L’EVANGILE AU PRÉSENT JEAN 12,20-33


Aux villageois affamés du Sahel se pose souvent un problème crucial: consommer un sac de blé ou le « perdre » en confiant les grains à la terre? L’évangile de ce dimanche, à travers la parabole du grain de blé qui meurt pour fructifier, nous place devant cette question: Faut-il accepter de « perdre » quelque chose ou de « se perdre » soi-même pour « gagner » et réussir sa vie ?

Jésus a gagné la vie

Cette affirmation peut sembler paradoxale : sa mort sur la croix présentait toutes les apparences d’un échec. Pourtant, il compare sa Pâque à l’aventure du grain qui meurt pour porter du fruit. Il a accepté de tout perdre, au sens où cet abandon signifie donner et se donner.

Aux Grecs qui veulent le rencontrer, Jésus présente la « gloire » de son Heure: « Il s’est dépouillé,… il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé… » (Ph 2, 7-9).

Jésus, totalement donné au Père et aux hommes, a « gardé sa vie » glorifiée par sa Résurrection. Il a aussi « gardé » la nôtre, comme l’exprime la lettre aux Hébreux: « Ainsi conduit à sa perfection, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, cause du salut éternel. » Le chemin pascal du Christ a été un chemin de fécondité infinie.

Réussir notre vie

C’est l’enjeu fondamental. Nous savons que c’est une chance unique! On peut rechercher la réussite sur plusieurs plans: éducation, formation, profession; famille, pouvoir, notoriété, etc. Une des préoccupations principales des parents est d’assurer le succès de leurs enfants. Mais il n’y a pas que cela.

Souvent, sur le deuxième versant de notre âge (que nous ne pouvons d’ailleurs pas mesurer avec certitude), il arrive que nous nous demandions: « Qu’ai-je fait de ma vie? »

« J’ai raté ma vie! », confiait un jour quelqu’un, qui avait pourtant construit une belle vie professionnelle et familiale. Il pensait ne pas avoir assez donné de lui-même. A mi-parcours approximativement, il avait l’impression d’avoir gaspillé ses chances. Il est vrai qu’en ne voulant rien risquer ou « perdre » dans le don de soi, on va vers le vide d’une vie.

Par contre, d’autres trouvent leur épanouissement et leur bonheur à faire celui de leur prochain ; leur vie est d’une extraordinaire richesse. Les saints en sont le plus bel exemple.

« Nous voudrions voir Jésus! » Regardons-le, Don total faisant jaillir la vie éternelle! Suivons-le pour mieux comprendre que seule une vie donnée est féconde.

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