Puisqu’il leur dit de la faire manger…


« Puis il leur dit de la faire manger » : on n’allait quand même pas laisser mourir de faim cette rescapée de la mort, qui s’était remise à marcher ! Tel est bien le souci constant de Dieu : quand le peuple avait échappé aux flots de la Mer Rouge, il ne l’a pas abandonné affamé dans le désert, mais il l’a nourri de la manne, que les Hébreux ont reconnue comme un pain du ciel, c’est-à-dire : un don direct de Dieu. Après sa Pâque, Jésus agit encore de la même manière : après avoir relevé ses disciples de leurs échecs, il leur a procuré la nourriture, pour la grande mis­sion qu’il leur confiait (récit de la pêche et du repas prépa­ré par Jésus ressuscité, Jean 21,5-13).

Et de nos jours, dans la vie de son Église, Dieu n’agit pas autrement : dès que nous avons passé par l’eau du bap­tême, il fait déjà retentir l’invitation à la table de l’eucha­ristie. Car si Dieu nous offre son souffle de vie, son Esprit, sa propre vie, il veille aussi à l’entretenir, en nourrissant son peuple par le pain rompu et le vin versé, corps et sang de Jésus-Christ. Ainsi le baptême dans l’Esprit conduit nécessairement à l’eucharistie.

Nous ne pouvons nous relever seuls du gouffre du mal ni avancer seuls sur le chemin de la vie. Dieu le sait. Il ne se contente pas de nous appeler. Par son Fils Jésus il se laisse même toucher par nos misères humaines et nous saisit la main, pour nous lancer sur la route. Tout cela, il l’a fait directement, sans intermédiaire, pour la malade qui cher­chait à l’approcher et pour la jeune fille morte. Tout cela, il continue de le faire dans son Eglise, cette fois par l’inter­médiaire de proclamations, de signes et de mains humaines, devenues membres de son Corps.

Toute l’action de Dieu est une entreprise de vie. Dans une humanité cernée par la mort, Dieu fait retentir sa Parole de vie. Par les prophètes il l’a révélé explicitement : il n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants, il a créé l’homme pour une existence impérissable (1ère lecture). Il le manifeste encore plus clairement par son Fils Jésus, qui guérit et relève ces deux femmes, pour qu’elles puissent donner la vie : la malade, mutilée par les hémorragies, et la jeune fille, alors proche du mariage, mais que la mort avait terrassée.

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