L’âne avait tout dit


L’âne est mentionné quatre fois, lors de l’entrée de jésus à Jérusalem, au jour des Rameaux. Comme s’il était le personnage principal, après Celui qui est assis sur son échine ! Pourquoi tant insister sur cet âne trotte‑menu ?

Il y avait, bien sûr, l’oracle des prophètes dont il fallait montrer l’accomplissement. Mais le choix était très significatif. On en avait vu des grands personnages, des rois, des chefs de guerre faire leur entrée dans Jérusalem, mais c’était sur des chars ou des chevaux qu’ils s’avançaient au‑dessus de la foule. Le cheval symbolisait la puissance, le commandement et la force, tandis que l’âne n’était que paix, douceur et patience.

Il avançait, le pauvre animal, en marchant sur les vêtements dont les gens faisaient devant lui une jonchée triomphale. La foule des disciples acclamait le Roi qui vient au nom du Seigneur ! Attention à ce mot « Roi » que les Romains n’aiment pas entendre. « Arrête tes disciples », disent quelques Pharisiens à jésus. Et lui de leur répondre : « S’ils se taisent, les pierres crieront ».

L’âne, lui, ne disait rien ou plutôt il disait tout en son silence. Non ! Jésus n’était pas le roi et le triomphateur que beaucoup voulaient mettre sur le pavois. Et la foule versatile allait bientôt l’abandonner. Que devint l’âne, une fois remplie sa mission ?

Gérard BESSIERE

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