Noël est tout proche.


Les signes de la fête ne nous manquent pas : les marchés se multiplient, les villes s’illuminent, les commerces regorgent de clients…Et voilà qu’à travers le livre d’Isaïe, ‑ comme c’est étrange ! ‑ le Seigneur nous fait dire aujourd’hui : «Demande pour toi un signe !» Mais, nous le savons, le signe qui nous est donné n’est pas une action redoutable, ni un merveilleux prodige. Sans toujours nous l’avouer, c’est souvent ce que nous, attendons : un petit miracle pour nous, qui évacuerait tous nos doutes. La réponse du Seigneur est discrète une gestation, un accouchement et un enfant… Mais cet enfant porte le nom magnifique d’Emmanuel, «Dieu avec nous». Le silence du Très‑Haut n’est plus. Son regard ne vient plus de cieux lointains. Le vagissement de l’Enfant‑Dieu va remplir l’univers. Il va se faire entendre au plus profond de notre conscience. Présence parmi nous d’un frère qui est le Fils du Béni !Méditer cette présence, c’est trouver la source de toute joie, au‑delà de la fête familiale, au‑delà du sourire enchanteur des enfants… L’humanité peut aimer et être aimée puisque Dieu s’est mis à notre niveau. Le père des cieux (la Trinité Sainte), a décidé de combler le décalage entre la divinité et l’humanité. Il se fait l’ami des hommes. Tout le christianisme est là, dans l’humble venue à Bethléem, dans le refus de s’en tenir à la Toute‑Puissance, dans un rêve divin de partager la condition des hommes pour que nous partagions la joie de l’Eternel.L’évangile de Matthieu met en scène Joseph, l’époux de Marie. C’est lui qui est chargé de donner un nom à cet enfant (ce sera d’ailleurs le seul mot prononcé par cet homme discret, secret, selon les évangiles). Joseph a obéi à l’ange, il donne à l’Emmanuel, le nom de jésus, c’est à dire en hébreu «Dieu sauve». Pourquoi l’époux de Marie est‑il si peu honoré dans nos églises ? Singulière destinée de cet homme qui a protégé et aimé Marie, qui a protégé et aimé jésus, dont les yeux, au moment de son passage par la mort, ont été fermés par le Fils de Dieu et par la mère du Christ ! Il continue à protéger et aimer l’Eglise…

Jésus veut donc dire «Dieu sauve». Le salut que le Christ apporte n’est pas une quelconque réparation pour compenser l’outrage fait à l’honneur de Dieu lors du péché originel ! Où peut‑on lire cette interprétation (insoutenable) dans l’évangile de Noël ? «Gloire à Dieu ! Paix aux hommes ! Dieu nous aime !» Le salut pour nous est dans la foi confiante qui, aux jours de peine comme aux jours de bonheur, nous assure que nous sommes aimés du Père. L’apôtre Paul aujourd’hui nous dit que nous sommes les «bien‑aimés» du ciel, là où nous vivons, dans cette Eglise locale qui est nôtre

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