Archives de Catégorie: A l’école

Manger pour vivre

C’est la loi biologique de notre condition humaine : il faut manger pour vivre. Notre vie spirituelle suppose elle aussi d’être nourrie, entretenue, pour croire et être féconde. En multipliant les pains et les poissons pour la foule venue écouter son enseignement, Jésus répondait, certes, à un besoin physique immédiat. Mais il révélait déjà tout son amour pour les hommes et son désir de les combler de la vraie nourriture : sa vie même, son corps livré comme Pain de vie, son sang versé comme sang de l’Alliance. Ainsi, communier c’est être nourri de la vie de Jésus, enrichi de ses propres forces, rendu capable de son amour.

De même que nous mangeons pour vivre, nous communions à l’Eucharistie pour vivre en disciples de Jésus… Que faisons-nous de nos communions ?

Quelle vie font-elles grandir en nous ? Pour méditer ces interrogations, demandons-nous vraiment ce qui nous manquerait si nous n’avions pas l’Eucharistie… Nous est-elle vraiment « vitale » ? Si non, une période de « jeûne eucharistique », un temps de retraite spirituelle pour en retrouver le sens, peuvent aider à retrouver la grandeur de ce sacrement. Si oui, pensons à prier pour ceux qui en sont privés et en souffrent, et demandons au Seigneur de leur donner autrement la grâce de son amour.

Ami de passage …

Ami de passage …

Ami de passage
Qui que tu sois
Nous sommes heureux de t’accueillir.
Te voilà dans une église
Que nous te demandons de respecter.
Cette église est le témoin
Que les générations précédentes nous ont laissé :
Témoin de l’habileté de leur savoir-faire.
Témoin de la foi en leur Dieu
Ici, ils ont porté leurs joies et leurs peines
Ici, ils ont célébré la présence de Jésus-Christ.

Ami de passage
Cette église est toujours le lieu de recueillement
Le lieu de la prière
Le lieu du rassemblement pour l’Eucharistie.
Nous te faisons confiance :
Ne dérange pas son ordre
Ne dénature pas sa destination.
Avec tes yeux et ton cœur
Regarde la beauté du travail des hommes
Cherche la présence discrète de Dieu.

Ami de passage
Que cette visite reste en toi
Comme un moment de paix.

La communauté des chrétiens de Sion

Qui est aveugle?

Qui est aveugle?

Poutre ou doigt dans l’oeil, peu importe! C’est l’aveuglement. Se tromper sur soi‑même pour mieux dénigrer l’autre pour mieux savourer la condamnation qu’on lui décoche. Donner de soi et à soi des images avantageuses pour mieux noircir celles de ceux que l’on fréquente et plus encore de ceux que l’on ne fréquente pas.

Mais ce « on » anonyme, ce non-je est encore une manière de se cacher à soi‑même et de se fuir. Je, oui! je me livre donc à un jeu permanent et subtil d’images qui trahissent la réalité de ce que je suis, de qui je suis, comme de la famille, du groupe, du parti ou de l’Église à laquelle j’appartiens, et qui salissent la vérité de l’autre ainsi que les institutions auxquelles il adhère et dans lesquelles il vit.

Étrange aveugle, suis‑je! qui prétends voir clair et, d’un élan charitable et sûr, prends la main de ceux que je dis frappé de cécité pour les conduire sur les chemins de la vérité. Etrange aveugle, suis‑je! qui donne des leçons pour des vétilles et des poussières en oubliant de balayer devant ma porte.

Livrant ces messages en forme de dictons, Jésus réduirait‑il sa mission à celle d’un psychologue qui se doublerait d’un moraliste? Non! Il conduit ses auditeurs au‑delà d’un savoir‑vivre          social. Il trace le chemin obligé par lequel les hommes deviennent des frères (par trois fois, il parle de frères) qui se tournent         vers Dieu pour lui dire en vérité: « Notre Père ».

Hyacinthe VULLIE