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Portons dans la prière


Le Seigneur de l’Alliance nouvelle n’est pas loin de nous… Puisqu’il change la mort en vie, confions-lui maintenant nos frères les hommes…

Ils manquent de vin…

Ils ne savent pas ce que sera demain, ils sont démunis, sans biens et sans certitudes… Seigneur de l’Alliance nouvelle, dis-nous de remplir les jarres, ouvre nos mains qui se ferment pour tout garder.

Ils manquent de vin…

Ils n’ont plus d’espérance, leur vie s’écoule comme une eau perdue… Seigneur de l’Alliance nouvelle, dis-nous de remplir les jarres, fais de nous les artisans d’une terre nouvelle.

Ils manquent de vin…

Ils sont révoltés, ils ne veulent plus croire ni demander… Seigneur de l’Alliance nouvelle, dis-nous de remplir les jarres, convertis-nous en disciples qui comptent sur toi.

Nous manquons de vin…

Nous sommes un en Christ et nous sommes divisés en confessions… Seigneur de l’Alliance nouvelle, dis-nous de remplir les jarres, fais-nous rechercher l’unité des églises et la communion dans nos communautés paroissiales.

Credo 2 dim ordi C


Je crois en Dieu Père,

il trouve son bonheur dans une alliance d’amour avec l’humanité.

Il veut vivre avec nous dans la joie d’une fête sans fin.

Je crois en Jésus,

il vient transformer l’eau de nos vies

en un vin qui réjouit le cœur des hommes.

Il entend l’appel de Marie

et comble au-delà de toute espérance

ceux qui mettent en lui leur confiance.

Je crois en l’Esprit Saint,

qui suscite en chacun de nous les dons les plus divers

pour que tous puissent contribuer à la réalisation de la fête.

Je crois en l’Eglise,

lorsqu’elle sait, à l’exemple de Jésus,

se mettre en retrait pour susciter l’initiative, féliciter

et mettre à l’honneur les plus petits.

« Communier sous les deux espèces ? »


  • Pourquoi n’y a-t-il que le prêtre qui communie au sang du Christ ? Que je sache, Jésus a bien dit : « Prenez et buvez-en tous ? »
  • C’est peut-être pour l’hygiène. D’ailleurs, parfois on propose que chacun trempe l’hostie qu’il a reçue dans le calice. Il y a même un mot pour cela : l’intinction. Mais il est vrai qu’on reçoit le Christ quand on communie avec l’hostie.
  • Ce qui fait donc que la communion au vin n’est pas nécessaire.
  • Pas obligatoire, en tout cas. Et pourtant, ce geste a du sens ! un sens qu’on peut choisir suivant les temps, suivant l’esprit dans lequel on est, et selon la liturgie : soit on communie au Christ venu apporter la joie à l’univers, sont on communie au Christ qui a pris sur lui toutes les souffrances, tout le mal de notre monde.
  • Oui, le vin, c’est la joie. Ou le vin, c’est le sang versé.
  • Dans les sacrifices juifs, on n’offrait pas le cadavre de la victime, mais son sang, c’est-à-dire la vie de la victime.
  • Communier au sang du Christ, c’est donc boire à sa vie offerte. C’est toujours une affaire d’amour…

Introduction aux lectures 2ème dimanche ordinaire C


Isaïe: Au retour de l’exil, tout est en ruine, le peuple se divise, les étrangers sont toujours là, la misère dure. Pourtant le prophète invite à la confiance, il le fait avec des images de lumière et de tendresse conjugale.

Corinthiens: Devant les désaccords qui règnent dans la communauté de Corinthe à cause de la jalousie et du mépris de certains membres, Paul rappelle que tout est don de l’Esprit : chacun a sa place, et l’Esprit est le même en tous.

Introduction au 2ème dim ordinaire C


Des noces de Cana qui préfigurent l’alliance nouvelle et éternelle, une Semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui commence ce mercredi, voilà deux raisons de nous réjouir et de vivre cette eucharistie comme un temps de fête et d’action de grâce… C’est Dieu lui-même qui nous y invite. En Jésus, Il prend l’initiative de nous convier à sa table. Ce qu’il nous offre, c’est lui-même, sa présence, son pardon, son amour. En dépit de nos faiblesses et de notre péché, ouvrons-nous à la joie d’être aimés de Dieu et prenons place à la table où il nous invite…

Tel fut le commencement…


« Tel fut le commencement des signes que Jésus fit », nous dit l’évangéliste. €t moi qui ai toujours eu une haute idée de Dieu, j’ai pensé que Jésus n’avait certainement pas, comme ça, d’entrée de jeu, frappé un grand coup. Et j’ai imaginé le ciel qui se déchire, la foudre, les éclairs, et une apparition, et la voix grave de Dieu qui vient mettre de l’ordre parmi tous ses sujets ; qui décore ceux qui parlent et pensent comme lui ; qui condamne et exclut ceux qui ont le malheur de penser autrement et le courage de le dire. Et ce ne serait qu’un début: le commencement des signes.

Mais Jean ne disait pas cela, lui qui était présent. Le commencement, dit-il, ce fut à un mariage, au village de Cana. Et je voyais la scène. Jésus qui vient avec sa bande de disciples. Et la joie des convives, les danses et les chants. Et le vin qui remplace l’eau réservée aux rites, l’eau qui vous met en règle, qui fait de vous des purs, l’eau qui est incolore, inodore, insipide. Et le vin coule à flots : six cuves de cent litres ! Et pas n’importe lequel, un vin millésimé. Qu’on est loin de la peur. Et quelle ambiance quand Dieu décide de faire la noce avec les hommes ! Et ce n’est qu’un début.

Et puis j’ai regardé, un à un, les convives. Et je les ai trouvés tous unis dans la fête et tous si différents. II y avait Marie qui savait ce que c’est que recevoir à table et qui était inquiète à cause du manque de vin. Et Jésus qui agit, tout naturellement, sans en tirer gloriole. Le maître du repas qui goûte et ne comprend pas. Et qui fait des reproches au marié qui, non plus, ne sait pas ce qui se passe. Et alors j’ai aimé que seuls les serviteurs sachent d’où vient le vin. Et ce sont eux qui servent. Ainsi donc, le service, voilà le premier signe, quand Dieu fait fête aux hommes.

« Comme un pécheur»


Dieu nous a parlé « par son Fils », le Verve fait chair.

Aujourd’hui, il nous parle de son Fils : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie… »

« Celui-ci est mon Fils bien aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »  Et il parle à son Fils : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice… »

Dieu nous fait entrer dans le secret de sa relation avec son Fils car nous sommes vraiment ses enfants. Ce Fils, nous le croyons poser un acte prophétique au seuil de sa mission : surtout, que nul ne l’empêche d’aller se faire baptiser « comme un pécheur » dans les eaux du Jourdain ! Déjà il nous entraîne dans l’accomplissement de la mystérieuse justice du Dieu sauveur. Et il nous la manifeste en chaque Eucharistie, où il devient pour nous pain de vie et vin de l’alliance, gage de notre salut.

Le baptême donne une identité


En recevant le baptême, Jésus reçoit en même temps son identité de la voix qui vient du ciel : « C’est toi mon Fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » C’est aussi le point de départ de sa mission. Tout au long de son ministère, il aura à annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, à pardonner, à guérir. Il fera renaître l’espérance là où il n’y en avait plus. Il s’intéressera à tout l’homme et à tout homme. En se faisant baptiser, lui qui est sans péché, il se mêle à la foule des pécheurs venue chercher une nouvelle vie auprès de Jean le Baptiste sur les rives du Jourdain, ce fleuve symbole de vie comme les grands fleuves de l’époque que sont le Nil, l’Euphrate et le Tigre. Tout baptisé reçoit son identité de fils et fille de Dieu dans le geste du baptême. Cette identité doit être pour nous une force, une inspiration et une confiance dans la vie quotidienne. Il reste à se demander, en cette Année de la foi, ce que nous faisons de notre baptême. Si le baptême est un don de notre identité véritable, il est aussi un engagement à une vie fidèle. Au moment où Jésus est nommé par le Père comme le Fils unique, il est envoyé porter la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Son identité implique immédiatement une mission. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Notre identité s’incarne dans nos tâches quotidiennes, dans nos responsabilités, quelle qu’en soit l’ampleur. Dans notre baptême, il y a tout un potentiel de vie, de foi, d’espérance et d’amour. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Notre carte d’identité est un ordre de mission et la promesse de notre baptême est de vivre notre identité dans la fidélité.

“En toi, j’ai mis tout mon amour”


Quand des petits enfants sont baptisés, rires et pleurs attendrissent souvent la famille et les amis. Cette attention portée aux bambins peut faire oublier le sens profond du baptême. À l’inverse, les adultes baptisés pendant la Vigile pascale ont parfois les yeux embués de larmes, et l’assemblée vibre à leur émotion. Ces deux célébrations de baptême, extérieurement bien différentes, expriment pourtant un même mystère. Qu’ils en aient conscience ou non, le Christ transforme profondément ceux qui sont baptisés. Son propre baptême inaugure sa mission de salut. Au moment où Jésus sort de l’eau, les cieux se déchirent et une voix se fait entendre. Oui, Jésus est le Fils bien-aimé du Père. Il vient libérer les hommes du mal et de la mort ! Et le jour de notre baptême, le Père a gravé en nous, pour toujours, cette parole qui a manifesté son Fils au monde : « C’est toi
mon fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour. » Que reste-t-il aujourd’hui de notre propre baptême ? Le vague souvenir, transmis par nos proches, d’un bébé chagrin ou béat ? L’émotion vive d’un moment spirituel intense mais révolu ? Les années, la lassitude, les révoltes et les peurs nous ont peut-être éloignés de cette parole céleste qui nous situait avec justesse devant notre Dieu. Ne serait-ce pas le moment de renouer avec notre baptême, lorsque le Père de tendresse posa sur nous son regard d’espérance ? Au-delà des échecs et des amertumes, remplis de reconnaissance pour un tel amour, reprenons avec plus de joie la route de la Vie.

Un temps nouveau va commencer


LA FÊTE DU BAPTÊME du Seigneur clôt le temps de Noël. Désormais, la liturgie ne proposera plus de méditer sur les événements qui marquèrent les premières années de la vie de Jésus. Il est fini le temps de l’enfance. Elle est finie, la vie paisible de Nazareth. L’heure de la maturité a sonné. Quelque chose de neuf va commencer. Sur les rives du Jourdain, Jean annonce la fin de sa prédication. Il prêchait un baptême de conversion et voici que maintenant « tout le peuple » est baptisé, prêt à accueillir le Messie. Solidaire de son peuple, Jésus a été baptisé lui aussi. Son baptême achève la mission de préparation qui avait été confiée au Baptiste. Un temps nouveau peut commencer. Ce nouveau commencement plonge ses racines dans la prière. L’évangéliste Luc prend soin de bien souligner ce point : Jésus se recueille après avoir été baptisé. C’est dans la prière qu’il accueille l’Esprit Saint, c’est en elle qu’il entend la voix du Père annoncer ouvertement qu’il est son Fils, c’est-à‑dire le Messie, le Sauveur attendu par Israël. La prière et la mission apparaissent ainsi indissociables.

Toute vie connaît ses périodes de remise en question. Elles interrogent le sens donné à notre existence et traduisent le désir d’un nouvel élan, d’une orientation nouvelle, plus conforme aux aspirations de notre coeur. L’évangile d’aujourd’hui rappelle que toute vocation se fonde ou se refonde dans la prière, cet espace où se découvre l’amour trinitaire.

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