Si je pouvais revivre ma Vie

Si je pouvais revivre ma Vie
J’aurais moins parlé, mais écouté davantage.
J’aurais invité des amis à venir souper 
même si le tapis était taché et le divan défraîchi.

J’aurais grignoté du maïs soufflé au salon 
et ne me serais pas souciée de la saleté 
quand quelqu’un voulait faire un feu dans le foyer.

J’aurais pris le temps d’écouter 
mon grand-père évoquer sa jeunesse. 
Je n’aurais jamais insisté pour que les fenêtres 
de la voiture soient fermées par un beau jour d’été 
tout simplement parce que mes cheveux venaient tout juste d’être coiffés.

J’aurais fait brûler ma chandelle sculptée 
en forme de rose au lieu de la laisser fondre d’elle-même 
parce qu’entreposée pendant trop longtemps dans l’armoire. 
Je me serais assise dans l’herbe avec mes enfants 
sans me soucier des taches de gazon.

J’aurais moins ri et pleuré en regardant la télé, 
mais davantage ri et pleuré en regardant la VIE.

Je serais restée au lit lorsque j’étais malade 
plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner 
si je ne travaillais pas cette journée-là. 

Je n’aurais jamais rien acheté 
pour la simple raison que c’était pratique 
ou encore à l’épreuve des taches 
ou parce que garanti pour durer toute la vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, 
j’en aurais savouré chacun des instants 
en réalisant que la merveille grandissant 
en dedans de moi était la seule chance de ma vie 
d’aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m’embrassaient avec fougue, 
je n’aurais jamais dit :  » Plus tard. 
Maintenant va te laver les mains avant de souper  » . 
Il y aurait eu plus de  » Je t’aime…  » 
que plus de  » Je suis désolée…  » , 

mais surtout, 
si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, 
j’en saisirais chaque minute…
la regarderais et la verrais vraiment…,
la vivrais…et ne la redonnerais jamais.

À la mémoire de Erma Bombeck, qui a perdu son combat contre le cancer. 

Source: Erma Bombeck 82 ans.www.lespasseurs.com

Avance au large

par Luc Stein

Avance au large et délaisse toutes ces terres de certitudes qui t’emprisonnent dans le passé. Dieu t’envoie au milieu de ce monde pour faire souffler un vent de nouveauté.

Avance au large et délaisse toutes ces vieilles habitudes qui t’empêchent de bouger. Dieu t’envoie au milieu de ce monde pour annoncer un printemps de liberté.

Avance au large et délaisse tous les doutes qui assombrissent ton quotidien. Dieu t’envoie au milieu de ce monde pour donner des couleurs nouvelles à chaque jour qui vient.

Avance au large et délaisse tout ce qui te retient au bord du chemin. Dieu t’envoie au milieu de ce monde et il veut faire de toi un homme debout qui ne craint pas d’user ses semelles.

Avance au large, Dieu est déjà en chemin tel l’éclaireur. Ne sois pas effrayé par l’aventure, il te fera sentir sa présence rassurante.

La fenêtre aveugle

Il était une fois un jeune prince qui vivait avec insouciance dans le palais de son père. 
Un jour, il demanda au vieux sage chargé de son instruction : 
– L’argent est-il quelque chose de bon ou de mauvais ?

L’ homme emmena le prince dans le salon du palais 
et le fit asseoir face à la vaste baie vitrée donnant sur la grand-place. 
– Que vois-tu ? interrogea l’ancien. 
– Je vois les enfants qui jouent sur la place, les jeunes filles qui dansent près du lavoir, 
les artisans qui travaillent dans leurs échoppes.

Le sage disparut un instant et revint avec un seau et un pinceau. 
– Qu’est-ce ? dit le prince.
– Un vernis à base d’argent.

Le vieil homme sortit du palais et recouvrit toute la baie vitrée d’une épaisse couche de peinture. 
Lorsqu’il rentra, le prince s’exclama : 
– Mais il fait sombre, je ne vois plus rien. 

Le sage alluma une lampe et demanda : 
– À présent, que vois-tu par la baie vitrée ? 
– Je ne vois plus rien, sauf moi, comme dans un miroir, répondit le prince, je n’arrive plus à voir les autres. 
– Tu as la réponse à ta question, dit le vieux sage. Et il s’en alla.

Le prince ordonna à ses serviteurs de nettoyer la baie vitrée. 
Mais le vernis résistait. À force de frotter, la vitre réapparut, mais entièrement dépolie. 
Irrité de ne pouvoir retrouver une vision claire, le jeune prince, dans un accès de colère, 
lança violemment la lourde coupe d’argent qu’il tenait à la main contre la vitre. Celle-ci vola en éclats.

Le prince put alors revoir toute la beauté du monde extérieur. 
Mais en plus, il pouvait maintenant entendre les cris des enfants qui jouaient, 
les chants des jeunes filles qui dansaient et les bruits des échoppes des artisans. 
Il pouvait sentir le parfum des épices et la caresse du vent. 
Il traversa le cadre vide de la fenêtre et se fondit dans la vie de la grand-place. 

Source: Charles Brulhart Janvier 2003 www.metafora.ch...www.lespasseurs.com

Prière méditative

Monte dans ma barque,

Seigneur

et sois à mes côtés.

Tu peux m’entraîner au large,

si je te sais près de moi.

Je n’ai d’autre crainte

que de vivre sans toi.

J’ignore pourquoi, Jésus,

tu m’as choisi pour ta mission.

Et tu me demandes même

de parler en ton nom

Tu le sais bien, pourtant,

je n’en suis pas très digne.

Mais ta confiance me grandit

et m’appelle plus avant.

Qu’à mes frères je sache dire:

tu es le Dieu qui croit en l’homme!

Merci, Seigneur,

de m’appeler à jeter les filets.

La poule aux oeufs d’or

Je vous raconte cette histoire tellement connue sur la Terre que beaucoup d’êtres y croient encore. Je vous promets cependant une version un peu différente. D’abord, je vous parle de moi, ce petit bout d’animal qui tisse des toiles dans les forêts,  des toiles que vous ne voyez pas, du moins avec vos yeux actuels. Si vous aviez l’œil ouvert, vous découvririez  la toile que j’ai tissé  entre tous les arbres de la forêt où je vis. C’est ma façon d’installer une harmonie et un équilibre dans le lieu. Moi, le singe- araignée, je vole d’un arbre à l’autre pour faire régner la paix dans la forêt. Je disais cela en passant car je suis là pour vois raconter une histoire, vraie, celle de la poule aux œufs d’or.

Voyez, voyez, voyez-vous au centre de la Terre. Que croyez-vous qu’il y a au centre de la Terre ? Du feu, un magma incandescent ? Oh non, on y trouve quelque chose d’autre. Je m’en vais vous le dire : c’est un œuf ! Non point un œuf d’autruche mais un œuf  qui aurait la hauteur des plus grands gratte-ciel du monde. Un œuf immense, tout blanc, tout brillant aussi pur qu’un diamant y siège. Si vous croyez déjà qu’il s’agit de l’œuf en or, vous allez trop vite en besogne. Non, c’est un œuf divin, un œuf cristallin, disons, l’œuf originel.

En son sein, se déroule une activité mes amis, mes amies, une activité intense. On dirait qu’il est parcouru par toutes sortes de véhicules qui le traversent à toute vitesse, des jaunes, des bleus, des verts, des dorés. Et ça circule comme des étoiles filantes où des fusées dans le ciel. Imaginez la danse de ce ballet de lumière, de ce véritable kaléidoscope.

Et pourquoi est-ce que je vous raconte cela ? Ah, comme j’aime vous faire languir, comme j’aime vous emmener sur des pistes latérales. Imaginez maintenant que cet œuf  s’est déplacé jusqu’à la surface de la Terre. Imaginez ce qui se passerait à ce moment là. Oh oui, le peuple de la Terre serait surpris. Il s’interrogerait : « d’où vient cet œuf, quels sont les mouvements de lumière merveilleuse qui le parcourent  sans cesse. Nous ne connaissons rien de pareil ». « Oh, c’est un œuf  divin «  diraient les uns . « Oh, c’est un œuf satanique «  diraient d’autres et d’ailleurs qui aurait pu couver un tel œuf , qui aurait pu l’amener ici ? C’est Dieu affirmeraient les uns, ce sont des extraterrestres qui nous veulent du mal  penseraient les autres.

Personne ne songerait que le cœur de la Terre est venu simplement à la surface dire bonjour à ses enfants ; excepté peut-être un petit animal expert en matière d’œufs. Vous l’aurez compris, il s’agit de la poule. Cet animal. que vous croyez inintelligent et docile, oui, cet animal aurait conscience qu’il lui appartient de faire comprendre aux humains que l’œuf arrivé à la surface de la Terre est le cœur de notre mère Gaîa. Mais, ce n’est pas facile pour une poule de se faire entendre dans ce monde.

Comment ouvrir l’esprit des animaux à deux pattes qui ne cessent de  s’agiter dans tous les sens, qui projettent en permanence de leur tête ou de leur ventre des ondes grisâtres ? C’est ce que les poules se diraient car elles observent que les humains sont tracassés  par ceci, par cela, par hier, par demain, par toutes sortes de petits soucis apparaissant à leurs yeux sous forme de couleurs noires et grises voltigeant autour d’eux. Elles ignorent encore le moyen de changer la façon de penser, de réagir de ces animaux à deux pattes. Pourquoi sont-ils si tracassés dit le chœur des poules lorsqu’il se réunit ? Pourquoi ne pensent-ils qu’à nous faire pondre de œufs qu’ils mangent sans même les goûter, des œufs que certaines d’entre nous pondent dans l’obscurité des batteries, des œufs dépourvus de lumière, des œufs sombres, denses ? Oh, frères humains, pourquoi acceptez-vous de manger de la nourriture sans lumière ?

Le chœur des poules eut une idée, une idée un peu bizarre. Il se mit à imaginer que toutes les poules de la Terre se rassembleraient et formeraient une immense poule en se mettant les unes sur les autres. Elles trouveraient la disposition exacte pour que des millions de poules se présentent comme un seul et même animal. Ensuite, elles se mettraient  à couver ensemble l’œuf cristallin apparu sur la Terre.

Ah, qu’est-ce que cela apporterait ? Cela attirerait l’attention des humains songèrent les poules. Et à quoi les gens seraient-ils attentifs ? Hum, les poules n’avaient pas pensé à cette question et elles se mirent à réfléchir : «  à quoi les gens seraient-ils attentifs dès que l’immense édifice serait en place ? ». Il leur fallu longtemps pour se faire une idée précise, mais celle qui émergea fit son chemin : « si nous nous mettons à couver cet œuf, cet œuf qui est la pureté même, n’est-il pas fait de pure lumière; nous allons nous transformer. En couvant cet œuf, nous allons devenir des poules de lumière, des poules cristallines. Si nous le couvons suffisamment longtemps, nous allons hériter de toutes ses qualités ». Entendez-vous cela, quelle audace, devenir des poules cristallines ! Oui, oui c’est bien cela qui nous est venu à l’esprit » 

Et sitôt dit, sitôt fait « oublié-oublia », en un instant toutes les poules de la Terre se trouvèrent sur l’immense œuf. Elles se disposèrent les unes sur les autres de façon si délicate et si précise qu’une fois installées vous auriez jurer  qu’une poule unique était en train de couver l’œuf. Même la crête rouge de la poule était rendue à la perfection. 

Ce fut un événement dont tous les médias s’emparèrent durant des jours et des jours. Car les poules ne bougeaient pas de place. Elles laissaient pénétrer en elles les énergies cristallines du cœur de la Terre. Au bout de quelque temps, elles se mirent à entonner un chant joyeux, toutes ensemble d’une seule voix :

« Nous sommes les poules de la Terre

   Nous sommes la Terre des poules

   Nous sommes devenues éternelles

   Toutes autant que nous sommes »

Les médias reprirent ce chant, cette affirmation. Les commentaires allaient bon train ; vous rendez-vous compte, des poules éternelles qui pondraient ad vitam, des poules qu’il ne faudrait plus nourrir car elles seraient alimentées par les énergies de cet œuf !  Mon Dieu, mon Dieu, le cœur de la Terre qui  nourrit ses enfants. Ses enfants n’auraient plus besoin de tuer d’autres animaux ni même de cultiver des légumes, quel miracle sur la Terre !

Dès que l’émotion suscitée par l’événement eut fait le tour de la Terre, les poules acceptèrent de quitter leur place et de retourner sur leur lieu d’origine aussi fières que des coqs. Partout, elles furent accueillies comme des gloires nationales. Leur propriétaire avait installé des pondoirs avec des coussins de soie. Allaient-elles pondre des œufs en or ?  Et bien non, mes amis mes amies, les poules n’ont jamais pondu des œufs en or.

Elles se sont mises à pondre des œufs de lumière, des modèles réduits de l’œuf qu’elles avaient couvé en commun. Des petits cœurs de Terre, cristallins enchanteurs, virent le jour partout autour de la planète. Les lumières multicolores circulaient également dans ces œufs telles des étoiles filantes. Et puis tous les œufs se mirent à envoyer des rayons, des rayons  les reliant entre eux. Ainsi, la Terre fut entourée d’un vaste réseau de lumière formé par les rayons sortis des œufs pondus par les poules nouvelles. Oh, mes amis mes amies, quel merveilleux spectacle vu du Cosmos ; la Terre d’émeraude tissée d’une toile d’araignée de lumière.

Et nous revoilà au point de départ. Rappelez-vous, je suis le singe araignée et je tisse des toiles de lumière dans les forêts. Et bien, mes amis mes amies, les poules ont réussi à en construire une qui enveloppe toute la planète grâce à l’histoire que je vous ai racontée.

Et vous êtes ces lumières et vous êtes ces rayons. L’aviez-vous oublié ?  Vous êtes l’égal de ces poules divines. Vous pouvez vous ressourcer, vous transformer grâce au cœur cristallin de la Terre. Le cœur d’or de la Terre s’en est retourné à sa place mais il vous accueille dès que vous souhaitez le contacter et bénéficier de ses énergies. Faites-le, faites-le et vous serez aussi lumineux que lui, aussi lumineux que ces œufs. Vous deviendrez des êtres transparents, traversés par les lumières multicolores. Vous serez les êtres divins que vous êtes. Je vous le redis, faites-le, faites-le, la Terre n’attend que cela. Elle vous appelle de tout son cœur . 

Soyez cette lumière, soyez ceux et celles qui émettent des rayons vers le Cosmos et qui en reçoivent. Soyez celles et ceux qui tissent une immense toile d’araignée de lumière dans tout l’Univers. Soyez ces êtres, car c’est votre fonction, c’est pour cela que vous êtes venus sur cette belle Terre.

Soyez les êtres aux œufs d’or

Soyez les êtres brillants et célestes que vous êtes.

Soyez ceux qui accrochent la Terre dans le réseau de la toile de lumière cosmique.

Merci de m’avoir prêté attention amis amies. Merci de réaliser que la musique facilite également l’émission des rayons de votre être qu’elle peut rendre votre corps aussi transparent que l’œuf originel de la Terre.

Merci, merci, merci : le singe araignée, le singe araignée.

Source: http://terrenouvelle.free.fr...www.lespasseurs.com

Transmettre

TIl est beaucoup question, en ce dimanche, d’appel à témoins et de transmission de l’Evangile. Depuis quelque temps, quelques années maintenant, l’Eglise de France est préoccupée par cet aspect essentiel de sa mission : voici plus de dix ans que les Evêques de France ont diagnostiqué une « crise de transmission généralisée » dans la société qui est la nôtre (lettre aux catholiques de France 1996). Et cependant, l’Eglise ne vit, ne survit, que par la transmission de l’Evangile qui suscite à son tour de nouveaux croyants désireux de suivre le Christ. Pareille transmission n’est plus automatique, aujourd’hui, d’une génération à l’autre ; bien des ruptures se produisent, mais des nouveaux élans aussi.

La Parole de Dieu, en ce dimanche, nous rappelle que chacun est responsable pour sa mort, de transmettre ce qu’il a reçu. A trop nous demander si nous en sommes dignes ou non, nous risquons de remettre toujours à plus tard notre réponse à l’appel que le Seigneur nous adresse ; ou a, à l’extrême, de fuir notre véritable vocation… Dieu donne à chacun la force de remplir sa mission dans le monde, pour que se réalise son dessein de salut. Ce que nous avons à transmettre n’est autre que son amour dont personne n’est exclu.