D’entrée de jeu


D’entrée de jeu, Jésus s’affiche comme celui qui chasse le malheur et la maladie. Et, pour qui sait lire, cela signifie en clair que le temps du salut est arrivé. Car, face aux nombreux malheurs qui s’abattent sur les hommes, les prophètes ont toujours annoncé qu’un jour, enfin, l’humanité connaîtrait le bonheur. Isaïe par exemple : « En ce jour-là, les sourds entendront la lecture du livre et, sortant de l’obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront » (Is 29, 18). Et encore : « Alors les yeux des aveugles verront et les oreilles des sourds s’ouvriront. Alors, le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie » (Is 35, 5-6). À tel point que lorsqu’on se demandait sérieusement si Jésus avait quelque chance d’être le Messie, c’était de ces signes-là qu’il était question. Aux envoyés de Jean-Baptiste l’interrogeant sur sa mission (« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »), Jésus répondra : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » (Mt 11, 4-6).

La Bonne Nouvelle, la voilà à l’œuvre en quelque sorte. Aussitôt que Jésus l’a fait lever, la belle-mère de Pierre se met à les servir : le vrai bonheur dans la vie est de pouvoir librement se mettre au service de ses frères.
Les récits de guérison chez Marc sont la preuve que les temps nouveaux sont d’ores et déjà commencés.
En même temps, nous avons une réponse à la question si souvent posée : la souffrance a-t-elle une valeur en soi ? Une réalité s’impose : si la souffrance était bonne en soi, Jésus n’opérerait pas toutes ces guérisons !
Il proclamait la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues.

Pourquoi Marc parle-t-il de « leurs synagogues » ? S’il écrivait son évangile en Palestine, à l’époque de Jésus ou dans un délai très bref, il dirait simplement : « Jésus proclamait la Bonne Nouvelle dans les synagogues. » L’expression « leurs synagogues » introduit une distance. Est-elle d’ordre historique ou géographique ? On ne peut formuler que des hypothèses. On suppose généralement que Marc a écrit son évangile pour une communauté chrétienne de Rome, bien loin des usages juifs de la Palestine et à une époque où le fossé s’était creusé entre les juifs et les chrétiens.
On peut en déduire également que Jésus fréquentait habituellement la synagogue les jours de sabbat. On dirait aujourd’hui qu’il était pratiquant. Plus profondément, puisque le peuple juif était le peuple élu, il s’est d’abord adressé à ses frères dans la foi pour leur annoncer que les temps nouveaux étaient arrivés. « Tout le monde te cherche », dira Pierre. On a envie de dire : « Si seulement… » !                                                      Fiche biblique « panorama »

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