Non violence

Non violence

Le Père n’exige nullement le sacrifice de son Fils !

JACQUES ET JEAN ne manquent pas de culot ! Les voilà qui réclament les meilleures places au paradis… Manque flagrant d’humilité ? Rien n’est moins sûr : en fait, ils ont peur. Sur le chemin qui les mène à Jérusalem, Jésus leur a annoncé sa passion. Ils sont scandalisés et cherchent à se rassurer : s’il faut aller jusqu’à la tragédie, qu’au moins ce soit pour partager ensuite le Royaume !

Leur question maladroite traduit le malaise de l’ensemble des disciples, et sans doute le nôtre également, encore aujourd’hui. Pourquoi faut-il donc que le propre fils de Dieu meure ? Pourquoi faut-il donc qu’il se mette à genoux et lave les pieds de ses disciples, comme un esclave ? C’est le monde à l’envers ! Lorsque les prophètes annonçaient la venue du « Fils de l’Homme », n’évoquaient-ils pas un roi puissant ? C’est à ne rien y comprendre : voici que le Messie tant attendu se présente comme un être fragile, bientôt terrassé par le tribunal des hommes… Avouons-le, cette histoire de sang versé en « rançon pour la multitude » nous choque…

Mais gare au contresens ! Le mot « rançon » évoque pour nous la somme exigée par des ravisseurs contre la libération de leur otage. Dans notre passage, le mot « rançon » a un tout autre sens. Il est dérivé d’un verbe qui signifie « délier », « détacher»… Jésus ne verse donc pas son sang pour apaiser la prétendue colère de Dieu contre l’humanité. Non, le Père n’exige nullement le sacrifice de son Fils ! Ce qu’il espère, c’est que nous entendions enfin la parole d’amour du Christ, que nous découvrions enfin que la seule libération possible passe, non par la violence, mais par l’agenouillement devant l’homme…

J’ai appris

J’ai appris

J’ai appris avec le temps que peu importe ce qui peut arriver aujourd’hui,

la vie continue et les choses iront mieux demain.

J’ai appris qu’on peut en dire long sur une personne

juste de la façon dont elle réagit devant trois situations : un jour de pluie, un sac de voyage perdu et des lumières de Noël toutes mêlées.

J’ai appris que peu importe la relation que tu as avec tes parents,

tu t’ennuieras d’eux le jour où ils ne feront plus partie de ta vie.

J’ai appris la différence entre « réussir dans la vie » et « réussir sa vie ».

J’ai appris que parfois, la vie te donne une deuxième chance.

J’ai compris que tu ne peux pas toujours avancer dans la vie avec un gant de baseball dans chaque main pour essayer de tout attraper.

Tu dois pouvoir lancer la balle à ton tour de temps à autre.

J’ai appris que lorsque je décide avec mon coeur, c’est généralement une bonne décision.

J’ai appris que lorsque je souffre, je n’ai pas à le faire payer aux autres.

J’ai appris que chaque jour, il faut tendre la main à quelqu’un.

Les gens aiment bien qu’on les serre dans nos bras, ou même qu’on leur donne juste une petite tape sur l’épaule.

J’ai appris que les gens finissent par oublier ce qu’on leur a dit, mais jamais ce qu’on leur a fait.

Source: Anonyme...www.lespasseurs.com

ll fait beau

IL FAIT BEAU AUJOURD’ HUI

Bien sûr que la vie est remplie de misères,
Je n’ai jamais dit le contraire.
Je sais que j’en ai eu ma part à éteindre
Et que j’ai mille raisons de me plaindre.
Contre moi vents et orages se sont unis;
Et combien de fois le ciel a été gris!
Les épines et les ronces m’ont piqué,
À gauche, à droite, et ailleurs aussi.
Mais, pour dire toute la vérité,
Fait-il assez beau aujourd’hui!

À quoi sert de toujours brailler
Et de rabâcher les soucis d’hier?
À quoi sert de ressasser le passé
Et, au printemps, de parler de l’hiver?
Un chacun doit avoir ses tribulations
Et mettre de l’eau dans son vin.
La vie n’est certes constante célébration.
Des soucis?  Bien sûr, j’ai eu les miens.
Mais il faut bien le voir aussi:
Il fait diablement beau aujourd’hui!

C’est aujourd’hui que je vis,
Et non pas il y a un mois.
T’en as, t’en as pas, tu donnes et tu prends
Selon qu’en décide le moment.
Hier, un nuage de chagrin
A bien assombri mon chemin.
Demain, il pleuvra peut-être
À casser les carreaux de fenêtres,
Mais faut le dire, puisque c’est ainsi:
Fait-il assez beau aujourd’hui!


Source: Douglas Malloch ...www.lespasseurs.com

 

La vraie grandeur

La vraie grandeur

 

Jacques et Jean s’approchent de Jésus…

Depuis longtemps déjà Jacques et Jean te suivent avec les autres apôtres.

Ils te voient vivre ; ils écoutent tes paroles…

Mais pas toutes, cependant,

car ils n’aiment pas t’entendre lorsque tu parles de souffrances, de mort…

Ils rêvent d’un Messie terrestre rétablissant le royaume d’Israël.

Et ils se voient déjà ministres de ce royaume :

Accorde-nous d’être à ta droite et à ta gauche dans ta gloire !

Les dix autres y songent aussi : ils s’indignent contre Jacques et Jean.

La course aux premières places est de toutes les époques !

N’est-elle pas au fond de mon cœur quelquefois ?

 

Vous ne savez pas ce que vous demandez !

Tu nous dis à nous aujourd’hui, Seigneur.

Nos prières ressemblent parfois à celles de Jacques et de Jean.

N’est-ce pas davantage notre intérêt personnel

Que ton règne que nous cherchons ?

 

Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?

Tu nous ramènes à l’essentiel : les hommes à conduire vers Dieu.

Sur le Calvaire, ton trône sera la croix.

Tu auras à ta droite et à ta gauche non pas deux apôtres

– ils ont fui – mas deux brigands, symboles de notre humanité,

à la fois pécheresse

et accueillante à ta lumière et à ton amour.

Jean comprendra alors et il se ressaisira :

Au pied de la croix avec Marie, il boira à ta coupe…

 

Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur.

Sur la Croix, tu nous donnes l’exemple de la vraie grandeur, Seigneur.

L’Eucharistie nous le rappelle et nous invite à boire à la même coupe.

Toi, le Maître, tu continues de te faire le serviteur de tous.

Tu demeures parmi nous non pour être servi, mais pour servir

et donner ta vie pour la multitude… (Mt 2O,28)

Béni sois-tu, Seigneur ! Donne-nous de te suivre !

Eloge de la fatigue

Éloge de la fatigue

Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui, monsieur, je suis fatigué et je m’en flatte !
J’ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate.
Je m’endors épuisé, je me réveille las…
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas !

Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise !
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise…
On est jamais aussi fatigué que l’on croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas de sombres lassitudes
Qu’on a, lorsque le corps harassé d’habitudes
N’a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon.

Lorsqu’on n’a rien à perdre, à vaincre ou à défendre,
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre.
Elle fait le front lourd, l’œil morne, le dos rond
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond.

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain.

Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le cœur
Cette fatigue là, Monsieur, c’est du bonheur !

Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est la route et le port et le gué,
Où prendrait-on le droit d’être fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure
Marquent chaque victoire, en creux, sur leur figure !
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux, il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste ;
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes ;
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit ;
Non pas le prix qu’on paie mais celui qu’on reçoit.

C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie,
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute les sommeils et, là, je me sens fort !

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance
Et ma fatigue alors est une récompense.
Et vous me conseillez d’aller me reposer ?
Mais si j’acceptais là ce que vous proposez,
Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,
Mais je mourrais, Monsieur, tristement, de fatigue !!!

Source: Robert Lamoureux...www.lespasseurs.com

La vraie prière…

La vraie prière

 

Jacques et Jean s’approchent de Jésus et lui disent:

Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande…

 

Jacques et Jean s’approchent de Jésus…

L’épisode se situe pendant ta dernière montée à Jérusalem.

Pour la troisième fois, Seigneur,

Tu viens d’annoncer à tes apôtres ce qui t’attend :

Ta passion, ta mort et ta résurrection.

Mais au lieu de t’écouter,

D’essayer de comprendre ce qui te préoccupe,

Ils restent ans leurs idées terrestres, leur mesquinerie humaine.

Ils s’approchent de toi non pour mieux te suivre,

Mais pour mieux se servir de toi

Dans la réalisation de leur projet terrestre.

 

Aujourd’hui, comme tout au long de l’histoire de ton Eglise,

Nous connaissons els mêmes tentations que tes disciples.

On veut bien s’approcher de toi…

Mais plus pour te demander les premières places dans ton Royaume

Que pour partager la coupe que tu vas boire.

 

Vous ne savez pas ce que vous demandez !…

Bien souvent, Seigneur, tu pourrais nous dire cela à nous aussi !

Continue de faire pour nous ce que tu as fait pour tes apôtres.

Nous sommes de la même race humaine, lents à comprendre,

Retombant sans cesse dans nos étroitesses d’esprit et de cœur…

Avec patience, viens nous améliorer,

Nous débarrasser de nous-mêmes,

Pour que, à ta suite et avec toi, nous apprenions la vraie grandeur.

 

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir…

Pour servir jusqu’au bout,

Jusqu’à donner sa vie pour la multitude…

Quand la tentation est là, Seigneur Jésus,

La tentation de penser à moi, à mon avantage, à ma « gloire »…

Quand je suis tenté de me faire servir au lieu de servir…

Quand je suis tenté de prier pour que tu fasses ma volonté,

Remets-moi à ta suite, à la place de serviteur.

Par la célébration eucharistique,

Tu es toujours le Corps livré pour tous,

L Sang versé pour la multitude…

Tu m’appelles à te suivre sur ce chemin,

Et tu m’en apportes les forces, la grâce.

Béni sois-tu, Seigneur !

Garde-nous fidèles à ta suite,

Cherchant non à être servis, mais à servir.

La richesse du temps

La richesse du temps

Le temps s’écoule pour notre bien à tous.
Nous devrions ne jamais l’oublier,
car le temps est un grand maître.

 

Combien notre vie serait belle,
Si seulement nous donnions du temps
À tout ce que nous entreprenons!

 

Que ce soit dans le domaine des traitements,
Du travail, de la santé, des désirs
Et des initiatives,

 

Car…le temps ne respecte pas ce qui est fait sans lui.
Apprenons donc à considérer
La vraie valeur du temps.
Songeons que la nature
Ignore les sauts brusques,
Car rien de grand ne se fait vite.
Chaque chose vient en son temps,
Et le bien progressif est, certes, le seul durable.

 

Source: Robert L. Gagné....www.lespasseurs.com