Ces derniers dimanches de l’année liturgique C…


Et, ces derniers dimanches de l’année liturgique, nous attendons l’Fnfant‑Dieu, signe de la tendresse du Père. Ne pas en rester, donc, à l’apparence des événements, souvent catastrophiques, niais à vivre dans l’espérance, le courage et le travail quotidien.

«Tous les arrogants seront de la paille», est‑il annoncé au livre de Malachie. Marie dans son cantique Magnificat dira, elle aussi: «Le Seigneur disperse les orgueilleux.» Pour admettre ces textes, qui n’ont rien d’évident dans l’expérience quotidienne, il faut percevoir le renversement des valeurs chez des croyants sincères. Pour un chrétien, l’arrogance (laisse tomber, c’est de la brique), n’est qu’une façade ténébreuse que la lumière de la vérité «dissipera». Dans la voie de l’orgueil, il n’y a aucune paix du coeur Le superbe (au sens d’orgueilleux) ne connaît que le mépris, il est inhumain, absolu. II est à l’opposé de l’Emmanuel, qui vient humblement partager la vie des pauvres, des petits.

En tout ce qui affiche une grandeur d’apparence, une beauté contraignante, jésus, dans le texte d’aujourd’hui de l’évangile selon saint Luc, ne voit aucune image de Dieu. Certes, on peut admirer la splendeur de nos temples, cathédrales et basiliques, mais à condition de ne pas oublier que l’adoration véritable est celle du coeur et de l’esprit. Nous le savons bien, ce qui fait une paroisse, une communauté chrétienne vivante, ce ne sont pas les pierres de l’église, mais ces «pierres vivantes» que sont les membres du Peuple de Dieu. Si la confiance est inscrite au plus profond, l’édifice spirituel ne pourra être détruit par aucune révolution, par aucune menace, fût‑elle terroriste. Et c’est pourquoi, dans l’Esprit‑ Saint, le croyant ne doit avoir peur de rien, ni de personne. Ils sont sans pouvoir définitif, ceux qui font des annonces frauduleuses (le Christ revient !), comme ceux qui attaquent les justes en justice. «Je serai, l’Esprit‑Saint et moi, nous serons vos défenseurs». Mais il peut se faire que nous ne soyons l’objet d’aucune attaque parce que trop intégrés aux valeurs de ce monde, ou trop insignifiants, trop peu témoins !

«Travaillez dans le calme pour manger le pain que vous aurez gagné». Cette recommandation de l’apôtre Paul dans sa 2ème lettre aux Thessaloniciens s’adressait à des chrétiens qui attendaient tellement le retour imminent du Christ qu’ils jugeaient superflu de travailler. Aujourd’hui, beaucoup de ceux qui voudraient travailler sont devenus chômeurs, tandis que beaucoup d’autres travaillent au delà du raisonnable, parfois seulement pour améliorer profit ou salaire. Et dans de nombreux pays, le travail ne permet pas de gagner le pain quotidien pour la famille. Dans notre civilisation du loisir, la valeur travail est souvent méconnue. Pourtant, c’est le travail qui permet aux humains de se tenir debout devant leurs concitoyens, pour lesquels ils exercent un service utile. Et c’est par le travail de tous que grandit l’univers devant Dieu.

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