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La joie de Dieu

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui…

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus…

Ils avaient deviné les sentiments qui remplissaient ton cœur, Seigneur. Ils se sentaient reconnus, aimés, malgré leurs péchés… malgré le mépris dont les enveloppaient les Pharisiens I Près de toi, ils retrouvaient un sens à leur vie; la joie revenait.

Cette joie, elle était aussi dans ton cœur, Jésus.

Et tu la partageais tout simplement en mangeant avec eux,

en t’invitant même chez eux à l’occasion, comme chez Zachée, à Jéricho.

Cette joie, tu aurais bien voulu la partager aussi avec tous,

surtout avec les responsables du Peuple de Dieu…

Mais ceux-ci, du haut de leur fidélité à la Loi, récriminaient contre toi.

Ils n’admettaient pas qu’un honnête homme fréquente ces gens-là !

Patiemment, tu essayes de leur ouvrir le cœur pour que ta joie y pénètre.

Par trois paraboles successives,

tu nous décris l’attitude de Dieu:

son ardeur à rechercher le pécheur,

sa joie lorsque celui-ci revient,

joie qu’il veut partager avec toutes ses créatures…

Donne-nous de comprendre ton message, Seigneur,

et de nous ouvrir à ce Dieu qui nous aime tant !

Nous sommes des brebis souvent égarées…

mais Dieu poursuit ses recherches, inlassablement,

jusqu’à ce qu’il retrouve la brebis perdue.

Il t’a envoyé sur terre pour cela,

pour que tu ramènes sur tes épaules chaque brebis perdue, chaque pécheur.

Donne-nous d’accueillir dans la confiance et la joie une telle tendresse !

C’est fête dans le ciel:

les anges partagent la joie de Dieu pour un pécheur qui se convertit.

Que ce soit fête aussi sur terre !

Il faut festoyer et se réjouir, car le frère qui était mort est revenu à la vie !

Change notre cœur, Seigneur; donne-nous un regard semblable au tien,

fais-nous partager ta soif de sauver tous les hommes

et ta joie de les voir auprès de toi, tous animés d’un même amour fraternel.

Je crois pourtant

Je sais que beaucoup d’hommes vivent sans espérance,
et je crois pourtant que Dieu ne désespère d’aucun d’eux.

Je sais que le monde est imparfait, ingrat et cruel,
et je crois pourtant que Dieu compte sur nous pour le rendre habitable.

Je sais que dans tout homme se cachent des réserves insoupçonnées de cruauté,
et je crois pourtant que l’Esprit Saint peut le rendre capable d’aimer.

Je sais que notre liberté est souvent illusion et nos pouvoirs minuscules,
et je crois pourtant que rien n’est fatal, surtout pas le sens des choses.

Je sais que la mort a toujours le dernier mot,
et je crois pourtant que le cœur de Dieu ne laisse perdre aucun moment de vie.

Je sais que ma vie est celle d’un pécheur : je ne compte pas sur ma vertu,
et je crois pourtant que Jésus m’ouvrira le pardon de Dieu.

Je sais que les hommes naissent dans une culture, une histoire, une religion,
et je crois pourtant que l’amour a quelque chose d’éternel.

Je sais que ce que je sais du monde n’est presque rien,
et je crois pourtant que je sais l’essentiel quand je dis en Eglise :
je crois en Dieu le Père tout puissant, Créateur du ciel et de la terre.

Mgr Jacques Noyer (évêque d’Amiens)

Perdu et retrouvé

             Christine Reinbolt

Je suis perdu, Seigneur,

lorsque la tristesse assombrit mon visage

et que le manque de courage

m’empêche de lever mon regard vers la lumière.

Je suis perdu, Seigneur,

quand la rancœur et la colère

défigurent mes traits

et changent mon regard.

Je suis perdu, Seigneur,

lorsque mes paroles blessent

et mes critiques démolissent

sans laisser la moindre porte ouverte.

Mais je te retrouve, Seigneur,

quand le sourire et la joie de vivre

illuminent mes yeux dans un grand éclat de rire.

Je te retrouve, Seigneur,

lorsque j’ose faire le premier pas

et tendre la main, en aimant, tout simplement.

Je te retrouve, Seigneur,

lorsque tu m’accueilles, sans condition,

en ouvrant tout grand tes bras de père.

Je crois, Dieu…


 
Par les rayons de lumière qui s’unissent à la mer,
Par le murmure des ondes qui résonnent dans la nuit,
Les profondeurs des eaux cachant tant de mystères,
Je crois, Dieu, que tu vis.

Par le feuillage enflammé qui s’éteint dans l’hiver,
Les verts pâturages soudain recouverts de diamants,
Par les perles de pluies qui enrichissent la terre,
Je crois, Dieu, que tu es grand.

Par le sourire d’un enfant qui ne connaît plus la souffrance,
Par les mains d’un vieillard qui s’élèvent en louanges,
Par la paix que tu mets dans le cœur le plus meurtri,
Je crois, Dieu, que tu agis.

Par tes promesses que tu ne manques jamais d’accomplir,
Comme les bourgeons du printemps sont appelés à s’ouvrir,
Par ta parole dont la vérité est l’essence même,
Je crois, Dieu, que tu es fidèle.

Par Jésus qui devant la foule des hommes perdus,
Est venu dans notre monde apporter le salut,
Par ses larmes, ses angoisses, sa victoire sur l’enfer,
Je sais, Dieu, que tu nous aimes.

Site Prier.be

il y a des jours où je suis perdu

Il y a des jours

où je suis perdu,

où je me déteste,

où je ne peux plus me regarder en face,

où je ne me sens plus le droit de vivre.

Ces jours‑là, il y en a un qui ne me déteste pas,

un qui part à ma recherche

quand la nuit m’a revêtu de désespoir.

Un qui sait où je me cache

et quels mots trouver pour m’apaiser.

Oui, tu es mon berger, Seigneur.

Par tous les temps,

tu pars à ma recherche.

Tu es celui qui me sauve.

Je t’aime,

toi sur qui je peux compter

plus que sur moi‑même.

Ce que je crois

Aujourd’hui, dans la nuit du monde et l’espérance de la Bonne Nouvelle,
j’affirme avec audace ma foi en l’avenir de l’humanité !
Je refuse de croire que les circonstances actuelles
rendront les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de croire que l’être humain n’est qu’un fétu de paille, ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des évènements.
Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif
de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre,
que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir réalité.
Je refuse de faire mienne la prédiction cynique que les peuples descendront l’un après l’autre dans le tourbillon du militarisme, vers l’enfer de la destruction thermonucléaire.
Je crois que la vérité et l’amour sans conditions auront le dernier mot effectivement.
La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent,
il reste l’espoir d’un matin radieux.
J’ose croire qu’un jour tous les habitants de la terre  pourront recevoir trois repas par jour
pour la vie de leur corps, pour l’éducation et la culture, pour la santé de leur esprit, l’égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.
Je crois également qu’un jour, toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour.
Je crois également que la volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi.
Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble,
chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier dans sa vigne,
 et personne n’aura plus raison d’avoir peur.
Je crois fermement que nous l’emporterons !

Martin Luther King

Qui suis-je, Seigneur,

Qui suis-je, Seigneur,

        pour que tu sois venu me chercher ?

      Qui suis-je pour que tu t’intéresses à moi,

    toi, le Dieu saint, Dieu du ciel et de la terre ?

   Tu en connais des justes, des hommes religieux,

 des saints, des gens qui savent comment te parler…

  Qui suis-je pour que tu me donnes tout ton temps

       et qu’à notre retour tu inaugures la fête ?

       je n’ai rien fait dont je puisse me vanter.

           Ce n’est pas pour ce que j’ai fait

              que tu me cherchais partout,

                   c’est pour ce que je suis:

            ton enfant.