« Comme un pécheur»

Dieu nous a parlé « par son Fils », le Verve fait chair.

Aujourd’hui, il nous parle de son Fils : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie… »

« Celui-ci est mon Fils bien aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »  Et il parle àson Fils : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice… »

Dieu nous fait entrer dans le secret de sa relation avec son Fils car nous sommes vraiment ses enfants. Ce Fils, nous le croyons poser un acte prophétique au seuil de sa mission : surtout, que nul ne l’empêche d’aller se faire baptiser « comme un pécheur » dans les eaux du Jourdain ! Déjà il nous entraîne dans l’accomplissement de la mystérieuse justice du Dieu sauveur. Et il nous la manifeste en chaque Eucharistie, où il devient pour nous pain de vie et vin de l’alliance, gage de notre salut.

Le baptême donne une identité

Le baptême donne une identité

En recevant le baptême, Jésus reçoit en même temps son identité de la voix qui vient du ciel : « C’est toi mon Fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » C’est aussi le point de départ de sa mission. Tout au long de son ministère, il aura à annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, à pardonner, à guérir. Il fera renaître l’espérance là où il n’y en avait plus. Il s’intéressera à tout l’homme et à tout homme. En se faisant baptiser, lui qui est sans péché, il se mêle à la foule des pécheurs venue chercher une nouvelle vie auprès de Jean le Baptiste sur les rives du Jourdain, ce fleuve symbole de vie comme les grands fleuves de l’époque que sont le Nil, l’Euphrate et le Tigre. Tout baptisé reçoit son identité de fils et fille de Dieu dans le geste du baptême. Cette identité doit être pour nous une force, une inspiration et une confiance dans la vie quotidienne. Il reste à se demander, en cette Année de la foi, ce que nous faisons de notre baptême. Si le baptême est un don de notre identité véritable, il est aussi un engagement à une vie fidèle. Au moment où Jésus est nommé par le Père comme le Fils unique, il est envoyé porter la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Son identité implique immédiatement une mission. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Notre identité s’incarne dans nos tâches quotidiennes, dans nos responsabilités, quelle qu’en soit l’ampleur. Dans notre baptême, il y a tout un potentiel de vie, de foi, d’espérance et d’amour. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Notre carte d’identité est un ordre de mission et la promesse de notre baptême est de vivre notre identité dans la fidélité.

“En toi, j’ai mis tout mon amour”

Quand des petits enfants sont baptisés, rires et pleurs attendrissent souvent la famille et les amis. Cette attention portée aux bambins peut faire oublier le sens profond du baptême. À l’inverse, les adultes baptisés pendant la Vigile pascale ont parfois les yeux embués de larmes, et l’assemblée vibre à leur émotion. Ces deux célébrations de baptême, extérieurement bien différentes, expriment pourtant un même mystère. Qu’ils en aient conscience ou non, le Christ transforme profondément ceux qui sont baptisés. Son propre baptême inaugure sa mission de salut. Au moment où Jésus sort de l’eau, les cieux se déchirent et une voix se fait entendre. Oui, Jésus est le Fils bien-aimé du Père. Il vient libérer les hommes du mal et de la mort ! Et le jour de notre baptême, le Père a gravé en nous, pour toujours, cette parole qui a manifesté son Fils au monde : « C’est toi
mon fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour. » Que reste-t-il aujourd’hui de notre propre baptême ? Le vague souvenir, transmis par nos proches, d’un bébé chagrin ou béat ? L’émotion vive d’un moment spirituel intense mais révolu ? Les années, la lassitude, les révoltes et les peurs nous ont peut-être éloignés de cette parole céleste qui nous situait avec justesse devant notre Dieu. Ne serait-ce pas le moment de renouer avec notre baptême, lorsque le Père de tendresse posa sur nous son regard d’espérance ? Au-delà des échecs et des amertumes, remplis de reconnaissance pour un tel amour, reprenons avec plus de joie la route de la Vie.

Parole pour la route

« Alors le ciel s’ouvrit… L’Esprit Saint descendit sur Jésus… Du ciel une voix se fit entendre: C’est toi mon fils: moi, aujourd’hui, je t’ai engendré… »

Ce qui s’est produit pour le Christ s’est produit pour chacun et chacune de nous. Comme le Christ, nous avons été baptisés; comme à lui la voix du Père nous a dit: Tu es mon fils aimé, tu es ma fille aimée!

Cette voix nous parle toujours: elle nous rappelle notre dignité de fils et de filles de Dieu, elle nous envoie crier à nos frères: « Vous êtes les bien‑aimés du Père! »

Nous qui avons été plongés dans l’Esprit Saint, mais qui avons peur de l’avenir, écoutons cette voix qui nous dit: « Tu es mon fils, tu es ma fille, je suis avec toi, en toi j’ai mis toute ma tendresse! »

Invitation de la Folie

La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle. 
Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa:
On joue à cache-cache ?
Cache-cache ? C’est quoi, ça ? – demanda la Curiosité.
Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. 
Quand j’ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse. 

1, 2, 3,…la Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où. 
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre. 
La Joie courut au milieu du jardin. 
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher. 
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient. 
Le Désespoir étaient désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! Cria la Folie.

Je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut la Curiosité, 
car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. 
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture 
nesachant pas de quel côté il serait mieux caché. 
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité… 

Quand ils furent tous réunis, la Curiosité demanda:
Où est l’Amour ?
Personne ne l’avait vu. 
La Folie commença à le chercher. 
Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers. 
Mais elle ne trouvait pas l’Amour. 
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri. 
C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un oeil. 
La Folie ne savait pas quoi faire. 
Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours. 
L’Amour accepta les excuses.

Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours.

Source: Anonyme .www.lespasseurs.com

Prière méditative.

« Le peuple était en attente »

Et moi, est-ce que j’attends encore?

Ou bien ai-je tout ce qu’il me faut,

ayant rempli à ras bord

les placards de ma vie,

ayant économisé sur tout,

sur la joie, la tendresse,

l’humilité, la bienveillance?

Ai-je vraiment tout ce qu’il me faut,

ou ai-je encore de la place pour recevoir

un trésor extraordinaire?

Si mon coeur affiche complet,

il passera le long du Jourdain 

content de lui et sans te voir.

Si j’ai un peu de place pour toi, Seigneur,

c’est bien mon Sauveur, que je reconnaîtrai,

plongé dans les eaux troubles de ma vie.