Je t’ai fait sortir du pays d’Egypte


La Loi dictée par Dieu à Moïse au Sinaï comporte un préambule suivi d’une série de prescriptions tantôt positives, tantôt négatives. Comme dans tout ensemble législatif, c’est le préambule qui donne le ton : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclavage. » Voilà ce qui justifie tout le reste, ce qui donne sens à tout le reste. Voilà aussi ce qui fait la spécificité d’Israël en ce domaine. C’est le même Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage en Egypte et qui lui apprend désormais les règles élémentaires de la vie en société pour apprendre à vivre en hommes libres.

Je suis un Dieu jaloux

En même temps qu’il se définit comme libérateur de son peuple, Dieu se décrit comme « jaloux ». Et à quel propos est employé ce mot qui appartient généralement au vocabulaire amoureux ? A propos des autres divinités potentielles. L’interdiction de tout autre culte est exprimée avec force. « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole. » Cela veut dire que toute idolâtrie est une danger pour notre liberté ; or Dieu est jaloux de notre liberté, tout simplement parce qu’il nous aime ; il veut nous garder libres, pas pour lui, mais pour nous-mêmes. Parce qu’il est le seul Dieu et qu’il nous aime, il ne peut supporter de nous voir nous égarer sur des fausses pistes. Concrètement, la première forme d’idolâtrie s’est manifestée bien souvent en Israël par le culte rendu à des images ou des statues. ler psaume 113 (115) développe une sévère mise en garde : « Leurs idoles (sont) or et argent, ouvrages de mains humaines. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas, des narines et ne sentent pas. Leurs mains ne peuvent toucher, leurs pieds ne peuvent marcher, pas un son ne sort de leur gosier. » Une telle diatribe laisse supposer que la tentation d’idolâtrie fut longtemps présente, mais dit bien en même temps en quoi constitue le danger : Dieu seul est notre appui, en lui seul nous devons mettre notre confiance, tout autre culte est un leurre.

Tu n’auras pas autres dieux que moi

Si le danger des idoles est d’annihiler notre liberté, il faut bien admettre que nous nous en fabriquons parfois encore : car une idole peut prendre une autre forme qu’une image ou qu’une statue : c’est ce qui occupe notre temps ou notre cœur au point de faire de nous ses esclaves : ce peut être une secte, mais aussi une drogue, l’argent, la télévision, voire même un jeu ou tout autre occupation qui finit par remplir le champ de nos pensées au point de nous faire oublier tout le reste. Et sans que nous y prenions garde, nous nous barrons nous-mêmes le chemin du vrai bonheur : « C’est le Seigneur qui est Dieu, en haut dans le ciel et en bas sur la terre : il n’y en a pas d’autre. Garde ses lois et ses commandements que je te donne aujourd’hui pour ton bonheur. » (Dt 4.39).

                                                                                                        Panorama

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