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Objectif-vie de la semaine


Qui ne rêve de retrouver une âme d’enfant, en qui Jésus lui-même se reconnait? Il suffit d’un peu de fraîcheur, d’humilité, de droiture et surtout d’une immense confiance dans l’amour du Père.

Des enfants nous sont confiés: ont-ils leur place dans nos célébrations? C’est le retour du catéchisme: est-ce que je sais ce qui se fait dans la paroisse? Suis-je sûr de ne pas pouvoir aider?

Portons dans la prière 25 sem Ordi B


Comme des enfants, tournons-nous vers le Père et adressons-lui nos prières.

  1. Dans l’Eglise comme dans le monde,

des hommes sont appelés à diriger leurs frères.

Pour qu’ils n’usent pas de leur autorité

pour faire sentir leur pouvoir,

mais que dans un esprit de service

ils fassent passer les hommes avant la loi.

Seigneur nous te prions.

  • Si dans notre société l’enfant est roi,

beaucoup d’enfants sont cependant encore maltraités,

exploités, abusés.

Pour tous ceux et celles qui consacrent leur vie

au service de l’enfance et de la jeunesse.

Seigneur nous te prions.

  • Nous aimons les rencontres et les relations

qui nous mettent à  l’honneur.

Pour qu’avec la même joie

nous allions nous asseoir

auprès des sans grades et des subalternes.

Seigneur nous te prions.

Comme tu as mis l’enfant au centre de ton Eglise fais de nous les artisans fidèles de ta Parole. Amen.

Crédo 25 sem ordi B


Je crois en Dieu Père

dont le nom est le mieux chanté

par les lèvres des enfants, des tout petits.

Je crois en Jésus Christ

celui que nous appelons le « Seigneur ».

Il s’est mis au service de l’humanité

et particulièrement de ceux qui sont mis à l’écart,

oubliés par les grands de la terre.

Je crois en l’Esprit Saint

qui nous ouvre l’esprit et le cœur

pour que nous comprenions mieux

à travers les événements de l’histoire et de la vie d’aujourd’hui

les signes de Dieu qui nous sont donnés.

Je crois en l’Eglise

lorsqu’à l’exemple de Jésus,

elle sert les petits de ce monde,

leur laisse la parole et accepte de les écouter.

Jésus aime les enfants


  • Jésus a été cet enfant bien-aimé de ses parents, célébré dans le Temple par Siméon et Anne, qui, à 12 ans, a étonné les Docteurs de la Loi, et qui « progressait en sagesse et en taille, et en faveur auprès de Dieu et auprès des hommes. » (Lc 2, 52)
  • Jésus a été ce fils soumis du Père des Cieux, auquel il se réfère sans cesse, et dont il est venu « faire la volonté ».
  • Jésus aime les enfants : il les embrasse et les bénit. Il souhaite les voir venir à lui, alors que la société de son temps et les apôtres les éloignent et les rejettent. Il leur impose même les mains (Mc 10, 16)
  • Bien plus, pour Jésus, l’enfant est un modèle. Quand ses disciples s’interrogeaient entre eux pour savoir «  qui était le plus grand », le Christ, « ayant appelé à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et leur dit : si vous ne devenez pas comme les petits-enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Mt 18, 1-5)
  • Quelle est donc l’idée que Jésus se fait des enfants ? Car enfin, l’expérience familiale nous apprend que les enfants ne sont pas forcément des modèles de sainteté, même lorsqu’ils sont tout petits. Ils peuvent être capricieux, ou égoïstes, ou jaloux, ou coléreux… !
  • Jésus parle de « l’esprit d’enfance ». C’est pour lui un esprit d’humilité : comme l’enfant devant ses parents (normalement), nous nous reconnaissons comme tout petits devant le Seigneur. C’est pour Jésus un esprit d’abandon confiant (comme l’enfant entre les bras de sa mère). Nous sommes portés par la tendresse infinie de notre Père des Cieux. C’est encore pour Jésus un esprit de sourire à la vie.  Et Jésus évoque ces enfants qui jouent de la flûte sur les places et les adultes boudent cette allégresse !
  • Mais la foi ne nous fait pas confondre cet esprit d’enfance avec une certaine mièvrerie de fausse piété. Nous ne sommes pas d’avantages invités à une passivité qui exclurait tout esprit critique.

Être le premier


  • On a l’impression qu’au début de l’Eglise, plusieurs cherchaient la première place : Jacques dirigeait la communauté de Jérusalem au titre de « Frère » de Jésus, Pierre était la référence et Paul le responsable de l’évangélisation des païens.
  • Et bien, oui, l’institution n’était pas encore structurée.
  • Et comme dans nos partis d’aujourd’hui, il y avait des courants.
  • C’est vrai, et il y en a encore dans l’Eglise. L’essentiel est de ne pas de diviser en groupes hostiles. L’apôtre Paul a toujours respecté la responsabilité de Pierre, même lorsqu’il l’a contesté en public. Et Pierre a félicité Paul pour ses écrits et pour son action.
  • Tout pouvoir – et le pouvoir spirituel au moins autant que les autres – a quelque chose de fascinant. Il doit être bien difficile, quand on l’a, de rester serviteur !
  • Dans l’Eglise, il y a au moins un contre-pouvoir, si on peut dire : c’est l’exemple du Christ auquel pape et évêques se réfèrent.
  • Il y eut, il peut y avoir des abus…
  • Les hommes sont tous fragiles ! Mais il y a aussi des résurrections. Le Conseil Vatican II, par exemple, a demandé et obtenu une beaucoup plus grande simplicité des responsables.

Faire le point


Occasion nous est donnée, cette semaine, de faire le point sur nos valeurs, sur ce qui est important pour nous dans la vie : qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ?  La deuxième lecture et l’évangile peuvent nous aider à y réfléchir. Prendre le temps de se demander simplement, en vérité, devant le Seigneur : au fond, qu’est-ce que je cherche, qu’est-ce que j’attends de la vie ?

Ils traversaient la Gallilée


Ils traversaient la Galilée, en route vers la Judée et vers Jérusalem. Et ils le sentaient bien : l’étau se resserrait. Jésus venait de leur dire qu’il lui faudrait mourir. Eux traînaient à l’arrière et préparaient la relève. Lui parlait de la croix et eux de hiérarchie. Car si c’était bien vrai, s’il venait à mourir, qui le remplacerait ? Et ils imaginaient la suite, leur Eglise, de la base au sommet, et quelqu’un au-dessus à la place du Seigneur. II y faudrait quelqu’un qui serait vraiment fort, puisque Jésus lui-même n’évitait pas la mort. Qui serait le plus grand ?

Jésus se doutait bien de ce dont on parlait. II se rendait bien compte que le monde à l’envers qu’il voulait comme Eglise, eux, ils n’en voulaient pas. Déjà il avait dû traiter Pierre de Satan. Aujourd’hui, il allait s’exprimer autrement. Quand on fut arrêté, on forma un grand cercle, pas de haut, pas de bas, pas de sommet ni de base, de premier, de dernier. Puis il prit un enfant et le mit au milieu. Et derrière cet enfant, tous les petits du monde, les pauvres, les rejetés, les paumés, les exclus. Et celui qui l’accueille, c’est moi-même qu’il accueille. Le voilà le plus grand.

Ils reprirent la route. Judée, Jérusalem, le calvaire, la croix. Et lui, bras écartés, qui expose son coeur et qui donne son sang pour que vivent ceux qui sont crucifiés comme lui. Et l’Eglise qui fait cercle, sans autre hiérarchie que service et amour. Eglise toujours tentée par le pouvoir, la force, et par la réussite : Eglise triomphante. Et toujours, d’âge en âge, de prophètes en conciles, Eglise qui refait cercle : Eglise servante et pauvre. Et qui replace au centre l’enfant, le crucifié, comme point d’exclamation à la face du monde. Et il est le plus grand.

Pour introduire les lectures 25 dim ordi B


1ère lecture : Sg. 2,12-2O : Le juste persécuté

Le vrai croyant, – celui qui conforme sa vie à sa foi, – est un reproche vivant pour les autres. Témoin gênant, il sera incompris, contredit, persécuté. On cherchera même à le supprimer.

2ème lecture : Jc. 3,16-4,3 : Artisans de paix ou fouteurs de guerres

Après avoir recommandé aux disciples du Christ de conformer leur conduite à la Sagesse qui descend de Dieu, Saint Jacques dénonce sans ménagement la convoitise inscrite au fond du cœur de tout homme, génératrice des pires injustices.

3ème lecture  Mc. 9,3O-37 : La véritable grandeur

Jésus enseigne que la vraie raison d’être de l’homme, c’est le service des autres, en particulier des plus faibles et des plus malheureux : il ne réalisera pleinement sa destinée qu’en se dévouant pour les autres, comme pour des frères.

UNE FOIS ENCORE,


UNE FOIS ENCORE, les disciples sont invités à partir au large. Loin. Jésus profite de la longue marche qui le conduit avec ses amis vers Césarée-de-Philippe pour parler avec eux, et réaliser ce qu’on pourrait appeler un véritable sondage d’opi­nion. À un moment capital de sa vie publique, Jésus leur demande ce qu’ils entendent dire de lui. En rapportant l’opinion publique, les uns et les autres sont amenés à se situer. Ils disent quelque chose d’eux-mêmes. Alors, Jésus va encore plus loin. Il les interpelle : « Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je ? » Brève et surprenante, la réponse ne se fait pas attendre. Pierre prend la parole, et sa parole est profession de foi. Pierre identifie Jésus. Il reconnaît en lui bien plus que l’homme de Galilée : « Tu es le Messie. » Mais il ne réalise sans doute pas pour autant toute la portée et toute la signification des mots qui sont les siens.

Jésus leur révèle qui il est, et quel est le chemin qu’il va, avec eux, parcourir. Un chemin inacceptable pour Pierre. Un chemin qui passe par la croix. Par la vie donnée. Il ne s’agit plus désormais de suivre Jésus par habitude, mais parce qu’il est celui par qui est donné le salut. Aujourd’hui encore, marcher avec Jésus demande d’entendre dans notre vie la même question : pour toi, qui suis-je ? Y répondre c’est avancer sur le che­min de la foi, sur le chemin du don de soi, sur le chemin de la rencontre avec le Christ.

Croire, c’est agir !


          Seul ce qui est donné est fécond…

DANS SA LETTRE, Jacques n’y va pas par quatre chemins : « Celui qui n’agit pas, sa foi est bel et bien morte. » Si nous avions tendance à l’oublier, l’Écriture – et toute la tradition chrétienne – nous redisent qu’en christianisme, prière et action, lutte et contemplation, intériorité et engagement sont indissociablement liés.

Pour se faire disciple du Christ, il faut certes prier, mais aussi prendre sa part dans la transformation du monde, dans l’avènement concret d’un peu de Royaume sur cette terre… Et cela ne se fait pas sans effort, ni douleur. Comme l’annonce déjà le prophète Isaïe, le serviteur est, à certaines heures de sa vie, un « serviteur souffrant ». Pierre lui-même se révolte lorsque Jésus lui annonce sa Passion. Faut-il donc que, par amour, le propre fils de Dieu soit cloué en croix ? Scandale pour les apôtres, mais grande vérité spirituelle. Seul ce qui est donné est fécond.

Par le baptême, notre vie ressemble à une graine qui, pour ensemencer le grand champ de l’espérance humaine, doit accepter la rudesse de l’enfouissement dans les sillons, les blessures de la terre des hommes. « Qui veut sauver sa vie, la perdra… »

Oh, il ne s’agit pas nécessairement d’échafauder de grands projets pour apporter sa pierre à la construction du Royaume ! « Jésus ne demande pas de grandes actions. » disait Thérèse de Lisieux.

Il suffirait peut-être de trouver, pour chaque jour, le mot juste, le geste simple qui feraient rayonner un peu de soleil autour de nous – quartier, travail, couple, communauté – mais aussi dans ces lieux lointains, abandonnés – hôpitaux, familles blessées, associations caritatives – où nous n’osons pas suffisamment nous faire germes d’espérance… Si notre coeur est brûlant, le monde qui nous entoure pourra s’y réchauffer.

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