un seul Dieu tu adoreras


Si le thème de l’enfant, de l’enfance, ne l’emporte à Noël, c’est l’adoration qui devrait prévaloir ce jour de l’Epiphanie. Il est vrai que le contenu du mot « j’adore » est aujourd’hui très dévalorisé. Adorer Dieu est pourtant l’attitude première des croyants : « Un seul Dieu tu adoreras… »

L’adoration n’a rien à voir avec un agenouillement d’esclave. Quand les mages tombent à genoux devant l’enfant, ils ne se sentent pas diminués, la vénération qui est dans leur cœur les grandit humainement. Or, comme l’écrivait Teilhard de Chardin, « plus l’homme deviendra homme, plus il sera en proie au besoin d’adorer. »

La prophétie d’Isaïe l’annonce au Peuple de Dieu : « Elle est venue ta lumière et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi ». Ce n’est pas seulement Jérusalem qui est resplendissante, ce sont toutes les ethnies de la terre qui sont associées à l’héritage divin. L’Epiphanie est le signe de cet élargissement à toute l’humanité, de l’Alliance première offerte par Dieu à Israël. Et nous formons ensemble ce corps du Christ dans le temps et l’espace, et dans l’éternité !

Ce dimanche de l’Epiphanie fait le tri entre les savants : ceux de Jérusalem qui savent mais n’en tirent aucune conséquence, enfermés qu’ils sont dans leurs livres » sacrés, et ceux de l’Orient qui cherchent et s’inclinent avec joie devant le Très-Haut. Et « l’Enfant et sa Mère » ne sont-ils pas la meilleure représentation humaine de l’Amour qui est Dieu même ?

L’Epiphanie est aussi un dimanche pour ceux qui marchent vers Dieu, vers leur « horizon », même s’ils ne le nomment pas… La marche dans sa simplicité (à la portée de tous) est un signe de la démarche spirituelle : pour avancer, il faut être éveillé, il faut se tenir debout, il faut suivre d’autres chemins que ceux des déplacements quotidiens. C’est cela sans doute qui fascine les pèlerins de St Jacques de Compostelle. Et ils connaissent la joie d’être fidèles à leur étoile intérieure !

La Mages repartent « par un autre chemin ». Ce n’est pas seulement par crainte d’Hérode et de son hypocrisie, c’est parce qu’ils n’ont plus besoin de Jérusalem ni de son Temple : ils pressentent qu’on adore Dieu partout, en esprit et en vérité. D’autres religions nous apprennent cela aujourd’hui. Mais à nous, l’Esprit-Saint fait mieux connaître l’Enfant et sa Mère

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