Marche

« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! » (Raymond Devos)

« Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore ». (Jean Giono)

« Le pire des crimes, c’est le surplace, ne pas avancer, rester toujours là comme ça, collé aux chaises et aux villes comme une chose stagnante, une glaire  de vieux. Moi, je marche, je progresse. Je nomadise, j’erre, je vais. Toute marche est une marche spirituelle ». (Xavier Grall, « Barde imagé »)

« Où le pied ne va pas, le regard s’arrête, l’esprit peut continuer… » (Victor Hugo)

« N’allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n’y a pas de chemin et laissez une trace. » (Ralph Waldo Emerson)

« Même un voyage de mille lieues commence par un pas. » (Proverbe japonais)

« La Trinité, un vrai mystère »

  • Moi, je crois bien que si l’Eglise venait à nous dire que Dieu est une seule personne et non plus Trinité, cela ne changerait  pas grand-chose à ma vie. Et puis, pourquoi trois, et pas quatre ? ou même dix ?
  • Ne te moque pas ! Ce serait bien plus facile de dire que Dieu est Dieu, tout simplement. Abolir le mystère au profit d’une compréhension immédiate.
  • N’empêche…
  • L’erreur, c’est que, quand on pense « Trinité », on pense à un concept abstrait. Alors qu’il faut penser à Dieu dans sa réalité de Père, de Fils et d’Esprit…
  • Ce n’est pas la même chose ?
  • Oui et non. La relation avec Dieu n’est pas la même, si on pense qu’il est une vague puissance diffuse ou s’il est un Dieu qui dit : « Je t’appelle. »
  • Certes.
  • Et moi, ce qui me touche, c’est que Dieu ne soit pas un solitaire, mais au contraire un foyer d’amour.
  • Bien. Il me reste à approfondir cette intimité de Dieu, ce mystère de la Trinité, comme tu disais.
  • Oui. Parce qu’on aurait tort, sous prétexte qu’on ne peut pas tout comprendre de la Trinité, de ne pas chercher à approfondir.

Je te souhaite…

Je te souhaite de ne pas réussir ta vie.
Je te souhaite de vivre autrement que les gens arrivés.
Je te souhaite de vivre la tête en bas et le cœur en l’air, les pieds dans tes rêves et les yeux pour l’entendre.
Je te souhaite de vivre sans te laisser acheter par l’argent.
Je te souhaite de vivre debout et habité.
Je te souhaite de vivre le souffle du feu, brûlé vif de tendresse.
Je te souhaite de vivre sans titre, sans étiquette, sans distinction, ne portant d’autre nom que l’humain.
Je te souhaite de vivre sans que tu aies rendu quelqu’un victime de toi-même.
Je te souhaite de vivre sans suspecter ni condamner, même du bout des lèvres.
Je te souhaite de vivre sans ironie, même contre toi-même. Je te souhaite de vivre dans un monde sans exclu, sans rejeté, sans méprisé, sans humilié, ni montré du doigt, ni excommunié.
Je te souhaite de vivre dans un monde où chacun aura le droit de devenir ton frère et de se faire ton prochain.
Un monde où personne ne sera rejeté du droit à la parole, du droit d’apprendre à lire et savoir écrire.
Je te souhaite de vivre dans un monde sans croisade, ni chasse aux sorcières.
Je te souhaite de vivre dans un monde libre d’aller et venir, d’entrer et de sortir, libre de parler librement dans toutes les églises, dans tous les partis, dans tous les journaux, à toutes les radios, à toutes les télévisions, à toutes les tribunes, à tous les congrès, à toutes les assemblées, dans toutes les usines, dans tous les bureaux, dans toutes les administrations.
Je te souhaite de parler non pour être écouté mais pour être compris.
Je te souhaite de vivre l’inespéré, c’est dire que je te souhaite de ne pas réussir ta vie.

Père Jean Debruynne

Dieu était tellement grand que l’homme n’arrivait pas à comprendre, à saisir

Dieu était tellement grand que l’homme n’arrivait pas à comprendre, à saisir. On le disait tout-puissant et infiniment bon. Mais comment concevoir que puissent aller ensemble un pouvoir aussi grand et un amour pareil ? II arrivait aussi que l’on parle de lui comme s’il était père, comme s’il avait un fils. Et il y ajoutait parfois un Esprit saint. Alors l’homme essayait d’imaginer tout cela : un seul Dieu, trois personnes. Un et trois, trois et un, drôle de mathématique. II donnait à cela le nom de Trinité. Mais Dieu ou Trinité, ces noms ne lui disaient rien.

Mais voici qu’un beau jour, un homme naît sur terre. Un homme comme vous et moi, qui grandit en famille, qui travaille de ses mains. Et puis qui prend la route, qui part à la rencontre de ses contemporains. Pauvre parmi les pauvres et pas même une pierre où reposer la tête. II guérit, il relève, il accueille, il embrasse. Les petits et les pauvres ont bien vite compris qu’il était l’un des leurs. Mais les grands, eux aussi, dont, au nom de l’amour, il remet en question les lois, les commandements. Et ils le mettent à mort. Mais cet homme a un nom, il s’appelle Jésus, un nom qu’on n’oublie pas.

Alors pour nous aussi, point d’interrogation. Quelle relation y a–t-il entre Dieu et cet homme ? « II a calomnié », s’écriait le grand prêtre. Ou peut-être, simplement, a-t-il exagéré ? Car est-il bien possible que Dieu ait tout lâché, jusqu’à sa toute-puissance, pour se faire homme et pauvre? Et aimer à ce point? Alors Jésus nous dit : « Cela vous choque peut-être que Dieu soit comme cela ? Et cependant, c’est vrai, car je le connais bien, et pour cause, c’est mon Père. Mais patientez encore : bientôt je vous enverrai notre Esprit, l’Esprit saint, qui vous fera comprendre. »

Prière pour notre terre

Dieu Tout-Puissant, qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures, 
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, 
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté. 
Inonde-nous de paix, 
pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne. 

Ô Dieu des pauvres, 
aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. 
Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, 
pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. 
Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits 
aux dépens de la terre et des pauvres. 
Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, 
à contempler, émerveillés, 
à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures 
sur notre chemin vers ta lumière infinie. 
Merci parce que tu es avec nous tous les jours. 
Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. 

Pape François

Jésus nous donne son Esprit

  • Verbe de Dieu, Parole du Père, Jésus est habité par l’Esprit. Il « exulte dans l’Esprit Saint. » (Lc 10,21)
  • Cet Esprit du Père, son Esprit, Jésus sait que nous en avons besoin. Pour compenser son absence, son retour vers le Père, il annonce : « Et moi, je vais envoyer sur vous cet Esprit que mon Père a promis. » (Lc 24,49) Car « Le Père donnera son Esprit à ceux qui le lui demandent » (Lc 11,13).
  • Et ce don de l’Esprit, qui procède du Père par le Fils, ce fut le jour de pentecôte pour les apôtres, Marie et quelques femmes. Ce fut pour eux ; mais aussi pour l’Eglise et pour le monde, animés par l’Esprit jusqu’au dernier jour.
  • La Pentecôte rend consciente, manifeste, plus large et efficace, la présence de l’Esprit, lequel est vivant dans l’homme et dans l’univers dès le premier jour de la création. Cette présence grandit en nous par la foi et l’amour, et par les sacrements (lorsqu’ils sont vécus dans la foi.)
  • Pour tenter d’exprimer l’inexprimable, Luc parle d’ « un bruit comme celui d’un violent coup de vent » et « comme des langues de feu » (Ac 2,2-3). Dieu s’était déjà manifesté à Moïse par des coups de tonnerre. Mais on sait qu’il s’est manifesté aussi à Elie par le murmure d’une « brise légère. » La présence de l’Esprit du Christ est ordinairement discrète, intime.
  • Le vent, le « souffle », est caractéristique de l’Esprit. On pense au « souffle vital » : l’Esprit est vie. On pense aussi au vent dont on en sait « ni d’où il vient ni où va » (Jn 3,8). L’Esprit est liberté.
  • Le feu d’en haut, qui se répand sur l’assemblée au Cénacle, signifie la chaleur divine, qui est l’Amour. Et aussi la lumière de l’Esprit qui « nous fait souvenir » des paroles du Christ (Jn 14,26). L’Esprit est Vérité.
  • Amour donné, amour reçu, amour partagé, l’Esprit nous fait devenir image de la Trinité.

Seigneur, fais que je sois un bon jardinier !

Seigneur fais que je sois un bon jardinier
Pour faire germer une graine, il faut du temps Seigneur
Donne-moi la patience d’attendre,
Le plaisir d’observer
Et la joie de regarder.

Seigneur fais que je sois un bon jardinier
Pour faire pousser une fleur, il faut du temps Seigneur,
Donne-moi de respecter les autres,
De les aimer sans les brusquer,
De les servir avec le sourire.
Comme moi,
Ils ont besoin de temps pour grandir !

Seigneur fais que je sois un bon jardinier
Pour faire grandir un arbre, il faut du temps Seigneur.
Donne moi de toujours trouver
Où que je sois et quoi que je fasse
Des amis sur qui compter,
Des personnes solides et sûres qui m’aident
A me développer et à grandir en harmonie.

Action Catholique des Femmes

L’Esprit ouvre les portes

Présence de l’Esprit dans les cœurs et par tout l’univers ! 

L’Esprit pousse les hommes à proclamer l’événement de Pâques accompli dans le silence.

Dieu agit et se réjouit : son Fils l’a glorifié jusqu’au bout.

Il s’est totalement engagé dans  sa mission et peut nous dire en vérité : « Si vous m’aimez vous demeurez dans mon amour…   Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre défenseur. »

La prière du Fils nous est acquise ; il s’efface devant « l’autre Défenseur » pour rendre libre son Eglise en la mettant sous l’emprise de l’Esprit. Et l’Esprit ouvre les portes « verrouillées ».

Il répand dans l’Eglise cet appel à la liberté qu’elle partage «  avec la création tout entière. »Désormais chaque croyant est porteur d’une espérance universelle, tendue vers le don que Dieu fait de lui-même, à tous et pour toujours.

Le pécheur et l’homme d’affaires

Il était une fois un homme d’affaires qui s’était assis sur la plage d’un petit village brésilien.
C’est alors qu’il vit qu’un pêcheur brésilien ramener son bateau vers le rivage après avoir attrapé une bonne quantité de gros poissons.
L’homme d’affaires, impressionné, demanda au pêcheur : « Combien de temps vous faut-t-il pour attraper autant de poissons ? »
Le pêcheur lui répondit :  « Oh, juste très peu de temps. »
« Alors, pourquoi vous ne restez pas plus longtemps en mer afin d’en attraper plus ? », rétorqua l’homme d’affaires stupéfié.
« C’est assez pour alimenter ma famille entière », lui répondit le pêcheur.
L’homme d’affaires lui demanda alors : « Ainsi, que faites-vous le restant de la journée ? »
Le pêcheur lui répondit :
 «  Et bien, je me réveille d’habitude tôt le matin, puis je pars pour aller en mer afin d’ attraper quelques poissons, pour ensuite rentrer et jouer avec mes enfants. L’après-midi, je fais une sieste avec ma femme, et lorsque se profile le soir, je rejoins mes copains dans le village pour boire un coup ; nous jouons de la guitare, nous chantons et dansons durant toute la nuit. »
L’homme d’affaires fit une suggestion au pêcheur :
«  J’ai un doctorat dans la direction des affaires. Je pourrais vous aider à devenir une personne bien plus nantie. Pour ce faire, il vous faudrait passer plus de temps en mer et essayer d’attraper autant de poissons que possible.
Quand vous aurez économisé assez d’argent, vous pourrez acheter un bateau plus grand et attraper encore plus de poissons.
Cela vous permettra donc d’acheter plus de bateaux, de fonder votre propre société et votre propre usine de production pour un réseau de distribution et des conserves.
Durant ce temps, vous aurez quitté ce village pour aller vous installer à São Paulo, où vous pourrez fonder votre quartier général afin de gérer vos autres branches. »
Le pêcheur continua : « Et après cela ? »
L’homme d’affaires se mit à rire à gorge déployée : « Après cela, vous pourrez vivre comme un roi dans votre propre maison et au moment propice, vous vous serrez rendu célèbre, ce qui vous permettra de vous lancer dans des opérations boursières et ainsi, vous deviendrez très riches. »
Le pêcheur demande, « Et après cela ? »
L’homme d’affaires dit :
 « Après cela, vous pourrez finalement prendre votre retraite, déménager et acheter une petite maison dans un village de pêche, vous réveiller tôt le matin, attraper quelques poissons, rentrer ensuite à la maison pour jouer avec vos enfants, avoir une sieste agréable avec votre femme et quand la soirée viendra, vous pourrez retrouvez vos copains pour boire un coup, jouer de la guitare, chanter et danser durant toute la nuit ! »
C’est alors que le pêcheur très perplexe lui rétorqua :
« Mais, n’est ce donc pas ce que je fais exactement maintenant ? »

Anonyme

Souffle et feu !

L’ESPRIT DESCEND sur les dis­ciples. «Je ne vous laisserai pas seul» leur avait dit Jésus, «je vous enverrai un Défenseur». La pro­messe encore une fois s’accomplit. Fidélité de Dieu à son peuple ! Souffle et feu, l’Esprit s’empare de vies d’hommes pour en faire des apôtres, des passionnés de l’annonce de la Bonne Nouvelle, des témoins fidèles du Christ, jusque dans le don d’eux-mêmes et parfois au risque de leurs vies. D’une poignée d’hommes emmu­rés dans leur peur et cloîtrés dans leur cénacle fermé, l’Esprit fait d’infati­gables témoins, des prédicateurs enthousiastes, des ambassadeurs de la loi d’amour. L’Esprit donne aux dis­ciples de relire et de comprendre ce qu’ils ont vu, vécu et entendu, ce qu’ils ont reçu au long de leur compagnonnage avec leur Maître et Seigneur. Le temps de la relecture donne sens et force à la mission qui devient la leur. Du huis clos où étaient enfermés les Apôtres, l’Église prend la mer, entraî­nant dans son sillage toute l’humanité sauvée par la mort et la résurrection du Christ. C’est ce même Esprit qui construit aujourd’hui encore nos com­munautés, qui les anime, qui fait de nous des fils et qui nous pousse à nous tourner vers le Père. Comme au pre­mier jour de l’Église, le feu de Dieu embrase nos cœurs et la Bonne Nou­velle du Ressuscité devient incandes­cence au cœur de celles et ceux qui veulent bien l’accueillir. « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. »