La leçon des hérissons

La leçon des hérissons

Une nuit d’hiver, une famille de hérissons n’arriva pas à dormir, tant le froid était vif. Ils décidèrent donc de se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer. Mais ils avaient oublié leurs piquants.
Chaque fois qu’ils tentaient de se rapprocher, ils finissaient par se piquer douloureusement.
Jamais le groupe ne parvint à rester uni. Certains tentèrent de se rapprocher à nouveau, mais chaque fois, ils se piquèrent le museau.
Pourtant, il fallait absolument trouver comment se rapprocher : les oiseaux y arrivaient, les lapins, les taupes, tous les animaux aussi. Enfin, ils comprirent.
Et tout doucement, petit à petit, soir après soir, ils s’approchèrent les uns des autres en rétractant leurs piquants.
C’est ainsi qu’avec mille et une précautions, ils trouvèrent la bonne distance pour dormir heureux et au chaud.

D’après la parabole de Schopenhauer

« C’est clair »

« C’est clair »

C’est clair, Seigneur Jésus;

en toi, nous voyons le beau visage de Dieu

penché sur les vivants et leur murmurant:

« Vous êtes mes enfants. Ne craignez jamais!

Je reste avec vous, toujours ».

Où donc faut-il aller, Seigneur Jésus,

pour voir le beau visage de Dieu

transparaître aujourd’hui sur la terre des hommes?

Là, où l’on prie à plein coeur?

Là, où l’on partage à pleines mains?

Là, où l’on aime à pleine vie?

Là, où l’on chante à pleine voix?

Là, où l’on sert à profusion le pardon des offenses?

Fais-nous voir, Seigneur, oui, fais-nous voir

le beau visage de Dieu briller aujourd’hui clairement, 

sur la terre des vivants.

Prière d’évangile

Les trois qualités a cultiver

Les trois qualités a cultiver

Pema Chôdrôn (Entrer en amitié avec soi-même, Editions de la Table Ronde, 1997) nous dit « Dans la méditation & dans notre vie quotidienne, il y a trois qualités que nous pouvons nourrir, cultiver & mettre en valeur. Nous les possédons déjà, mais elles peuvent être amenées à maturité. Ce sont la précision, la douceur & la capacité à de lâcher –prise :

La précision consiste en :

* adopter une bonne posture,
* porter l’attention sur l’expiration (une expiration ordinaire) &
* se dire « penser », quand on se surprend en train de penser »

La douceur est l’antidote à une précision dure & militante qui pourrait apparaître :

* « On devient attentif à chaque crispation, et on détend la zone concernée,
* Nous gardons les yeux ouverts, l’essentiel de la pratique est l’ouverture,
on ne bloque pas tout ce qui se produit d’autre, on se sent en vie dans cette salle, avec tout ce qui s’y passe &
* Chaque fois qu’on se fait la remarque « penser » on le fait avec sympathie & bienveillance,
se félicitant de l’avoir remarqué.

Le lâcher prise

* Emerge spontanément quand on s’applique à suivre avec fidélité la technique avec précision et bienveillance.
* Comme nous suivons l’expiration, il n’y a pas d’instruction particulière
sur ce qu’il faut faire jusqu’à l’expiration suivante.
La capacité de lâcher prise & de s’ouvrir à la fin de l’expiration est inhérente à cette technique,
dans cette brèche, où on attend seulement l’expiration, sans but. »
* Le fait d’apprendre à laisser tomber ses pensées, à attendre sans but la prochaine expiration,
« on acquiert une puissance incroyable : voir que l’on a la capacité simplement de renoncer aux choses. »

Source: Pema Chôdrôn (Entrer en amitié avec soi-même, Editions de la Table Ronde, 1997)...www.lespasseurs.com

Lève l’ancre

FourniTraduction Lève l’ancre

La prière, mon frère, c’est aussi une aventure étonnante,

qui te fait quitter le port douillet de certaines certitudes

pour te lancer sur l’océan infini de Dieu.

Il t’appartient de hisser la voile,

de larguer les amarres,

de lever l’ancre,

de te mettre à la barre,

de t’exposer au vent sur les profondes eaux …

Le vent?

C’est le souffle de Dieu.

Sans lui tu n’avanceras pas ;

c’est lui qu’i t’enlace et qui t’expose ;

c’est lui qui t’entraîne loin du portet qui t’isole…

mais, n’aie pas peur !

Il est maître du vent,

des courants et des flots ;

l’océan repose en lui.

Et puis, quand tu découvriras

que ta fragile embarcation

n’a laissé derrière elle aucune trace pour retourner au port,

il te sera aussi donné de découvrir,

émerveillé, une main amie tenant la barre avec toi.

Alors, tu iras jusqu’au bout –

Mais, va, mon frère, le vent se lève …

Source: Daniel Bourguet...www.lespasseurs.com

Si vous êtes capables d’exprimer la pensée de ceux qui pensent autrement que vous sans la caricaturer ou la ridiculiser

J’ai des talents pour susciter l’attention des autres, leur intérêt, peut-être même leur admiration, me montrer spirituel et drôle, être apprécié pour cela. Quel plaisir quand on y a goûté et quelle tentation de recommencer à l’occasion.

Seulement voilà ! C’est souvent au détriment de quelqu’un d’autre. C’est si facile de s’amuser d’une attitude, d’un propos, surtout si celui-ci ne va pas dans le même sens que le mien et celui de mon auditoire. J’ai l’impression de pouvoir faire rire et sourire sans méchanceté aucune, sans plus me préoccuper de la façon dont mes talents peuvent nuire au principal intéressé, cible de mon talent d’imitateur.

De même avec des convictions que moi et mon auditoire considérons comme d’un autre temps et dépassées.

Et si parfois je me taisais ? Si j’essayais de comprendre comment l’autre dit ce qu’il dit, et d’où cela vient, et s’il a réellement la possibilité de dire les choses autrement. Si j’essayais de reformuler sans trahir les paroles qui ont fait rire.

Je pourrais peut-être, à mon tour, dire les choses autrement que pour faire rire, pour que l’autre trouve sa joie s’être entendu et reconnu.

Ralentis ton rythme !

As-tu déjà observé les enfants jouer sur un carrousel ou écouter la pluie tomber sur le toit ? Déj suivi un papillon volant gaiement ou bien admiré un coucher de soleil? Tu devrais t’y arrêter. 

Ne danse pas trop vite car la vie est courte. La musique ne dure pas éternellement.Est-ce que tu cours toute la journée, toujours pressé(e)? 
Lorsque tu demandes « Comment ça va? », est-ce que tu prends le temps d’écouter la réponse ? Lorsque la journée est terminée, est-ce que tu t’étends sur ton lit avec100 000 choses à faire qui courent dans ta tête? 

Tu devrais ralentir. As-tu déjà dit à ton enfant « nous le ferons demain », et de le remettre au surlendemain? As-tu déjà perdu contact avec un ami, laissé une amitié mourir parce que tu n’avais jamais le temps d’appeler pour dire bonjour ? 

Tu ferais mieux de ralentir, ne danse pas trop vite car la musique cessera un jour. La vie est si courte. Lorsque tu cours si vite pour te rendre quelque part, tu manques la moitié du plaisir d’y être. 

Lorsque tu t’inquiètes et te fais du souci toute la journée, c’est comme un cadeau non ouvert que tu jetterais . La vie n’est pas une course, tu dois ralentir ton rythme, prends le temps d’écouter la musique avant que la chanson ne soit terminée. 

Source: Anonyme.www.lespasseurs.com

Et moi qui ai toujours eu une haute idée de Dieu!

« Tel fut le commencement des signes que Jésus fit », nous dit l’évangéliste. €t moi qui ai toujours eu une haute idée de Dieu, j’ai pensé que Jésus n’avait certainement pas, comme ça, d’entrée de jeu, frappé un grand coup. Et j’ai imaginé le ciel qui se déchire, la foudre, les éclairs, et une apparition, et la voix grave de Dieu qui vient mettre de l’ordre parmi tous ses sujets ; qui décore ceux qui parlent et pensent comme lui ; qui condamne et exclut ceux qui ont le malheur de penser autrement et le courage de le dire. Et ce ne serait qu’un début: le commencement des signes.

Mais Jean ne disait pas cela, lui qui était présent. Le commencement, dit-il, ce fut à un mariage, au village de Cana. Et je voyais la scène. Jésus qui vient avec sa bande de disciples. Et la joie des convives, les danses et les chants. Et le vin qui remplace l’eau réservée aux rites, l’eau qui vous met en règle, qui fait de vous des purs, l’eau qui est incolore, inodore, insipide. Et le vin coule à flots : six cuves de cent litres ! Et pas n’importe lequel, un vin millésimé. Qu’on est loin de la peur. Et quelle ambiance quand Dieu décide de faire la noce avec les hommes ! Et ce n’est qu’un début.

Et puis j’ai regardé, un à un, les convives. Et je les ai trouvés tous unis dans la fête et tous si différents. II y avait Marie qui savait ce que c’est que recevoir à table et qui était inquiète à cause du manque de vin. Et Jésus qui agit, tout naturellement, sans en tirer gloriole. Le maître du repas qui goûte et ne comprend pas. Et qui fait des reproches au marié qui, non plus, ne sait pas ce qui se passe. Et alors j’ai aimé que seuls les serviteurs sachent d’où vient le vin. Et ce sont eux qui servent. Ainsi donc, le service, voilà le premier signe, quand Dieu fait fête aux hommes.