Nous avons tracé une marge dans la page de notre vie


Nous avons tracé une marge dans la page de notre vie. A droite, là où il y a le plus de place pour s’épanouir, les gens normaux, comme vous peut-être…, comme moi certainement.A gauche, dans la marge, tous les lépreux. Les chômeurs, car chacun en connaît au moins un qui en profite. Les habitants des pays de la faim, à qui nous envoyons de temps en temps un peu d’argent ou un camion de vivres, mais on ne va pas s’appauvrir pour les enrichir. Les étrangers, car ils ne sont pas comme tout le monde. Les pauvres. Dans la marge ! De l’autre côté de la ligne que les bien portants ont tracée pour se protéger.

Mais un jour, un de ces lépreux a passé la ligne sans crier gare. Et l’étonnant s’est produit. Ce n’est pas le bien portant qui fut malade. Mais le malade qui devint bien portant. Ce n’est plus la maladie qui est contagieuse, mais la santé.

Mais Jésus l’avait touché. II s’était compromis. Il avait pris parti pour lui. II s’était sali les mains. Et, à partir d’alors, il fut rejeté dans la marge. Au point qu’il ne lui était plus possible d’entrer ouvertement dans une ville. Chez les gens normaux. Car ce n’est jamais sans danger que l’on nie la marge… Mais, de partout, on venait à lui.

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