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Comme le Christ nous a aimés

«Tout est à vous », dit Paul. À nous ? Oui, tout nous appartient : « le monde et la vie et la mort, le présent et l’avenir ». Tout appartient à l’Église qui est, selon le mot du théologien Yves Congar, le « nous » des chrétiens. Mais surtout, et c’est la pointe de Paul, l’Église est « au Christ et le Christ est à Dieu ». La parole adressée à Moïse est donc notre feuille de route : « Soyez saints, car moi, le ­Seigneur votre Dieu, je suis saint. » Cette sainteté n’a aucune pensée de haine, ne se venge pas, ne garde pas rancune. Elle n’est qu’amour et vérité : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » mais « tu n’hésiteras pas à réprimander ton compagnon ». Elle nous sauve : « Ainsi tu ne partageras pas son péché. » La sainteté, c’est tout ! Jésus, dans le sermon sur la montagne, précise les exigences de ce projet de vie : « Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. » L’agresseur sera peut-être tellement surpris qu’il te demandera pardon pour sa colère. S’il « te réquisitionne pour faire mille pas, fais en deux mille avec lui. » Les mille pas supplémentaires, tu pourras choisir la direction et vous aurez fait connaissance en route. Pour porter du fruit, l’amour se dépense à l’excès. Jésus va le révéler en vivant cet excès jusqu’au bout, sur la croix. Il est giflé, fouetté, humilié. Pardon, Seigneur, pour nos péchés. Il a gravi le Golgotha. Merci, Seigneur, de nous entraîner jusqu’en ta résurrection. Dans cette traversée, l’amour a tout conquis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux. » Aimer comme le Christ nous a aimés, c’est tout

Comme votre Père céleste

Soyez saints, car moi, le Seigneur, je suis saint » (1ère lecture). La bible affirme, avec une force particulière, la transcendance de Dieu. On ne s’introduit pas auprès de lui par effraction !

Pourtant, nous sommes invités à avoir part à sa sainteté : « N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous. » (2ème lecture). Dieu ne cessera de se faire de plus en plus proche et de nous hausser au-dessus de ce que nous croyons être, pour nous révéler ce que nous sommes : « Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu. Chaque eucharistie est un appel à vivre le don que le Christ fait de lui-même à Dieu et à nous. Il s’agit toujours d’amour sans mesure : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Evangile).

Une trace nouvelle

“TOUT EST À VOUS, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. » Lapidaire définition de la liberté chrétienne ! Un lien invisible propose un chemin au fil des textes de ce dimanche. « Tout est à vous… » Vous êtes maîtres de vos choix et de vos actes. Vous avez pouvoir sur le monde, sur les autres et sur vous-mêmes. Ignorer ce pouvoir serait fuir votre propre responsabilité. Vous pouvez choisir la vie ou la mort, l’amour ou la haine. « Mais vous êtes au Christ… » Vous êtes le temple où il a choisi d’habiter. Parce que vous êtes ce temple et que vous croyez en son amour, comme lui, vous êtes appelés à revêtir un manteau de sainteté. Manteau qui reflète la couleur cachée de votre cœur. Parce que vous êtes chrétiens, chacun de vos actes affecte la beauté du temple et le visage du Christ qui se dessine en vous et par vous. « Et le Christ est à Dieu… » Par lui, vous aussi, vous êtes à Dieu, vous appartenez à un « ordre » différent du monde : un ordre aux valeurs renversées, où l’amour déplace les frontières du possible et du raisonnable selon les vues humaines. Parce que tout est à vous, que vous êtes au Christ, et que le Christ est à Dieu, vous êtes appelés à vivre une forme de folie : aimer quand on ne vous aime pas, rendre le bien pour le mal, choisir la non violence. Marquez donc ce monde d’une trace nouvelle, qui défie ses tendances spontanées et renoue avec une certaine harmonie de la création. En faisant cela, vous élèverez par votre vie un temple pour Dieu, un temple où tout homme pourra le rencontrer. Oui, c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra votre Dieu.

Comme votre Père !

La Loi du talion : « Œil pour œil, dent pour dent » nous semble dur.

En réalité, elle venait limiter la vengeance, restreindre la cruauté de l’homme.

Moi, je vous dis…

Tu n’es pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir (Mt5,17).

Tu la pratiques toi-même en lui donnant tout son sens :

Dépasser la lettre de la Loi pour en découvrir l’esprit.

Tu ne formules pas de nouvelles lois :

Tu nous invites à aller au-delà !

La Loi est un chemin vers Dieu ;

Tu nous appelles à rejoindre notre Père des cieux,

À le contempler et à l’imiter ;

Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait !

C’est l’amour alors qui devient la règle de nos relations avec lui

Et de nos rapports entre nous.

Or l’amour n’a pas de limites.

Il n’est plus question de « permis » ou de « défendu » ;

Il s’agit d’aimer toujours et partout !

Ce n’est pas facile, Seigneur !

Tu le sais… Tu as vécu cela… et tu en es mort !

C’est une mort permanente de notre orgueil, de notre égoïsme…

Un renoncement à nous-mêmes qui dépasse nos capacités.

Veux-tu cette mort, Seigneur ?

Comme au jeune homme riche qui n’a pas le courage de te dire « oui »,

Tu nous réponds :

Pour les hommes, c’est impossible ; mais pas pour Dieu ! (Mt 19,26).

Et tu nous fais comprendre

Que ce n’est pas la mort que tu veux pour nous,

Mais la vie, la vraie Vie, la tienne, Jésus.

Cette vie, tu viens la développe en nous par l’eucharistie.

Nous t’en remercions, Seigneur !

Oui, viens vivre en nous !

Alors avec toi, par toi, en toi, notre vie sera amour pour le Père

Et pour tous nos frères !

Règle de vie pour l'être humain

1. Un corps t’a été donné. 
Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

2. Tu vas apprendre des leçons. 
Tu es inscrit dans une école informelle à plein temps appelée “Vie”. 
Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. 
Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.

3. Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. 
La croissance est un processus d’essai et d’erreur par l’expérimentation. 
Les expériences “ratées” font tout autant part du processus que celles qui “réussissent”.

4. Une leçon sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise. 
Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. 
Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

5. Apprendre des leçons ne finit jamais. 
Il n’y a pas de partie de “Vie” qui ne contienne de leçon. 
Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

6. “Ailleurs”, n’est pas meilleur qu’ ”ici”. 
Quand ton “ailleurs” est devenu “ici”, tu obtiens à nouveau un autre “ailleurs” qui à son tour te semblera meilleur qu’ ”ici”.

7. Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. 
Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en Toi.

8. Ce que tu fais de ta “Vie” dépend de toi. 
Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. 
Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.

9. Tes réponses sont en toi. 
Les réponses aux questions de la “Vie” sont en toi. 
Tout ce qu’il te faut c’est regarder, écouter et faire confiance.

10. A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci…

Source: Anonyme.

Qui êtes-vous ?

Une femme était dans le coma et se mourrait.
Elle eût soudain l’impression qu’on l’amenait au ciel et qu’elle se trouvait au lieu du jugement.

– Qui êtes-vous? » demanda une voix.
– Je suis la femme du maire, répondit-elle.

– Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la femme, mais bien qui vous êtes.
– Je suis la mère de quatre enfants.

– Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la mère, mais bien qui vous êtes.
– Je suis maîtresse d’école. »

– Je ne vous ai pas demandé qu’elle est votre profession, mais bien qui vous êtes. 

Et cela continua ainsi, quelque fût sa réplique, 
elle ne semblait pas fournir de réponse satisfaisante à la question .

– Qui êtes-vous? 
– Je suis chrétienne. »

– Je ne vous ai pas demandé votre religion, j’ai demandé qui vous êtes.
– Je suis celle qui est allée tous les jours à l’église et qui a toujours aidé les pauvres et les miséreux.

– J’ai demandé non ce que vous avez fait, mais qui vous êtes.

Elle a manifestement échoué à l’examen, puisqu’on l’a renvoyée sur terre.
Quand elle se remis de sa maladie, elle décida de découvrir qui elle était.
Et cela fit toute la différence.

Votre tâche consiste à être. 
Pas à être quelqu’un, pas à n’être personne, 
parce que cela implique avidité et ambition; 
pas à être ceci ou cela et ainsi devenir conditionnné, 
mais juste à Être. 

Source: Anonyme

Mourir et renaître

Un homme trés pauvre dans un village avait un splendide cheval blanc. 
Même les rois l’enviaient et lui en offraient un prix fabuleux.
Mais le vieil homme refusait et disait: 
« pour moi ce cheval n’est pas un animal..c’est un ami..le … m’est impossible »!

Un beau matin l’animal n’était plus dans l’écurie..il avait disparu. 

Tout le village se rassembla et le traita de vieux fou…
« On t’avais bien dit de le … . 
tu serais riche aujourd’hui et maintenant te voila sans cheval! 
Quel malheur! quelle malchance! »

Le vieil homme répliqua: « Vous allez trop loin. 
Le cheval n’est plus dans l’écurie. 
C’est tout… 
Qui vous permet de juger et de dire si c’est une chance ou une malchance! ».. 

Les gens se mirent à rire croyant que le vieil homme était devenu fou..
il coupait son bois.. ne se préoccupait de rien.. cet homme était donc fou!

15 jours plus tard, le cheval qui n’avait pas été volé 
mais s’était echappé revint avec une douzaine de chevaux sauvages.

De nouveaux les villageois arrivèrent et dirent:
« Tu avais raison vieil homme, nous nous trompions en parlant de malheur. 
En réalité c’était une bénédiction.
Nous sommes désolés! »
Le vieil homme répondit: « Vous allez encore trop loin!
Le cheval est revenu avec douze compagnons..c’est tout. 
Ne jugez pas à nouveau! »
Vous ne connaissez qu’un fait isolé 
et à moins de ne connaitre toute l’histoire personne ne peut conclure..

Le vieil homme avait un fils unique. 
En dressant les chevaux sauvages il se cassa les deux jambes.

Les villageois revinrent encore et ne purent s’empêcher de juger.
« Tu avais raison, ce n’était pas une bénédiction, 
mais un nouveau malheur!. 
ton seul soutien de vieillesse!. 
Te voila plus pauvre que jamais! »
Le vieil homme dit. « Juger est une manie chez vous! mon fils s’est cassé les jambes..
Qui sait si c’est un bien ou un mal.. c’est ainsi. c’est tout! »

Quelques semaines plus tard le pays entra en guerre.
Tous les jeunes furent mobilisés et envoyés au front sauf le fils du vieil homme..
Le village tout entier pleurait et dit au vieil homme. 
« Tu avais raison. 
Ton fils a beau être mal en point il est prés de toi…
nos fils sont partis pour toujours! »

Le vieil homme dit..
« Il est décidément impossible de parler avec vous, vous n’arrêtez pas de juger! »
Dites simplement que vos fils ont été enrolés de force dans l’armée et non le mien! »

Personne ne saura jamais si c’est un malheur ou un bienfait hormis Dieu..

Tu ne jugeras pas sinon tu ne pourras jamais faire un avec le tout. 
Tu resteras obsédé par des fragments, tu tireras des conclusions à partir de faits infimes..

Source: Tiré de « Mourrir et renaître d’Osho »