univers.

À notre époque un tel titre peut paraître ronflant, on pourrait presque imaginer Jésus en super héros, sauveur de notre planète. Mais Jésus est roi de l’univers tout d’abord en tant que créateur du monde, et donc de l’univers. Tout vient de lui, tout doit lui revenir. Au-delà d’un aspect de possession, ceci doit surtout nous rendre attentifs à l’univers et donc au monde qui nous entoure. Tout ce dont nous disposons nous est donné par Dieu, ne l’oublions jamais. Et tout ce que nous faisons, en bien ou en mal, c’est à lui et à sa création que nous le faisons.

Voilà d’ailleurs le cœur de la parabole d’aujourd’hui : « chaque fois que vous avez accueilli, nourri ou visité l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Le Christ est roi, mais pas un roi de ce monde comme il le rappela à Pilate. Son royaume est céleste. Il est ouvert à tous ceux qui agissent pour les affamés, les assoiffés, les exclus de tout genre, les malades, les prisonniers (et oui !) et pourquoi ? Parce que son royaume est celui de l’Amour. Cet amour est radical, il ne fait pas dans la demi-mesure. Mépriser le pauvre, c’est mépriser le Christ. Rejeter l’étranger en l’accusant en plus de nos propres manquements sociaux et d’intégration, c’est rejeter Dieu en personne. Traiter de voyous des personnes que vous avez ghettoïsées durant des dizaines d’années, allant jusqu’à priver les associations de soutien, et jouer aux étonnés lorsque la colère et le trop-plein de souffrance éclatent, c’est irresponsable et contraire au commandement d’amour de Dieu. Cependant, laisser la violence se développer n’est pas non plus ce que souhaite le Christ, l’éducation au respect fait parti de l’apprentissage à l’amour.

Bon dimanche et célébrons ce roi d’Amour en aimant comme lui aime l’humanité entière.

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