Méditation

Seigneur Jésus,

quand tu as rencontré la Samaritaine

au puits de Jacob,

tu lui as promis une eau vive

qui deviendrait en elle source de vie éternelle.

Cette eau préfigurait celle de notre baptême,

eau de lumière et de vie.

Pour l’eau de notre baptême,

sois béni, Seigneur Jésus.

Quand, durant la nuit,

Nicodème est venu vers toi en quête de lumière,

tu lui as parlé de la nécessité

de naître de l’eau et de l’Esprit

pour entrer dans le royaume de Dieu.

Cette eau et cet Esprit annonçaient l’eau

qui a coulé sur nous

et de l’Esprit qui nous a été donné

le jour de notre baptême.

Pour l’eau et pour l’Esprit

qui nous ont fait renaître,

sois béni, Seigneur Jésus.

Quand le soir de la Cène ;

tu as pris le pain et que tu as dit :

« Ceci est mon corps »,

ce pain est devenu pain du ciel

et pain de vie éternelle.

Pour le pain, semence de vie éternelle,

sois béni, Seigneur Jésus.

Quand tu as pris la coupe dans tes mains,

et que tu as dit : « Ceci est la coupe de mon sang,

le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle »,

ce vin est devenu le signe de la fête éternelle.

Pour le vin qui, déjà,

nous fait prendre part à la fête du Royaume,

sois béni, Seigneur Jésus.

Prière de la fin du temps de Noël

A la fin de ce temps de Noël, nous te bénissons, Seigneur.

Tu as voulu que Jésus naisse parmi les pauvres, dans une crèche.

Avec Marie, nous te rendons grâce pour cette chaîne d’amour 
dans laquelle nous sommes entrés.

Avec les bergers, nous te louons pour la venue du sauveur promis.

Avec les mages, nous adorons Jésus, le Messie, l’enfant-roi.

Avec Jean-Baptiste, nous entendons ta déclaration d’amour : 
« Tu es mon enfant bien-aimé ».

Merci, Seigneur, pour tous les trésors d’amour que tu nous donnes.

AMEN.

Le noeud

La galère fendait les eaux depuis 2 semaines quand une terrible tempête se leva. 
De mémoire de Grec, on n’avait jamais vu un tel ciel : 
noir comme l’ébène, lourd comme du plomb et menaçant comme une armée d’Erinyes.

C’était l’époque où l’on ne savait pas encore naviguer en remontant le vent 
mais seulement en vent arrière, les voiles en biseau, 
gonflées à craquer par le zéphyr en furie.

Armatios, le capitaine, tentait de garder son sang froid : 
il aurait voulu être partout en même temps. 
A l’avant pour motiver ses hommes, au pied du mât pour rabattre un peu la lourde toile, 
mais il se devait de rester à l’arrière pour maintenir le cap et le lourd safran en place. 
Il hurlait ses ordres, aussitôt emportés par la tempête dans les flots grondant.

Soudain, une drisse céda sous la force conjuguée des éléments : 
« Capitaine ! Capitaine ! La voile est déchirée, que fait-on ? 
Nous allons nous écraser contre les récifs si le vent ne nous dirige plus…! »

Armatios, toujours debout à l’arrière de la galère, cria : « Je ne peux lâcher la barre, 
que l’un d’entre vous rattrape la drisse et la noue le plus solidement 
pour qu’elle ne s’échappe plus. 
Il sera récompensé celui qui parviendra à nouer le bout et rétablir l’assiette du navire. »

Alors les hommes se regardèrent et l’un d’eux dit :
« Laissez faire, je connais par coeur le triple noeud de chaise.  » 
Il rattrapa la drisse et entreprit de la nouer 
mais ses efforts furent interrompus par une nouvelle bourrasque et il lâcha prise. 
Le navire se rapprochait dangereusement des rochers.

Un second marin rattrapa à temps la drisse folle et dit : « A moi ! 
Je sais faire mieux que personne le quadruple noeud de cabestan ! 
 » Mais le vent arracha la drisse de ses mains calleuses alors 
qu’il était en train d’entamer le quatrième noeud… 
Le temps était compté : la galère était encore plus proche des récifs.

Enfin, un troisième marin s’empressa de rattraper le bout et assura 
qu’il était « certain, par Zeus, de bloquer cette drisse avec un tour mort et deux demi-clés ». 
Peine perdue : avant que la deuxième demi-clé ne fut nouée, 
une lame plus forte que les autres avait nettoyé le pont et fauché les hommes. 
La galère n’était plus qu’à une encablure du rivage hérissé de rochers.

C’est alors qu’Armatios, excédé par l’incompétence 
et la vantardise de ses marins donna la barre au second 
et vint lui-même attraper la drisse. 
En un tournemain, le bout fut noué et la voilure rétablie 
permit à la galère de retrouver un semblant de stabilité dans les éléments en furie.

Le courage et la force de leur capitaine avaient réduit les hommes au silence et, 
dans le vacarme du vent et des vagues, 
Armatios hurla ces paroles décisives : « Bande d’incapables !
Vous savez pourquoi je suis votre capitaine ? 
Ce n’est pas parce que je suis plus fort ou plus habile ! 
Je ne connais pas plus de noeuds que vous : 
mais je sais quel noeud convient le mieux à la situation. 
Je ne vous avais pas demandé de prouver votre expérience, 
je vous ai simplement demandé de faire un noeud solide ! »

…………………………………………………..

Les paroles d’Armatios ont beau être brutales, elles n’en sont pas moins vraies: 
dans la vie courante, dans une situation professionnelle, 
à chaque fois que l’on exige de vous que vous solutionniez rapidement 
et complètement un problème, ce n’est pas la démonstration de votre expérience 
qui intéresse le donneur d’ordre, 
c’est l’application de cette expérience à l’identification et à la solution d’un problème.

Source: Transmis par Josy ...www.lespasseurs.com

Le Mal existe-t-il ?

Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question : 
«Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe? » 
Un étudiant a bravement répondu : « Oui, Il l’a fait ! » 
Le professeur a dit : Dieu a tout créé ? 
« Oui, monsieur », a répliqué l’étudiant. 

Le professeur a répondu : 
« Si Dieu a tout créé, Il a donc créé le mal 
puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui 
définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais.» 

L’étudiant était silencieux devant une telle réponse. 
Le professeur était tout à fait fier de lui-même 
et il se vantait aux étudiants 
qu’il avait prouvé encore une fois que la foi chrétienne était un mythe. 

Alors un autre étudiant a levé sa main et a dit : 
« Puis-je vous poser une question, professeur ?» 

« Bien sûr » , a répondu le professeur. 
L’étudiant a répliqué : « Professeur, le froid existe-t-il ? » 

« Quel genre de question est-ce cela ? Bien sur qu’il existe. 
Vous n’avez jamais eu froid ? » a répliqué le professeur. 

Le jeune homme a répondu : « En fait, monsieur, le froid n’existe pas. 
Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, 
est en réalité l’absence de chaleur. 
Tout individu ou tout objet est sujet a l’étude 
quand il possède ou transmet de l’énergie. 
La chaleur est produite par un corps ou une matière 
qui transmet de l’énergie. 
Le zéro absolu (-273°C) est l’absence totale de chaleur; 
toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. 
Le froid n’existe pas. 
Nous avons créé ce mot pour décrire la façon 
dont nous ressentons que nous n’avons aucune chaleur ». 

L’étudiant continue: « Professeur, l’obscurité existe-t-elle? » 
Le professeur répond : « Bien sûr qu’elle existe ! » 
L’étudiant a répondu : « Vous avez encore tort, monsieur. 
L’obscurité n’existe pas non plus. 
L’obscurité est en réalité l’absence de lumière. 
Nous pouvons étudier la lumière, mais pas l’obscurité. 
En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton 
pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs 
et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur. 
Vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité. 
Un simple rayon de lumière fait irruption dans un monde d’obscurité et l’illumine. 
Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité? 
Vous mesurez la quantité de lumière présente. 
N’est-ce pas vrai ? L’obscurité est un terme de lumière ». 

Finalement, le jeune homme demande au professeur : 
« Monsieur, le mal existe-t-il ? ». 

Maintenant incertain, le professeur a répondu : 
« Bien sûr comme je l’ai déjà dit. 
Nous le voyons chaque jour. 
C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme. 
C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde.
Ces manifestations ne sont rien d’autre que le mal ! » 

L’étudiant a répondu : 
« La Mal n’existe pas Monsieur, 
ou au moins il n’existe pas de lui-même. 
Le mal est simplement l’absence de Dieu. 
Il est comme l’obscurité et le froid, 
un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu. 
Dieu n’a pas créé le Mal. 
Le Mal n’est pas comme la foi, ou l’amour 
qui existe tout comme la lumière et la chaleur. 
Le mal est le résultat de ce qui arrive 
quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son coeur. 
Il est comme le froid qui vient 
quand il n’y a aucune chaleur 
ou l’obscurité quand il n’y a aucune lumière ». 

Le professeur s’est assis. 
Le nom du jeune homme: ALBERT EINSTEIN 

Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène 
(Louis Pasteur)

Source: ALBERT EINSTEIN ...www.lespasseurs.com

Le conte du feu

Rappelez-vous tous les feux que vous avez allumés et tous les moyens  utilisés: l’allumette, le  briquet, la loupe. Rappelez-vous comment le feu apparaît dans la nature, dans les volcans en fusion, les sources d’eau chaude, les geysers, les rayons du soleil, l’éclair ou l’auréole des saints. Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’était le feu, mieux encore, qui était ce feu. Je vous le dis dès maintenant, derrière toutes ses manifestations du feu se trouve le même être. Un dieu? Peut-être Mais n’êtes-vous pas des dieux? alors disons un compagnon de route en retrait, discret et pourtant omniprésent dans vos vies.

Qui suis-je pour vous parler ainsi du feu? Je suis l’animal-feu par excellence, le dragon, l’animal mythique et bien réel, dépositaire du feu originel, animal que vous avez réduit à la  seule fonction de cracheur de feu, comme bien souvent dans vos croyances. Vous allez découvrir combien ma nature est bien plus considérable.

                        Conter l’histoire du feu est une tâche bien délicate, je m’en rends compte car, une fois de plus, elle n’a ni commencement, ni fin. Je veux vous proposer un zoom sur quelques épisodes plus accessibles à votre entendement. En effet, comment faire comprendre à votre cerveau ce qui existe de toute éternité. Le feu est la force de vie universelle, sans lui, comment voulez-vous que le sang circule dans vos veines et vos artères? Nous sommes lui et moi, les fournisseurs permanents de l’énergie ignée indispensable à la circulation de la vie en vous. N’est-ce point colossal, bien plus subtil que de cracher du feu, non? Allons, je vous invite à accueillir mon récit, bon voyage dans les sphères où je vous emmène.

             Caméra au poing, je remonte avec vous jusqu’à une période très ancienne, antérieure à la création de la Terre, pas mal n’est-ce pas? Je flotte dans le cosmos, léger comme le duvet d’une plume d’aigle. Je suis un nuage, un immense nuage et je suis composé de pure énergie, invisible au commun des mortels. Que fais-je là? Et bien mes amis, mes amies, je suis en mission, oui, oui, je suis en mission.

            Quel mot pédant, non? Je m’en gargarise encore. Qui m’a envoyé là-bas croyez-vous? Moi-même, j’y suis de mon propre chef! Soit, je vais cesser de vous taquiner. J’ai senti qu’une zone du cosmos était encombrée par d’innombrables résidus abandonnés par des civilisations plus ou moins évoluées. Alors, avec mon flair infaillible je me suis dirigé vers cette région de l’espace. Qu’y ai-je trouvé? Toutes sortes d’engins intersidéraux déclassés et abandonnés, de satellites artificiels en panne ou jetés aux poubelles. Je me suis trouvé face à d’autres nuages, bien visibles ceux-là, constitués, les uns d’énergies formées par des pensées de guerre, les autres par des émotions de peur ou encore de tristesse. Mais dans cette région du cosmos, le plus grand nuage rassemblait la foudre de la haine.

            Je ne me souciais guère de savoir ce qui s’était passé dans cette zone malgré que le film des événements soit inscrit dans ces masses compactes. C’est trop éprouvant de regarder les traces de combats, de rapts, l’engrenage des trahisons répétées à l’infini. Mon job consiste précisément à arrêter l’engrenage et à récurer les lieux en vue de redonner à cette région son lustre originel. Vous voyez, à l’occasion de cette mission, je suis le produit nettoyant cosmique. Personne, mis à part quelques planètes où vivent des êtres inspirés, ne se soucie de ma présence, de ma venue. J’avance donc à l’insu de la majorité et à un moment donné, voilà mon nuage arrivé au cœur de la curée.

            Je dois encore vous expliquer un petit quelque chose avant de décrire la façon dont je m’y prends. Mes énergies n’appartiennent à aucun univers, alors qu’elles sont présentes dans tous les univers. Comprenez-moi bien, je pourrais vous dire qu’un univers est le corps d’un Dieu omnipotent, omniscient en expansion. Ainsi en est-il pour celui que vous appelez Dieu le père ou le Créateur originel. Ainsi en est-il pour d’autres « Dieu le père » créateurs d’autres univers. 

            Qu’est-ce qui active la vie d’un corps? Le feu, vous le savez maintenant. Et bien, tout comme je me trouve dans votre corps pour stimuler la vie en vous, je me promène pour la même raison dans le corps de tous ces Dieux; chaque corps correspondant à un univers différent. Qu’en pensez-vous, décapant non? Vous comprenez j’espère, que je suis partout, partout à la fois.

            L’action nettoyante est enfantine pour moi, je peux me transformer sous tellement d’aspects différents. Je me présente sous la forme d’atomes au pétillement discret se glissant dans les nuages les plus denses, jusqu’à celle du rayon de feu condensé, perforant ou enflammant toute matière, fut-elle créée pour résister aux températures les plus élevées ou aux projectiles les plus destructeurs. 

            Ainsi dans notre histoire, ai-je dû adopter ces deux manifestations extrêmes pour décaper la région. Les engins intersidéraux avaient été conçus à des fins militaires et leurs parois construites avec des alliages résistants aux armes à rayon laser ou aux mines explosives déposées parfois autour d’une planète en guise de filet de protection. Les pensées de haine, quant à elles, étaient tenaces et il a fallu que mon nuage d’énergies pénètre subtilement et enveloppe entièrement l’agglomérat de ces pensées foudroyantes.

            Etes vous prêts pour un deuxième zoom? Je vous emmène dans la cour de récréation des Dieux, des Dieux dont je vous ai parlé. Ils prennent parfois plaisir à m’appeler afin de les divertir par des histoires ou des facéties. Alors je m’amuse à prendre les déguisements les plus cocasses. Il en est un qui me plaît particulièrement, c’est celui du dragon. Il m’est devenu tellement familier que c’est lui que j’ai décidé d’adopter lorsque je suis personnellement appelé  en dehors de la cour de récréation. 

            Souvenez-vous du début, je suis pure énergie éternelle, sans forme aucune. J’incarne l’action, la transformation et le mouvement dans toute leur pureté. Les atomes et les molécules qui me composent s’agitent en permanence. Je ne suis pas du genre silencieux, méditant sur une mer d’huile bien que je puisse unifier mes énergies en un nuage de paix intégrale. Aussi, les Dieux aiment-ils mon côté feu follet.

            A chaque fois, j’invente quelque chose de nouveau pour les surprendre. Ainsi, lorsque j’ai imaginé de me présenter dans leur cour en dragon, ils se sont mis à rire pendant des lustres et des lustres. Je n’en revenais pas et je n’en comprenais pas la raison. A chaque mot prononcé par ma bouche sortait une languette de feu se dirigeant irrésistiblement vers leur corps. Cette délicate volute les chatouillait à n’en plus finir. 

            Je n’avais pas imaginé ce scénario avant de me transformer en dragon et je ne m’étais aperçu de rien. Ainsi étais-je devenu malgré moi un pince-sans-rire. Je trouvai cet aspect inattendu de mon apparition bien utile pour mes tâches célestes. J’ai réussi plus tard à détendre maintes disputes avec ce stratagème.  

            Venons-en maintenant à l’épisode significatif pour votre existence actuelle car il pourrait vous donner envie d’en changer de cap. Je vous le dis tout de go, je suis votre allié en toutes circonstances, encore devez-vous apprendre à me connaître et à me parler.  Croyez-vous que la Terre, cette belle et grande conscience, ait froid de temps en temps? Croyez-vous qu’elle souffre occasionnellement de la chaleur? Allons, j’attends vos réponses. 

            La Terre Gaïa est une âme simple, malgré qu’elle soit envahie par vos propres souffrances, elle a gardé une merveilleuse complicité avec moi. Ainsi, dans les situations les plus extrêmes de chaleur ou de froidure elle est protégée par notre alliance. Qu’un volcan vienne à s’ébrouer, je suis là pour veiller à son bien-être durant l’explosion. Je lui offre ma douceur, mes atomes fusionnent avec les siens pour ne faire qu’une seule conscience dans laquelle nous mettons chacun nos meilleures intentions. Que s’en vienne une période de glaciation et notre fusion génère la chaleur nécessaire pour qu’elle soit à l’aise.

            Savez-vous que vous pouvez agir comme la Terre à mon égard, que vous pouvez me demander de maintenir la chaleur de votre domicile à une température de votre choix? Savez-vous que vous pouvez, sans artifice, mettre la main dans le feu et la ressortir toute belle? Je ne parle pas des marches sur le feu, qui sont déjà de précieuses avancées dans la redécouverte de vos talents. J’évoque ici l’alliance toute simple et quotidienne que vous pouvez renouer avec moi sans exercice particulier.

            Voici l’histoire qui vous mènera sur la piste oui, sur la piste, c’est là qu’elle débute. Un voyageur y marche péniblement, il porte une peau de bête autour de sa poitrine, il a les bras et les jambes nues; un pagne ceinture ses haches. Il avance dans un espace désertique, en plein soleil proche du zénith.

            Il  s’abriterait bien, mais rares sont les endroits ombragés. Il scrute l’horizon et aperçoit une barrière rocheuse au loin, présage d’un peu de fraîcheur. Il a l’air jeune et aguerri à ce genre de situations. Mais aujourd’hui, il se sent chanceler, il se sent affaibli. 

            « Que se passe-t-il, j’ai franchi tant de fois ce désert en partant avant l’aube. Je suis chaque fois arrivé à la montagne sacrée avant les chaleurs suffocantes, pourquoi ai-je perdu du temps cette fois-ci? » se dit-il. Il peut avoir fière allure, assurément, mais en ce moment il avance, voûté comme un vieillard abattu par les années.

             Mentalement, il passe en revue son trajet et ne remarque rien d’inhabituel. Devant l’intensité de l’effort, il décide de rebrousser chemin pour s’abriter sous les premiers arbres situés en bordure de l’étendue désertique. Au moment où il se retourne, il s’affale et tombe sur les genoux. 

            « Par le grand esprit, que ma vitalité soit restaurée, que ma vision soit rétablie que je mesure mes forces afin d’accomplir ma tâche sacrée à la montagne des ancêtres. » Il s’asperge la tête avec les quelques gouttes d’eau contenues encore dans sa vessie de cerf. « Par le grand cerf sacré, que je puise dans tes forces pour me relever ». Il se redresse péniblement et marche parmi ses propres traces vers la lisière du désert. 

            Il vient d’évoquer ses esprits protecteurs et il fait le vide en lui afin de leur ouvrir la porte de ses corps. Ces complices invisibles ne l’ont jamais abandonné. Pourtant aujourd’hui, il ne ressent aucune amélioration, il continue à tituber et à être ébloui par des étourdissements.

             Si seulement il pensait à moi, au dragon. Et pourtant il me connaît mais il a refusé de me mettre dans son panthéon. Son père était un grand chamane et il est destiné à l’être également. Pourquoi m’ignore-t-il? Je vais vous l’expliquer. Son père avait poussé l’alliance avec moi jusqu’à son point ultime. Il était capable de communier avec moi en s’enduisant de poix, en l’allumant et en devenant une torche vivante. Il sortait chaque fois de cette union rayonnant de joie. Il se régénérait par le feu, à travers moi. C’était pour lui un acte sacré approuvé par toute sa communauté.

            Un jour des étrangers assistèrent à cette cérémonie recueillie. Ils furent ébahis et troublés par la magie de l’instant. Ils proposèrent à son père de l’accomplir parmi les leurs dans une lointaine contrée. Le père refusa tout net. Les visiteurs s’en retournèrent vexés. Ils revinrent deux années plus tard les bras chargés de cadeaux pour la tribu et les charrettes remplies de boissons euphorisantes.

             Ils organisèrent des fêtes pour distribuer les cadeaux et enivrer leurs hôtes. Le chamane proposa d’organiser une cérémonie de régénération par le feu et ils refusèrent. Cela perturberait leurs propres fêtes disaient-ils. Les membres de la tribu laissèrent les événements se dérouler ainsi. Le père de notre jeune chamane en fût aigri.

            Il ne comprenait pas comment la solidarité naturelle de sa communauté originelle avait été  démantelée. De dépit, en pleine nuit, il s’enduit de poix. Il évita consciemment de m’invoquer, de rechercher mon alliance et il s’immola par le feu. Il avait pris son fils avec lui, pour l’éduquer. Il lui avait expliqué son geste en espérant  le convaincre de la nécessité absolue de m’associer à tous les événements importants dans la vie. En fait il démontra par l’absurde le résultat d’une mésalliance avec moi. Mais l’enfant avait hurlé devant le spectacle  de son père transformé en torche vivante. Il avait ameuté  la tribu. Toutes les tentatives faites pour sauver son père furent inutiles et c’est devant un paquet de cendres qu’il se trouva au bout de la nuit. 

            Venus pour emmener le chamane, les visiteurs l’avaient privé d’exercer ses pouvoirs dans l’espoir qu’il revienne sur sa décision. Tout le monde avait perdu quelque chose dans cette stratégie du pire. 

            L’enfant avait juré ses grands dieux qu’il rejetterait pour toujours l’esprit du feu aux oubliettes. Mais un chamane, vous le savez, collabore inévitablement avec l’esprit du feu. Voilà pourquoi nous avions contribué à ralentir le temps au cours de la marche du jeune homme. Je dis « nous » parce que je suis de mèche avec les esprits amis de notre chamane, ceux qui se chargent de créer les situations initiatiques nécessaires au réveil de sa mémoire.

            Voilà donc notre jeune homme à nouveau au bord de l’évanouissement. C’est à ce moment que je m’introduis en lui ou, choisissez la version qui vous plaît le mieux, que j’active mon principe igné déjà présent dans son être. Au moment où il s’affale à nouveau, je stimule le souvenir de son père s’immolant. Il revoit la scène très intensément et il se met à pleurer. Cette émotion me permet d’apparaître en lui dans mon habit d’apparat, de régent du feu, avec mon casque d’or et ma cape rouge brodée d’étoiles dorées. Je me transforme sous ses yeux en dragon chatouilleur et cela produit son effet. Il esquisse un sourire, puis se met à rire et à danser comme un enfant.

             Il se souvient de m’avoir vu dans sa petite enfance en tenue de dragon et il revoit d’un seul coup d’œil le sens de sa destinée sur la planète où il vit. Est-ce la Terre ou un autre astre habité, peu importe, je vous conte un récit intemporel, universel. Ensuite, il s’apaise et s’agenouille dans la fournaise. « Esprit du feu, régent des flammes et de la chaleur, je t’honore, je t’accueille en moi. J’ai volé dans les nuages, j’ai voyagé sous la terre sur l’échine du cerf sacré et j’en suis fier. Mais je le reconnais, je t’ai chassé du cercle de mes amis; de l’eau, du vent, de la terre, des arbres, des serpents, des éperviers et de tout le vivant qui m’envoie les signes de pouvoir que j’utilise au service de la tribu. 

            « Aujourd’hui, je t’implore de revenir dans le cercle car tu es le sel de la vie, la force qui me pousse vers l’avant. Avec toi, je suis capable de rejoindre la montagne sacrée dans la pire fournaise. Je t’en prie, conduis-moi jusque là,  scellons notre alliance sur le champ. Je t’offre mon cœur, je t’offre mon corps, je t’offre mes organes, je t’offre mes cellules, je t’offre mes atomes. Sois-y vivant comme jamais. Viens, je marche vers la montagne sacrée ».

            Revigoré, le jeune chamane s’avança d’un pas décidé vers le lieu de son culte sacré. Il était certain d’avoir été entendu, confiant de recevoir mon aide pour s’unir à la fournaise, pour devenir la fournaise, et fusionner avec la chaleur torride ambiante. En devenant la chaleur, il resterait lui-même, un être calme et confiant comme de coutume. Et bien, c’est ce qu’il advint mes amis, mes amies, il arriva frais et dispos à l’endroit de son culte, tout heureux de m’adresser un vibrant remerciement au son du tambour qu’il tenait enterré dans une anfractuosité de rocher.

            Voilà une petite histoire de pouvoir bien banale pour mes alliés et peut-être encore incroyable aux yeux de ceux dont le regard refuse de voir à travers les mailles de la réalité quotidienne, la plupart du temps si terne pourtant.

            Invitez-moi en vous, activez-moi en vous, j’ai simplement besoin d’un appel de votre cœur. Peu importe les mots, les paroles, pourvu que le cœur les embrase et nous ferons de merveilleuses choses sur la Terre. Nous poserons les jalons nécessaires pour la propulser dans le feu nouveau, le feu renouvelé. Je l’apporte par le sud de votre galaxie sous la forme d’un immense nuage nettoyeur, léger comme le duvet d’une plume d’aigle. Bien qu’il soit encore invisible, il se charge déjà d’attiser ce feu en vous.

Vous êtes le mouvement, la transformation, la régénération de votre espèce, le merveilleux genre humain. Enflammez-vous d’amour pour vous-mêmes, pour vos semblables et pour les forces naturelles du cosmos dont Je Suis. Alors vous serez contagieux.
Le grand dragon sacré 

Source: http://terrenouvelle.free.fr...www.lespasseurs.com

Tu as le Choix!

Marc B. est directeur commercial dans une grande compagnie. 
Il y est entré comme magasinier. Il est la personne la plus positive que je connaisse.

Quand je lui demande « Comment ça va? », il me répond invariablement : 
« C’est une journée formidable ! » Et il ajoute 
« Et toi tu es une personne unique et formidable ».

Quand un employé a des problèmes professionnels ou personnels, 
c’est Marc qui l’aide à voir les solutions là où cette personne ne voyait que des problèmes.

Quand un client est mécontent, c’est Marc qui lui parle. 
Le problème résolu, ce client devient souvent un de nos meilleurs clients. 

Quand il y a un conflit, c’est encore Marc qui sauve la situation 
et en sort quelque chose de positif.

Il a toujours le sourire. Il rayonne une vitalité, 
une énergie de lui qui semblent ne jamais le quitter. 
Quand il fait beau, il est bien. 
Quand il fait mauvais, et que je me sens morose, 
il chantonne comme un pinson au printemps.

S’il est dans la rue, il parle avec des inconnus, 
bavarde avec eux et rit comme s’ils se connaissaient depuis des années.

Un jour, n’y tenant plus, je suis allé le voir pour lui demander son secret.

« Il n’y a pas de secret », me répondit-il. « Tu as toujours le choix. »

« Quel choix? Je ne comprends pas. »

« A tout moment, tu choisis si tu vas te laisser t’abattre 
ou au contraire te redresser et tirer le meilleur de toi-même. 
Par exemple, lorsque je me lève le matin, s’il fait mauvais, 
je ne pense pas au temps gris, aux nuages, 
j’imagine le ciel bleu AU-DESSUS des nuages ou de la pluie. 
Je pense à la caresse du soleil sur ma peau, 
aux beaux jours qui vont bientôt revenir, et je me sens heureux. »

« Si je me sens de mauvaise humeur en me levant, 
je me recouche une minute, et je me dis que je vais me lever 
en pleine forme et plein d’énergie et d’optimisme. 
Je t’avoue qu’il m’arrive de m’assoupir un instant. 
Mais ensuite, quand je me lève, je suis toujours de bonne humeur. »

Je lui réponds : « Mais il y a les mauvaises nouvelles, 
les gens qui t’agressent, tout ce qui va mal… »

« Tout cela, c’est toi qui l’autorise à te faire du mal. 
C’est ton CHOIX. Tu peux très bien, 
si tu prends conscience que c’est un choix, 
choisir de voir le bon côté des choses, 
choisir de ne pas être affecté personnellement, 
garder ta force et ton optimisme. »

Quelques années plus tard, Marc a été touché par un cancer très grave. 
Selon ses médecins, il n’en avait plus que pour quelques semaines à vivre. 
Tous ses amis le voyaient perdu.
C’était il y a 6 ans. 
Il est aujourd’hui en pleine forme.

« Comment as-tu fait pour t’en sortir? C’est un vrai miracle! »

« Mon vieux, je dois t’avouer que la nouvelle 
et surtout la tête des médecins qui me l’annonçaient 
a failli me faire passer de vie à trépas très vite. 
Je me suis retrouvé un revolver à la main, prêt à me donner la mort. »

« Tu te souviens de ce que je t’ai dit un jour? 
Je me suis dit que j’avais le choix. 
Je pouvais vivre ou mourir. Et j’ai choisi de vivre. 
Le lendemain même, j’ai entendu par un copain portugais 
parler d’une recette des moines franciscains 
qui avait guéri des milliers de gens au Brésil et au Portugal.

J’ai cherché, je me suis procuré la recette, 
je l’ai fait scrupuleusement, et quelques semaines plus tard j’étais guéri. 
Plus de traces de métastases dans mon corps. 
Les médecins ont parlé de « rémission spontanée ». 
Ils n’en croyaient pas leurs yeux. Moi je sais que c’était mon choix. « 

Marc s’est marié, il est maintenant papa 
et toujours d’un enthousiasme communicatif 
et d’un amour de la vie qui font plaisir à voir.

Depuis, moi aussi, j’ai appliqué la méthode de Marc. 
Lorsque quelque chose m’arrive, je prends le temps d’y réfléchir, 
ne serait-ce qu’une seconde. Je me dis « J’ai le choix ». 
Et je choisis de voir la bouteille à moitié pleine au lieu de la voir à moitié vide.

Ma vie a changé du tout au tout, et cela a aussi changé mes 
enfants, ma femme, mon entourage. L’attitude de Marc est contagieuse.

Vous aussi, tous les jours, à chaque instant de votre vie, vous avez le choix. 
Tout peut vous arriver, 
mais c’est vous et seulement vous qui contrôlez 
l’Effet de ces choses sur vous.

Source: Anonyme...www.lespasseurs.com

Ta Mission d’Ange


T’est-il déjà arrivé de te demander pourquoi telle personne croise ton chemin? Pourquoi est-ce si facile d’en côtoyer certaines et parfois sans issue avec d’autres?

Et si tu étais venu sur Terre non seulement pour ta propre évolution mais aussi pour celle des autres…

Nous avons tous une mission d’Ange à accomplir, elle peut te paraître limpide ou embrouillée. Ce qui est certain, c’est que tout s’éclaircit au moment opportun.

Si une situation t’exaspère, c’est peut-être qu’elle renferme une opportunité de grandir. Il ne faut pas avoir peur d’aller au bout des choses, de faire face à ce qui nous dérange intérieurement. Parfois les défauts des autres qui nous irritent sont tout simplement l’effet miroir de ceux qui nous habitent et que nous ne voulons pas accepter…

Lorsque tu ressens la pulsion d’aider quelqu’un, fais-le sans t’imposer. Souvent, une simple oreille attentive a beaucoup plus de chance de soulager que l’étalage de nos suggestions qui ne rejoindra probablement que notre propre perception de la situation.

Si tu es une personne qui attire les confidences spontanées, fais attention qu’elles n’envahissent pas ton monde intérieur, ton jardin secret. Tu n’as pas à vivre les épreuves des autres, tu ne fais que les accompagner dans LEUR cheminement. Ne t’approprie pas le flot d’émotions qu’elles peuvent déverser sur toi. N’oublie jamais de te protéger. Enveloppe-toi dans tes ailes d’Ange et utilise la Lumière de ton auréole. N’hésite pas à te retirer si tu sens que tes énergies diminuent. Certaines personnes se gavent littéralement de la Lumière des autres.

Exerce-toi à vivre au moment PRÉSENT, c’est le temps de l’Âme. Si un enfant te parle, ne songe pas au souper que tu dois préparer. Fixe-le dans les yeux et mets ton attention sur le message qu’il veut te livrer. Savoure l’instant, la complicité du moment. Il y a un don rare que tu peux développer, c’est de faire se sentir importants tous ceux que tu côtoies, grands et petits. 

Toutes nos actions doivent tendre vers un seul but, apprendre à vivre sur Terre comme si nous étions au Paradis…

Ta mission d’Ange n’est pas seulement de donner, te gratifiant ainsi spirituellement. Elle consiste aussi à apprendre à recevoir.

RECEVOIR c’est DONNER la chance aux autres d’offrir une partie d’eux, avec tout le plaisir qu’engendre ce geste. Recevoir c’est un don de soi, c’est un geste généreux, CE N’EST PAS UNE DETTE !


Nous sommes tous des Anges, nous avons tous une grande mission. Quelle est la tienne ?

Source: Lucie St-Gelais...www.lespasseurs.com