L’ÉVANGILE AU PRÉSENT        JEAN 6, 41‑51


Dans toutes les civilisations, la nourriture occupe une place importante dans la culture ou la religion. « Le pain, c’est sacré! », disaient nos grands‑parents en faisant une croix sur la miche avant de l’entamer. Le pain est omniprésent dans la Bible et l’Évangile jusqu’à devenir, par le Christ, symbole et réalité de vie éternelle.

Pain de route

Le prophète Elle était vidé, physiquement et moralement. Dégoûté de la vie, il se laissait mourir sur le bord du chemin. Un pain et une cruche d’eau déposés près de lui vont lui rendre ses forces. Il marche ensuite « quarante jours et quarante nuits » jusqu’à son rendez‑vous avec l’Éternel.

Qui d’entre nous ne connaît pas ces heures de découragement? Dieu nous rejoint alors mystérieusement. Sa Parole est un pain de route. L’Évangile est un pain de marcheurs!

Encore faut‑il prendre le temps d’en goûter la saveur. Quand j’étais enfant, ma grand‑mère me disait: « Ne mange pas si vite, cela ne te fait pas de bien! »… Notre civilisation pressée, friande de fast‑food à tous points de vue, ne nous prépare pas à savourer les Écritures, à les mâcher et les ruminer!

Pain de vie

Lors de la multiplication des pains, les gens avaient sans doute cru que Jésus venait réitérer le don de la manne. Jésus leur rappelle que la merveilleuse nourriture journalière de leurs ancêtres de l’Exode ne les a pas empêchés de mourir.

Désormais, la manne a un autre nom: Jésus Christ « le Pain de la Vie! » Il se donne comme aliment de vie éternelle, plus indispensable encore que le pain quotidien.

A la table du Seigneur, nous mangeons le Pain de son Corps ressuscité. Elle est un viatique qui nous fait passer la mort. Communier est un geste de survie pour l’éternité.

Pain de frère

Qui était donc cet « Ange du Seigneur » venu approvisionner Elle? Dieu lui‑même? Un être céleste? Un messager humain compatissant? En tous cas, nous reconnaissons là un geste fraternel qui redonne vie. Donner à manger à l’affamé d’ici ou d’ailleurs, c’est être pour lui la main de Dieu.

En recevant le Corps du Christ dans la communion eucharistique, nous mangeons le Pain du don de soi. « Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée… » Communier en vérité fait de nous des femmes et des hommes donnés. Ce Pain d’amour du Seigneur nous transforme en pain pour les autres, un pain tendre, un pain nourrissant de vérité, d’amour et de foi.

Un ami prêtre avait fait imprimer sur ses images d’ordination « Être pour les autres comme un pain que l’on partage! »

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