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Pour la semaine qui vient… « Gaudette »


Saint Paul, en s’adressant aux Thessaloniciens (2ème lecteur de ce dimanche), leur commande trois choses : être toujours dans la joie, prier sans relâche, rendre grâce en toute circonstance. Et il précise : voilà ce que Dieu attend de vous. On pourrait presque dire : sans commentaire !

Ces impératifs s’adressent donc bien à nous également… et, en particulier, l’impératif de la joie, tant cette joie a pu faire défaut, dans le passé, aux chrétiens. Ce troisième dimanche de l’Avent s’appelait d’ailleurs, en raison des textes de la liturgie (voir aussi première lecture et Psaume),  le « dimanche Gaudette » : il nous invite à la réjouissance, à la louange, à la prière sur le modèle du Magnificat.

La joie doit ainsi imprégner toute la vie, les activités, la manière d’être, les relations du chrétien.

Elle prend la source dans ce que dit le prophète Isaïe : « Le Seigneur m’a enveloppé du manteau de l’innocence, il m’a fait revêtir les vêtements du salut.

Se sachant aimé et sauvé sans conditions, le chrétien vit dans la joie et à son tour aime les autres, les regarde avec bienveillance.

Une nouvelle année liturgique qui commence


Nous y voilà ! C’est la nouvelle année qui commence pour l’Église et le maître mot de l’évangile est

« prenez garde ». S’il est une valeur à la mode aujourd’hui, c’est bien celle-ci : le principe de précaution. Et comme à son habitude, le Seigneur cherche à me prendre à contre-pied pour m’éveiller à sa venue. À quoi faudrait-il que je fasse attention ? Faudrait-il que je fasse le pied de grue derrière la porte pour l’attendre et ainsi perdre mon temps ?

Non ! Je suis plutôt invité à sortir de ma torpeur et à ouvrir mes yeux et mes oreilles. À éveiller mes cinq sens dans l’attente de la venue du Seigneur et à prendre le temps de savourer la beauté de sa création. L’attente qui m’est demandée n’est pas une attente servile, au garde-à-vous derrière la porte, mais celle, joyeuse, de la fiancée qui attend le retour de son amant. Cette attente où se conjuguent désir et excitation.

Un jour, avant de devenir dominicain, j’étais très accaparé à préparer mon appartement pour recevoir mes amis et offrir à l’un d’eux une soirée surprise. Pris dans l’excitation des préparatifs, me régalant par avance de la magnifique soirée que nous allions passer ensemble, je ne l’ai pas entendu sonner et je l’ai laissé attendre de longues minutes devant la porte.

« Prenons garde » que l’excitation des préparatifs ne nous empêche pas d’entendre la sonnette et d’aller ouvrir la porte. Le Seigneur est là, à notre porte, le laisserons-nous entrer ?

Ce qu’il y a de meilleur


AU SEUIL D’UNE NOUVELLE ANNÉE liturgique, comme il nous est bon de goûter les paroles de réconfort du prophète Ézéchiel ! Nous contemplons Dieu prenant l’initiative de guider son peuple ; déçu de voir la manière dont les rois négligents ont exercé le pouvoir sur lui. Les mots sont emprunts de douceur et d’attention. En prenant l’image de la brebis, le pasteur éternel, le roi des rois désire veiller sur celles qu’il s’est choisies pour héritage. Il veut les rassembler et en prendre soin. Un soin tout particulier comme le décrivent les mots : «La brebis perdue, je la chercherai; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces…» Finalement, ce qui nous est dépeint dans ces lignes n’est autre que l’amour de Dieu pour chacun de nous.

À tout moment, le Seigneur veut nous conduire sur le juste chemin pour y soigner nos blessures et nos brisures et pour pouvoir sans cesse refaire en lui nos forces. Il veut ce qu’il y a de meilleur pour nous. Il est le Roi par excellence. Irions-nous alors jusqu’à prendre soin de nos frères de la même manière, comme nous y convie l’Évangile? Pour cela, il faut voir en l’autre le visage même de Dieu dans toutes les situations humaines que nous pouvons rencontrer ; y compris les plus dérangeantes. L’aumônerie catholique des prisons a bien choisi l’orientation de sa mission quant elle a pris comme référence de son action : « J’étais en prison et vous êtes venus jusqu’à moi.»
Des paroles qui ne sont pas si loin de nos préoccupations au final… C’est l’invitation à nous mettre au service des plus petits qui sont nos frères en humanité !

Retour


Jésus a disparu aux yeux des apôtres, mais il reviendra (Actes 1, 1 – 11, Ascension), comme le maître parti en voyage et qui demande des comptes à son retour.  Cette promesse est si im­portante que nos communautés se sont donné des moyens pour la garder présente à l’esprit.  Ainsi, les églises (surtout anciennes) sont tour­nées vers l’orient, le soleil levant évoquant la venue du Seigneur.  De même la décoration des églises privilégie la représentation du Christ glorieux près de l’autel, ou encore celle du Jugement dernier et des « oe­uvres de miséricorde » qui illustrent l’Evangile de dimanche prochain. S’y ajoutent les procla­mations prévues lors de chaque eucharistie, comme le chant d’anamnèse et le choix des lectures pour ces dimanches de novembre et le temps de l’Avent.

Le concept de responsabilité…




C’est l’histoire de quatre individus :

Chacun, Quelqu’un, Quiconque et Personne :

Un travail important devait être fait et on avait demandé à Chacun
de s’en occuper.

Chacun était assuré que Quelqu’un allait le faire,
Quiconque aurait pu s’en occuper, mais Personne ne l’a fait.

Quelqu’un s’est emporté parce qu’il considérait
que ce travail était la responsabilité de Chacun.

Chacun croyait que Quiconque pouvait le faire,
mais Personne ne s’était rendu compte que Chacun ne le ferait pas.

A la fin, Chacun blâmait Quelqu’un, du fait que Personne
n’avait fait ce que Quiconque aurait dû faire.

Source: Anonyme.

Lève l’ancre


La prière, mon frère, c’est aussi une aventure étonnante,

qui te fait quitter le port douillet de certaines certitudes

pour te lancer sur l’océan infini de Dieu.

Il t’appartient de hisser la voile,

de larguer les amarres,

de lever l’ancre,

de te mettre à la barre,

de t’exposer au vent sur les profondes eaux …

Le vent?

C’est le souffle de Dieu.

Sans lui tu n’avanceras pas ;

c’est lui qu’i t’enlace et qui t’expose ;

c’est lui qui t’entraîne loin du portet qui t’isole…

mais, n’aie pas peur !

Il est maître du vent,

des courants et des flots ;

l’océan repose en lui.

Et puis, quand tu découvriras

que ta fragile embarcation

n’a laissé derrière elle aucune trace pour retourner au port,

il te sera aussi donné de découvrir,

émerveillé, une main amie tenant la barre avec toi.

Alors, tu iras jusqu’au bout –

Mais, va, mon frère, le vent se lève …

Source: Daniel Bourguet

Chronique d’Hyon Novembre – décembre


Gestes barrières qu’on ne parle pas!


L’Âme de la Fleur


Êtes-vous jamais allé dans un jardin tôt le matin?
Les fleurs sont tournées vers le soleil, attendant son avènement.
Avez-vous senti la puissante aspiration à la venue de la lumière qui jaillit tout autour ?
Avez-vous observé un bouton de fleur totalement fermé, et puis comment, lentement, miraculeusement, les pétales s’ouvrent, un à un.
D’où vient cette force, cette énergie, cette pulsion de vie ?

Avez-vous déjà vu la terre après qu’elle ait reçue quelques gouttes de pluie,
lorsque de toutes petites mains de toutes les couleurs sortent de terre, dans un geste de remerciement ?
On peut alors ressentir la vibration de gratitude et admirer avec joie la réponse si belle de la Nature.
La nature est si réceptive, si ouverte à la Grâce ! Si seulement nous pouvions être comme elle.

Alors nous nous demandons, mais qu’est-ce qui donne aux fleurs, souvent aussi aux enfants, leur beauté, leur douceur, ce sentiment d’abandon joyeux ?
C’est la présence du divin dans les fleurs, dans la nature.
Ce que nous appelons la Présence Psychique ». Et l’amour.

L’amour pour les fleurs peut nous aider à trouver notre propre être psychique, Le Divin intérieur.

Ce mouvement complètement dépourvu d’égoïsme, de calcul est l’une des plus belles formes de la conscience psychique dans le monde.
Mais, plus on monte dans l’échelle de l’activité mentale, et plus rarement on la trouve.

Car, avec l’intelligence, viennent aussi les talents, les aptitudes, puis la corruption et le fait d’être calculateur.
Lorsque par exemple une rose s’ouvre, elle le fait spontanément, pour la seule joie d’être belle, répandre un doux parfum,
pour exprimer sa joie de vivre, elle ne calcule pas et n’attend aucun gain :
elle le fait si spontanément, pour la joie d’être et de vivre.

Prenez un être humain, à part quelques rares exceptions, dès le moment où son esprit devient actif,
il essaiera d’obtenir quelques avantages de sa beauté, de son intelligence.
Il veut que cela lui apporte quelque chose en retour, que ce soit l’admiration des autres ou parfois même, d’autres sortes de profits sordides.

Alors, du point de vue psychique, la rose est bien meilleure que les êtres humains.

C’est seulement lorsque vous grimpez un échelon supérieur,
et que vous faites consciemment ce que la rose elle, fait inconsciemment, que cela devient encore plus beau.
Mais cela doit être la même chose: un épanouissement spontané, sans calcul, pour la simple joie d’Être.
Les petits enfants ont cela parois, parfois, pas tout le temps.
Malheureusement, sous l’influence de leurs parents, de l’environnement, ils apprennent très jeunes à devenir calculateurs.

Cette sorte de désir de vouloir obtenir quelque chose en retour de ce que l’on a ou de ce que l’on fait, est la chose la plus laide du monde.
Et c’est extrêmement répandu, tellement répandu que c’est devenu pratiquement spontané chez l’être humain.
Rien ne peut d’avantage tourner le dos à l’amour divin que ce mouvement, ce désir de calcul et de profit.

Source: La Mére, Sri Aurobindo Ashram, Pondicherry

NOUVEAU


Chaque dimanche, sous l’onglet «  »dimanche » retrouvez une proposition de prolongement eucharistique pour la maison. Une prière simple faisant échos des lectures.

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