II était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière


Les promesses de lAncien Testament alimentaient lespé­rance de la venue du Messie, mais elles nétaient pas très claires. Certaines sappuyaient sur les derniers versets du prophète Malachie : «Voici que je vais vous envoyer Élie, le prophète, avant que ne vienne le Jour du Seigneur, jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères vers leurs fils et celui des fils vers leurs pères » (Ml 3, 23-24). Il y avait aussi, dans le livre du Deutéronome, cette promesse : « Dieu dit à Moïse : Cest un prophète comme toi que je leur susciterai au milieu de leurs frères ; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il dira tout ce que je lui ordonnerai » (Dt 18, 18). Très certainement, une telle phrase était considérée comme lune des annonces du Messie. Or le per­sonnage de Jean-Baptiste attirait manifestement les foules. Qui sait ? Il était peut-être le Messie lui-même ? Ou bien Élie revenu sur terre ?

Mais il ne se laissait pas griser par son succès : il nétait quune simple voix. Doù sa fermeté à détromper ceux qui le prenaient pour le Messie : « Je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »

Et l’évangéliste précise : « Cet homme nétait pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. » Un peu plus loin, dans ce même évangile de saint Jean, c’est Jésus lui-même qui dira : «Jean-Baptiste fut la lampe qu’on allume et qui brille » (Jn 5, 35). Jean-Baptiste était la lampe, il n’était pas la lumière elle-même.

Il semble que, par la suite, il n’était pas inutile de mettre les choses au point pour les lecteurs de l’évangile, car on sait par ailleurs que les disciples de Jean-Baptiste ont parfois pris ombrage du succès croissant de Jésus et que, plus tard, parmi les premiers chrétiens, certains auraient eu tendance à s’attacher davantage à la mémoire de Jean-Baptiste qu’à celle de Jésus-Christ.

Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe.

Une fois par an, à Babylone, au temps de l’Exil, on célébrait la grande fête du dieu Mardouk et, à cette occasion, les escla­ves juifs devaient faire des travaux de terrassement : com­bler les ravins, abaisser les collines et de simples chemins tortueux faire damples avenues. Tout cela pour préparer la voie triomphale par laquelle devait passer le cortège, roi et statues de l’idole en tête ! Pour ces juifs croyants, cétait l’humiliation suprême et le déchirement intérieur. Alors Isaïe, chargé de leur annoncer la fin prochaine de leur escla­vage à Babylone et le retour au pays, leur avait dit : cette fois, c’est dans le désert qui sépare Babylone de Jérusalem que vous tracerez un chemin. Et ce ne sera pas pour une idole païenne, ce sera pour vous et votre Dieu en tête ! Jean-Baptiste reprend résolument cette prophétie Isaïe pour annoncer la venue du Christ au milieu des siens.

                                                     Fiche biblique « Panorama »

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