2 février: présentation de Jésus au temple


Le récit de la naissance de Jésus est déconcertant. Selon Luc, Jésus est né dans un village où il n’y a pas de place pour l’accueillir. Les bergers ont dû le chercher dans tout Bethléem jusqu’à ce qu’ils le trouvent dans un endroit isolé, couché dans une mangeoire, sans autre témoin que ses parents.

Apparemment, Luc ressent le besoin de construire un deuxième récit dans lequel l’enfant soit sauvé de l’anonymat pour être présenté publiquement : Quel meilleur endroit que le Temple de Jérusalem pour que Jésus soit accueilli solennellement comme le Messie envoyé par Dieu à son peuple ?

Mais, encore une fois, le récit de Luc va être déconcertant. Lorsque les parents s’approchent du Temple avec l’enfant, les grands prêtres et les autres chefs religieux ne sortent pas à leur rencontre. Dans quelques années, ce seront eux qui le livreront pour être crucifié. Jésus ne trouve pas d’accueil dans cette religion sûre d’elle même et qui oublie la souffrance des pauvres.

Les maîtres de la Loi qui prêchent leurs « traditions humaines » dans les parvis de ce Temple ne viennent pas non plus le recevoir. Quelques années plus tard, ils rejetteront Jésus pour avoir guéri les malades en violant la loi du sabbat. Jésus ne trouve pas d’accueil dans des doctrines et des traditions religieuses qui n’aident pas à mener une vie plus digne et plus saine.

Ceux qui accueillent Jésus et le reconnaissent comme Envoyé par Dieu sont deux personnes âgées de foi simple et de cœur ouvert qui ont vécu leur longue vie en attendant le salut de Dieu. Leurs noms semblent suggérer qu’il s’agit de personnages symboliques. Le vieil homme s’appelle Siméon (« Le Seigneur a entendu »), la vieille femme s’appelle Anne (« Don »). Ils représentent tant de personnes de foi simple qui, dans tous les peuples de tous les temps, vivent avec leur confiance placée en Dieu.

Tous deux font partie des environnements les plus sains d’Israël. Ils sont connus sous le nom de « Groupe des pauvres de Yahvé ». Ce sont des gens qui n’ont rien d’autre que leur foi en Dieu. Ils ne pensent ni à leur fortune ni à leur bien-être. Ils n’attendent de Dieu que la « consolation » dont son peuple a besoin, la « libération » qu’il cherche génération après génération, la « lumière » qui éclairera les ténèbres dans lesquelles vivent les peuples de la terre. Maintenant, ils sentent que leurs espoirs se réalisent en Jésus.

Cette foi simple qui attend de Dieu le salut définitif est la foi de la majorité. C’est une foi peu cultivée, qui s’exprime presque toujours par des prières maladroites et distraites, qui est formulée dans des expressions peu orthodoxes, qui s’éveille surtout dans les moments difficiles de détresse. Une foi que Dieu n’a aucun problème à comprendre et à accepter.

Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur : Carlos Orduna, csv

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