Points de repère pour un échange


Difficile pour des adultes, ce texte l’est plus encore pour des enfants ! Nous avons pris le parti de le simplifier en regroupant les trois allusions aux sources du péché (main, pied, œil) et en évitant les notions compliquées (géhenne) ; rien n’empêche de laisser de côté certaines de ces phrases qui peuvent troubler les enfants sans leur apporter vraiment quelque chose.

Etre « pour le Christ », c’est s’ouvrir complètement à lui et le laisser agir en nous : ce n’est pas de la passivité, car il n’agit ni contre nous ni à notre place et laisse notre liberté entière. Mais c’est alors, à travers les actes les plus insignifiants de la vie (donner un simple verre d’eau), lui ouvrir la porte de nos cœurs. Ainsi, faire le bien ne nécessite pas la référence explicite à l’Eglise : faire le bien, c’est être pour le Christ et c’est un rempart contre le mal, qu’on soit chrétien ou non. Jean le découvre ainsi : Jésus ne se laisse pas emprisonner dans un groupe, fût-ce celui de ses disciples ou son Eglise !

Jésus est clair sur le respect des petits : les faire tomber, de quelque manière que ce soit, n’est pas puni, mais provoque pour le coupable un malheur tel qu’être noyé avec une pierre énorme au cou est un sort encore plus enviable ! Il ne faut pas prendre les images au pied de la lettre mais montrer que Jésus ne transige pas : ceux qui sont faibles et sans défense (notamment les enfants) ont droit à un infini respect.

Jésus ne demande évidemment pas de nous mutiler si quelque chose en nous nous entraîne au mal, mais veut attirer notre attention sur le respect que nous devons à nous mêmes : notre corps est temple de l’Esprit, nous devons l’élaguer de tout ce qui nous empêche de l’accueillir en vérité. A noter (pour les adultes…) que l’évocation du pied désigne évidemment l’organe de la marche mais aussi métaphoriquement le sexe.

A notre époque où notre regard change envers les handicapés, il est bon que les enfants prennent déjà conscience qu’un corps mutilé ou malformé, un esprit limité ou un handicap ne diminuent pas en nous la présence de Dieu. Notre corps, quelle que soit son apparence, est le support de notre vie divine.

Nous n’avons pas utilisé les termes d’enfer ou de « géhenne » ; à chaque animateur de sentir ce qu’il peut dire aux enfants qui sont en face de lui, sans les troubler. A noter que le mot géhenne vient du nom du ravin de Gé-Hinnon, qui était le dépôt d’ordures de Jérusalem à l’époque du Christ : un endroit où la vermine grouille et où le feu couve en permanence…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :