Quand vient la nuit de Noël


Quand vient la nuit de Noël, on a parfois le goût de reculer dans le temps pour retrouver l’atmosphère de son enfance. C’est tellement beau, le Noël des enfants! Il suffisait de quelques cadeaux pourtant bien transitoires, un peu de musique sur disque, une tête de sapin décorée, et tout se transformait. La maison s’illuminait. Au dehors, même la neige et le froid semblaient revêtir un aspect mystérieux, presque féerique.

En fait, hier comme aujourd’hui, il s’agit de fêter un événement extraordinaire :  Dieu a épousé l’humanité. Et dans ce mariage unique, quelque chose d’inouï vient de se produire. Dieu et l’humanité, comme de nouveaux époux, se sont donnés ensemble un enfant: Jésus est à la fois le Fils de Dieu et le Fils de Marie: un petit enfant sur de la paille, désarmé comme il le sera plus tard sur la croix, un Dieu fragile comme un nouveau-né. Pourtant, il n’y a pas moins de force et d’amour dans cet enfant fragile que dans tous les peuples de la terre. Cet enfant est lui-même le don de Dieu aux nations; il est le don de l’amour fait à l’ensemble des nations.

Lorsque Dieu parlait autrefois à Moïse sur le Sinaï, au milieu des éclairs, les hommes s’écrasaient de terreur. Ici, il n’y a plus que la grâce et le regard d’un enfant. Du coup tombent toutes nos misères, toutes nos divisions et nos rancunes car, au milieu de nous, vient de naître l’amour.

Marie est là qui reçoit son Dieu et qui le donne tout à la fois. Le boeuf et l’âne, bien avant les humains, s’appliquent à lui offrir un peu de chaleur. Des passants défilent, sans doute trop absorbés par leurs affaires et les soucis de la vie pour s’arrêter devant un enfant qui leur semble en tout pareil aux autres.

Ce sont les pauvres, des bergers qui ont quitté leurs moutons, qui accourent pour voir cet événement. Des mages sont venus de loin. Chercheurs de Dieu, ils ont longtemps cherché et peiné pour déchiffrer un signe dans le ciel. De leur côté, Anne et Siméon, deux grands priants, ont reconnu le salut des nations. Tous deux dociles, intérieurement disponibles et toujours à l’écoute, ils ont reconnu le don de Dieu.

Un enfant nous est né! Un Fils nous est donné! Cet Enfant, c’est Dieu qui soutient l’univers. Dans son regard se reflète la Trinité. Le Père n’a de regard que pour lui! Tout son amour est pour lui!
En cette nuit de Noël, nous pouvons encore une fois nous demander: “Où sont nos rêves d’enfants?” Le Prince de la Paix est-il vraiment entré chez nous avec sa beauté, sa justice et son amour? Chaque jour, on entend encore parler de bruits de guerre, de famines, de prises d’otages, de sous-développement. Mais où sont nos rêves d’enfants?
On réclame souvent la paix, à condition d’abattre d’abord l’ennemi. On invoque souvent la justice, mais surtout pour défendre ses intérêts personnels. La vérité est plus souvent utilisée que servie. Et qu’est-ce qu’on ne ferait pas souvent de l’amour?

Pourtant, la promesse de Dieu est toujours la même. Sa parole est encore proclamée aux quatre coins de la terre. Il n’en tient qu’à nous de lire cette parole pour que Noël se réalise une fois de plus en chacun et en chacune d’entre nous.

Les premiers représentants de l’humanité, Marie et Joseph accueillent la lumière dans leur foyer. Marie ne comprend pas tout: elle nous ressemble en ce qu’elle médite les événements dans son coeur. Mais humble et attentive, elle réalise pleinement les projets de Dieu sur elle et elle les accueille: “Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.”

De son côté, Joseph, l’homme juste, répond aux moindres signes qu’il perçoit de la part de Dieu. Sans perdre un instant, il le lève, il part, il revient selon les désirs captés en son âme et conscience, dans la force de l’amour. Et Jésus est entré dans leur vie.
Accueillons-le à notre tour dans la prière et l’adoration:
“Seigneur, quand tu es venu chez toi, il n’y avait pas de place pour toi. Aujourd’hui encore, il nous arrive de ne pas tenir compte de ta venue et de ta présence. Seigneur, nous sommes réunis en cette nuit pour te recevoir.
“Seigneur, nous sommes venus célébrer le seul grand événement de l’histoire, la seule Bonne Nouvelle. Avant Jésus Christ, après Jésus Christ, c’est ainsi désormais que se partagera l’histoire de notre monde.
“Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison, qui a bien ses toiles d’araignées, sa poussière et son désordre. Mais dis seulement une parole et je serai guéri. Dans mes ténèbres, j’ai besoin de ta lumière. J’ai besoin de ta vérité, car souvent, je ne sais pas où donner de la tête. Tu es ma force et la réponse à mes attentes. Sans toi, ma vie n’a pas de sens. Viens, je veux te voir dans ma vie.
“En cette nuit de Noël, mon coeur bat plus vite pour toi. Laisse-moi te reconnaître et te dire, avec Marie et Joseph, et avec tous les bergers de
Bethléem, dans l’intimité de la crèche: Je te reconnais et je te reçois chez moi: Tu es mon Seigneur et mon Dieu.”

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