La poule aux oeufs d’or

La poule aux oeufs d’or

 

Je vous raconte cette histoire tellement connue sur la Terre que beaucoup d’êtres y croient encore. Je vous promets cependant une version un peu différente. D’abord, je vous parle de moi, ce petit bout d’animal qui tisse des toiles dans les forêts,  des toiles que vous ne voyez pas, du moins avec vos yeux actuels. Si vous aviez l’œil ouvert, vous découvririez  la toile que j’ai tissé  entre tous les arbres de la forêt où je vis. C’est ma façon d’installer une harmonie et un équilibre dans le lieu. Moi, le singe- araignée, je vole d’un arbre à l’autre pour faire régner la paix dans la forêt. Je disais cela en passant car je suis là pour vois raconter une histoire, vraie, celle de la poule aux œufs d’or.

 

Voyez, voyez, voyez-vous au centre de la Terre. Que croyez-vous qu’il y a au centre de la Terre ? Du feu, un magma incandescent ? Oh non, on y trouve quelque chose d’autre. Je m’en vais vous le dire : c’est un œuf ! Non point un œuf d’autruche mais un œuf  qui aurait la hauteur des plus grands gratte-ciel du monde. Un œuf immense, tout blanc, tout brillant aussi pur qu’un diamant y siège. Si vous croyez déjà qu’il s’agit de l’œuf en or, vous allez trop vite en besogne. Non, c’est un œuf divin, un œuf cristallin, disons, l’œuf originel.

En son sein, se déroule une activité mes amis, mes amies, une activité intense. On dirait qu’il est parcouru par toutes sortes de véhicules qui le traversent à toute vitesse, des jaunes, des bleus, des verts, des dorés. Et ça circule comme des étoiles filantes où des fusées dans le ciel. Imaginez la danse de ce ballet de lumière, de ce véritable kaléidoscope.

Et pourquoi est-ce que je vous raconte cela ? Ah, comme j’aime vous faire languir, comme j’aime vous emmener sur des pistes latérales. Imaginez maintenant que cet œuf  s’est déplacé jusqu’à la surface de la Terre. Imaginez ce qui se passerait à ce moment là. Oh oui, le peuple de la Terre serait surpris. Il s’interrogerait : « d’où vient cet œuf, quels sont les mouvements de lumière merveilleuse qui le parcourent  sans cesse. Nous ne connaissons rien de pareil ». « Oh, c’est un œuf  divin «  diraient les uns . « Oh, c’est un œuf satanique «  diraient d’autres et d’ailleurs qui aurait pu couver un tel œuf , qui aurait pu l’amener ici ? C’est Dieu affirmeraient les uns, ce sont des extraterrestres qui nous veulent du mal  penseraient les autres.

Personne ne songerait que le cœur de la Terre est venu simplement à la surface dire bonjour à ses enfants ; excepté peut-être un petit animal expert en matière d’œufs. Vous l’aurez compris, il s’agit de la poule. Cet animal. que vous croyez inintelligent et docile, oui, cet animal aurait conscience qu’il lui appartient de faire comprendre aux humains que l’œuf arrivé à la surface de la Terre est le cœur de notre mère Gaîa. Mais, ce n’est pas facile pour une poule de se faire entendre dans ce monde.

Comment ouvrir l’esprit des animaux à deux pattes qui ne cessent de  s’agiter dans tous les sens, qui projettent en permanence de leur tête ou de leur ventre des ondes grisâtres ? C’est ce que les poules se diraient car elles observent que les humains sont tracassés  par ceci, par cela, par hier, par demain, par toutes sortes de petits soucis apparaissant à leurs yeux sous forme de couleurs noires et grises voltigeant autour d’eux. Elles ignorent encore le moyen de changer la façon de penser, de réagir de ces animaux à deux pattes. Pourquoi sont-ils si tracassés dit le chœur des poules lorsqu’il se réunit ? Pourquoi ne pensent-ils qu’à nous faire pondre de œufs qu’ils mangent sans même les goûter, des œufs que certaines d’entre nous pondent dans l’obscurité des batteries, des œufs dépourvus de lumière, des œufs sombres, denses ? Oh, frères humains, pourquoi acceptez-vous de manger de la nourriture sans lumière ?

Le chœur des poules eut une idée, une idée un peu bizarre. Il se mit à imaginer que toutes les poules de la Terre se rassembleraient et formeraient une immense poule en se mettant les unes sur les autres. Elles trouveraient la disposition exacte pour que des millions de poules se présentent comme un seul et même animal. Ensuite, elles se mettraient  à couver ensemble l’œuf cristallin apparu sur la Terre.

Ah, qu’est-ce que cela apporterait ? Cela attirerait l’attention des humains songèrent les poules. Et à quoi les gens seraient-ils attentifs ? Hum, les poules n’avaient pas pensé à cette question et elles se mirent à réfléchir : «  à quoi les gens seraient-ils attentifs dès que l’immense édifice serait en place ? ». Il leur fallu longtemps pour se faire une idée précise, mais celle qui émergea fit son chemin : « si nous nous mettons à couver cet œuf, cet œuf qui est la pureté même, n’est-il pas fait de pure lumière; nous allons nous transformer. En couvant cet œuf, nous allons devenir des poules de lumière, des poules cristallines. Si nous le couvons suffisamment longtemps, nous allons hériter de toutes ses qualités ». Entendez-vous cela, quelle audace, devenir des poules cristallines ! Oui, oui c’est bien cela qui nous est venu à l’esprit »

Et sitôt dit, sitôt fait « oublié-oublia », en un instant toutes les poules de la Terre se trouvèrent sur l’immense œuf. Elles se disposèrent les unes sur les autres de façon si délicate et si précise qu’une fois installées vous auriez jurer  qu’une poule unique était en train de couver l’œuf. Même la crête rouge de la poule était rendue à la perfection.

Ce fut un événement dont tous les médias s’emparèrent durant des jours et des jours. Car les poules ne bougeaient pas de place. Elles laissaient pénétrer en elles les énergies cristallines du cœur de la Terre. Au bout de quelque temps, elles se mirent à entonner un chant joyeux, toutes ensemble d’une seule voix :

« Nous sommes les poules de la Terre

   Nous sommes la Terre des poules

   Nous sommes devenues éternelles

   Toutes autant que nous sommes »

Les médias reprirent ce chant, cette affirmation. Les commentaires allaient bon train ; vous rendez-vous compte, des poules éternelles qui pondraient ad vitam, des poules qu’il ne faudrait plus nourrir car elles seraient alimentées par les énergies de cet œuf !  Mon Dieu, mon Dieu, le cœur de la Terre qui  nourrit ses enfants. Ses enfants n’auraient plus besoin de tuer d’autres animaux ni même de cultiver des légumes, quel miracle sur la Terre !

Dès que l’émotion suscitée par l’événement eut fait le tour de la Terre, les poules acceptèrent de quitter leur place et de retourner sur leur lieu d’origine aussi fières que des coqs. Partout, elles furent accueillies comme des gloires nationales. Leur propriétaire avait installé des pondoirs avec des coussins de soie. Allaient-elles pondre des œufs en or ?  Et bien non, mes amis mes amies, les poules n’ont jamais pondu des œufs en or.

Elles se sont mises à pondre des œufs de lumière, des modèles réduits de l’œuf qu’elles avaient couvé en commun. Des petits cœurs de Terre, cristallins enchanteurs, virent le jour partout autour de la planète. Les lumières multicolores circulaient également dans ces œufs telles des étoiles filantes. Et puis tous les œufs se mirent à envoyer des rayons, des rayons  les reliant entre eux. Ainsi, la Terre fut entourée d’un vaste réseau de lumière formé par les rayons sortis des œufs pondus par les poules nouvelles. Oh, mes amis mes amies, quel merveilleux spectacle vu du Cosmos ; la Terre d’émeraude tissée d’une toile d’araignée de lumière.

Et nous revoilà au point de départ. Rappelez-vous, je suis le singe araignée et je tisse des toiles de lumière dans les forêts. Et bien, mes amis mes amies, les poules ont réussi à en construire une qui enveloppe toute la planète grâce à l’histoire que je vous ai racontée.

Et vous êtes ces lumières et vous êtes ces rayons. L’aviez-vous oublié ?  Vous êtes l’égal de ces poules divines. Vous pouvez vous ressourcer, vous transformer grâce au cœur cristallin de la Terre. Le cœur d’or de la Terre s’en est retourné à sa place mais il vous accueille dès que vous souhaitez le contacter et bénéficier de ses énergies. Faites-le, faites-le et vous serez aussi lumineux que lui, aussi lumineux que ces œufs. Vous deviendrez des êtres transparents, traversés par les lumières multicolores. Vous serez les êtres divins que vous êtes. Je vous le redis, faites-le, faites-le, la Terre n’attend que cela. Elle vous appelle de tout son cœur .

Soyez cette lumière, soyez ceux et celles qui émettent des rayons vers le Cosmos et qui en reçoivent. Soyez celles et ceux qui tissent une immense toile d’araignée de lumière dans tout l’Univers. Soyez ces êtres, car c’est votre fonction, c’est pour cela que vous êtes venus sur cette belle Terre.

Soyez les êtres aux œufs d’or

Soyez les êtres brillants et célestes que vous êtes.

Soyez ceux qui accrochent la Terre dans le réseau de la toile de lumière cosmique.

Merci de m’avoir prêté attention amis amies. Merci de réaliser que la musique facilite également l’émission des rayons de votre être qu’elle peut rendre votre corps aussi transparent que l’œuf originel de la Terre.

 

Merci, merci, merci : le singe araignée, le singe araignée.

Source: http://terrenouvelle.free.fr...www.lespasseurs.com

Y’a d’ la joie

« Y’a d’la joie»

 

  • C’est bizarre : il y a plein de lectures bibliques qui invitent à la joie, plein de prières qui disent qu’on exulte de joie, et quand je regarde autour de moi dans les assemblées dominicales, je vois des visages abattus et j’entends des voix mornes pas du tout en phase avec les paroles chantées !
  • Je suis assez d’accort. Personnellement, cela me gêne souvent, d’autant que moi-même je ne me sens pas particulièrement exalté certains dimanches matin. Mais je suis pareillement en porte-à-faux avec les épanchements artificiels sans vraie joie ou les battements de mains et les chants bruyants mais sans âme.
  • C’est certain. Les jeunes, pour cela, peuvent nous aider ; ils sont parfois exemplaires ; j’en ai fait souvent l’expérience avec des groups d’aumônerie : des adolescents, bruyants, rigolards, capables d’un coup d’entrer dans le silence et le recueillement, ou dans la joie des chants de louange.
  • Exact ; C’est cela, par exemple, la force de ce qui est proposé à Taizé : les jeunes vivent une aventure de foi dans la joie de vivre.
  • Allez « sursum corda », comme disait le latin « haut les cœurs » Apprenons à mettre l’action de grâce au cœur de nos célébrations. Dieu ne demande qu’une chose : notre bonheur. Bonne nouvelle, tout de même !

Oui, bonne nouvelle

Agir ou accepter

Agir ou Accepter

François était travailleur, courageux et tenace.
Il cultivait sa terre avec bonheur.
Ses champs les plus fertiles s’étendaient le long du fleuve.
Il les appelait ses terres du bas.
Sur les terres du milieu, il y avait sa ferme entourée de vergers, de prairies et de quelques cultures.
Sur les terres du haut, plus arides, poussaient des oliviers.

Jacques était un vieil ami.
Il avait quitté le village pour parcourir le vaste monde.
Il avait bourlingué pendant des années avant de revenir au pays,
la peau tannée, la besace pleine de récits merveilleux et d’une bonne dose de sagesse.

Le fleuve, bon an mal an, sortait de son lit et fécondait les terres du bas puis se retirait.
François l’appelait son allié. Cette année-là, les eaux gonflèrent plus que de coutume.
Un flot tumultueux envahit les terres du bas et submergea bientôt les terres du milieu.
François mit ses bêtes à l’abri sur les terres du haut et rejoignit sa ferme à la nage.
Réfugié à l’étage, il voyait les flots grossir inexorablement.
La peur commença à étreindre son coeur, mais il ne voulut pas abandonner sa maison.
L’eau monta encore. Il se retrouva sur le toit, serrant contre lui quelques objets.

Jacques veillait au grain.
Il connaissait bien son ami: il était si obstiné qu’il se serait laissé emporter par les flots
plutôt que de quitter ses biens. Jacques dirigea sa barque vers la ferme.

– Monte, dit-il. Les eaux vont t’emporter.
– Pas question, elles finiront bien par se retirer. Je ne quitterai pas mon toit.
– Fuir vaut mieux que risquer la mort. Pour faire face au danger, il vaut parfois mieux l’éviter, s’en éloigner, partir.

François décida de suivre Jacques.
Il s’installa dans une grange qu’il possédait sur les terres du haut.
Les jours passèrent. Les eaux ne baissaient toujours pas.
D’alliée, la nature était devenue hostile.

François sentit monter en lui une profonde colère contre les éléments déchaînés,
qui se transforma vite en un désir puissant d’affronter et de combattre ce nouvel ennemi.
Il réussit à convaincre les hommes du village de mener ce combat avec lui.
Ensemble, ils réussirent à construire des digues et de solides murs
pour séparer les eaux des terres du milieu et regagnèrent ainsi une partie de leurs vergers et de leurs champs.
Mais les terres du bas restaient sous les eaux. Le terrain y était instable, les digues s’affaissaient.

Jacques voyait François lutter sans succès.

– Laisse tomber, lui dit-il, cesse ce combat vain et épuisant.
– N’y compte pas, répliqua François. Je ne suis pas un lâche.
– Au contraire, dit Jacques. Tu as fait tout ce que tu pouvais pour sauver tes terres.
Tu as lutté avec courage et ténacité. Mais la nature est plus forte que nous.
Changer les choses ne dépend plus de toi. Aie la sagesse d’arrêter ce combat.

– Me résigner, rétorqua François, jamais.
– Reconnaître ton impuissance et cesser d’épuiser tes forces dans une lutte vaine
n’est pas de la résignation, dit Jacques,
mais une façon de commencer à faire  le deuil de tes terres du bas,
à abandonner ton rêve de tout récupérer et à accepter cette nouvelle réalité.
Si tu ne réussis pas à l’accepter tu pourrais effectivement sombrer dans la résignation ou le désespoir,
et passer ton temps à ruminer ton impuissance et ta frustration ou à regretter ce que tu as perdu.

– Mais les flots se retireront peut-être,
rétorqua François, dans un dernier effort pour s’accrocher à cette réalité à laquelle il tenait tellement.
Ou  nous finirons par trouver un moyen de construire des digues plus solides.

– Si cela arrive et si entre temps tu as réussi à faire le deuil de tes terres, dit Jacques,
ton bonheur de les retrouver sera d’autant plus grand.
– Je pense que tu as raison, dit François, même si ce que tu suggères me paraît très dur.
– Oui, répondit Jacques, le chemin de l’acceptation est très difficile.
Il demande autant de courage et de ténacité que la lutte contre les éléments.
La tristesse t’envahira souvent. Sache l’accueillir-la, car elle t’aidera à avancer
et te permettra de mesurer le chemin parcouru.
Quand elle te quittera, tu seras arrivé à destination.

   François estima une fois encore que son vieil ami faisait preuve de sagesse
et décida d’accepter la perte de ses terres.
Cela fut long et difficile, mais il y parvint.
N’étant plus obsédé par la récupération de ses terres,
il put consacrer toutes ses forces à valoriser ses champs, ses vergers et ses prairies du milieu et du haut.
Il retrouva sérénité, entrain et joie de vivre.

    Quelques mois plus tard, Jacques dit à son ami qu’il s’apprêtait à faire un long voyage
pour rendre visite à un vieux compagnon d’aventure.

– Si tu veux, tu peux m’accompagner, dit Jacques.
Tu mérites un peu de repos, après le travail ardu que tu as accompli ces derniers mois.

François y consentit et ils partirent pour un pays lointain retrouver le vieil ami de Jacques.
On l’appelait Archimède.
C’était un vieil homme original et ingénieux.
En toute circonstance, il trouvait un moyen de se tirer d’affaire.

Un jour, Jacques suggéra à François d’accompagner Archimède au marché.
Ils traversèrent un village qui attira l’attention de François
car il ressemblait étrangement au sien.
Un fleuve le traversait, bordé de champs et de prairies.
Mais ce qui l’intrigua surtout, ce fut un groupe d’hommes occupés à travailler
dans les eaux peu profondes longeant les berges du fleuve.

– Que font-ils, demanda François ?
– Ils ont fixé sur le fond du fleuve des nasses pour attraper des poissons, répondit Archimède.

Alors François comprit que Jacques, par l’intermédiaire d’Archimède,
lui avait une nouvelle fois tendu la perche.
Il rentra chez lui, reconquit ses terres du bas,
qui étaient devenues les hauts fonds du fleuve,
en y installant des nasses pour y prendre des poissons.
Et le fleuve redevint son allié.

Source: Charles Brulhart  Janvier 2006 www.metafora.ch...www.lespasseurs.com

Je ne m’intéresse pas…

Je ne m’intéresse pas

Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,

Je veux savoir à quoi tu aspires,

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge.

Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,

Pour l’aventure de te sentir vivre,

Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,

Si les trahisons vécues t’ont ouvert,

Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,

Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,

Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,

Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,

Et malgré cela rester debout au bord du lac

Et crier: « Oui ! » au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.

Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.

Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

 

Source: Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder)...www.lespasseurs.com

Aime et tu vivras

Aime et tu vivras


Nous les hommes, face à Dieu !
Par bonheur, Dieu nous cherche infiniment plus que nous ne le cherchons. Nous l’attendons sur des chemins de morale, de culpabilité et de peur. Il vient à notre rencontre en termes de mystique, de pardon et de bonheur.
Dans mon enfance, le visage de Dieu m’attirait, surtout par les multiples splendeurs de la création. Très vite, il est devenu censure, répression, rejet. Les dieux qui sont contre le monde, le sexe, la joie, vont-ils dominer nos esprits ? Non, ces dieux sans pitié qui ont provoqué l’athéisme contemporain sont bien morts. Celui qui se montre à nous, c’est le « Dieu inconnu », le « Dieu de la tendresse », infiniment plus vaste et plus proche que je n’osais le rêver.
Dieu vient à nous dans nos joies et nos souffrances, dans la richesse de l’amour et l’épreuve de la mort… Dieu est parmi nous en Jésus Christ, l’amour fait homme. Oui, le visage de Jésus Christ me fascine.

Stan Rougier, né en 1930, a travaillé comme éducateur de jeunes délinquants. Ordonné prêtres en 1960, aumônier de lycées et faculté, il a animé de nombreuses retraites spirituelles. Chroniqueur à La Croix, Panorama, Famille Chrétienne… et prédicateur au Jour du Seigneur et à France Culture, Stan Rougier continue, à 85 ans, à parcourir la planète en animant retraites spirituelles, rencontres et conférences, pour dire et redire à chacun : « Dieu t’aime à la folie ! Aime et tu vivras ! »

Non violence

Non violence

Le Père n’exige nullement le sacrifice de son Fils !

JACQUES ET JEAN ne manquent pas de culot ! Les voilà qui réclament les meilleures places au paradis… Manque flagrant d’humilité ? Rien n’est moins sûr : en fait, ils ont peur. Sur le chemin qui les mène à Jérusalem, Jésus leur a annoncé sa passion. Ils sont scandalisés et cherchent à se rassurer : s’il faut aller jusqu’à la tragédie, qu’au moins ce soit pour partager ensuite le Royaume !

Leur question maladroite traduit le malaise de l’ensemble des disciples, et sans doute le nôtre également, encore aujourd’hui. Pourquoi faut-il donc que le propre fils de Dieu meure ? Pourquoi faut-il donc qu’il se mette à genoux et lave les pieds de ses disciples, comme un esclave ? C’est le monde à l’envers ! Lorsque les prophètes annonçaient la venue du « Fils de l’Homme », n’évoquaient-ils pas un roi puissant ? C’est à ne rien y comprendre : voici que le Messie tant attendu se présente comme un être fragile, bientôt terrassé par le tribunal des hommes… Avouons-le, cette histoire de sang versé en « rançon pour la multitude » nous choque…

Mais gare au contresens ! Le mot « rançon » évoque pour nous la somme exigée par des ravisseurs contre la libération de leur otage. Dans notre passage, le mot « rançon » a un tout autre sens. Il est dérivé d’un verbe qui signifie « délier », « détacher»… Jésus ne verse donc pas son sang pour apaiser la prétendue colère de Dieu contre l’humanité. Non, le Père n’exige nullement le sacrifice de son Fils ! Ce qu’il espère, c’est que nous entendions enfin la parole d’amour du Christ, que nous découvrions enfin que la seule libération possible passe, non par la violence, mais par l’agenouillement devant l’homme…

J’ai appris

J’ai appris

J’ai appris avec le temps que peu importe ce qui peut arriver aujourd’hui,

la vie continue et les choses iront mieux demain.

J’ai appris qu’on peut en dire long sur une personne

juste de la façon dont elle réagit devant trois situations : un jour de pluie, un sac de voyage perdu et des lumières de Noël toutes mêlées.

J’ai appris que peu importe la relation que tu as avec tes parents,

tu t’ennuieras d’eux le jour où ils ne feront plus partie de ta vie.

J’ai appris la différence entre « réussir dans la vie » et « réussir sa vie ».

J’ai appris que parfois, la vie te donne une deuxième chance.

J’ai compris que tu ne peux pas toujours avancer dans la vie avec un gant de baseball dans chaque main pour essayer de tout attraper.

Tu dois pouvoir lancer la balle à ton tour de temps à autre.

J’ai appris que lorsque je décide avec mon coeur, c’est généralement une bonne décision.

J’ai appris que lorsque je souffre, je n’ai pas à le faire payer aux autres.

J’ai appris que chaque jour, il faut tendre la main à quelqu’un.

Les gens aiment bien qu’on les serre dans nos bras, ou même qu’on leur donne juste une petite tape sur l’épaule.

J’ai appris que les gens finissent par oublier ce qu’on leur a dit, mais jamais ce qu’on leur a fait.

Source: Anonyme...www.lespasseurs.com