Le Pain de la vie


L’homme ne vit pas de pain seulement,

Mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8,3).

Ainsi s’adressait Dieu à son peuple Israël, dans le désert du Sinaï.

Il était venu à son secours en lui procurant la manne, jour après jour.

S’il prenait soin de son corps, il veillait encore plus sur sa santé spirituelle.

Tu agis de même, Seigneur Jésus.

Tu ne te lasses pas de parler du règne de Dieu.

Tu continues de le faire à chaque célébration eucharistique.

Donne-nous la soif spirituelle de tes auditeurs de la Galilée.

Renvoie cette foule

Tes Apôtres s’inquiètent lorsque le soir approche.

Ici, nous sommes dans un endroit désert, constatent-ils.

Comme leurs ancêtres qui avaient peur d’avoir faim dans le Sinaï,

Ils cherchent une solution et en proposent une. Qui ne leur coûte rien :

Renvoyer les gens !

Donnez-leur vous-mêmes à manger !

Tu sais bien, Seigneur, qu’ils n’en sont pas capables.

Mais tu veux leur faire partager ton attention aux autres, ton souci de tous…

Ils accueillent ton projet et ils sont prêts à partir acheter ce qu’il faut.

Tu acceptes leur disponibilité : tu vas te servir d’eux pour nourrir la foule.

Tu attends cela de nous aussi, à ton repas eucharistique.

Donne-nous d’y venir avec un cœur ouvert aux autres, à tous.

Jésus prit les pains, les bénit, les rompit…

Ce n’est pas encore l’Eucharistie, mais c’en est l’annonce claire ;

Tu veux que personne ne défaille en chemin (Mc 8,3).

Tous mangèrent à leur faim.

Puis on ramassa les morceaux qui restaient.

Que sont devenues les douze corbeilles qui restaient ?

On ne le dit pas.

Tu les as remises à ton Eglise, Seigneur.

Tu les remets à chacun de nous…

A la célébration eucharistique, tu te livres à nous par ta Parole et ton Pain

Et tu nous envoies partager avec les autres ta vie et ton amour.

Joie (St Sacrement)


Aujourd’hui, Seigneur Jésus, nous sommes pleins de reconnaissance. Par le pain que tu nous donnes, tu as voulu rester avec nous. Tu ne nous as pas laissés dans la tristesse de ton départ, mais dans la joie de ta présence, par le pain qui est ton corps, par le vin qui est ta vie.

Tu as voulu que ta mort soit célébrée en mémoire du don de toi-même pour nous et pour la multitude des hommes. Tu as voulu, par le Pain eucharistique, nourrir en nous la foi, l’espérance et l’amour. Sur la joie des hommes, sur la souffrance des hommes, tu dis : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »

Nous fêtons aujourd’hui dans l’allégresse cette richesse que tu nous as laissée.

Vous serez mes témoins aujourd’hui….. ( St Sacrement)


Si vous contribuez par votre vigilance à ne pas gaspiller els ressources de notre planète

Jean-Baptiste de Foucauld, un humaniste aux activités multiples, prône ce qu’il appelle « l’abondance frugale », base d’une société centrée sur « être », plus que « avoir ». Un programme qu’il résume ainsi : du travail pour tous, des relations abondantes pour tous, mais croire aussi en une transcendance.

Des recommandations bien difficiles, tant nous sommes immergés dans cette société de consommation, de croissance économique où les progrès se résument davantage en termes de croissance monétaire et où l’entreprise qui stagne est condamnée à disparaître. Une sorte de fuite en avant vers « toujours plus jamais atteint.

Mais nous percevons mieux maintenant les limites et els risques du système : notre terre n’est pas inépuisable, nous le savons : en effet de serre aux conséquences mal connues, raréfaction de nos ressources naturelles en eau, en énergie, des déchets envahissants. L’alerte est donnée, nous l’entendons, mais passe-t-elle « de la tête aux jambes » ?

Que faire si nous voulons laisser aux siècles à venir une terre habitable ? Bien sûr, les gouvernements s’agitent, font des lois. Mais attendrons-nous ces lois pour agir, comme de bons élèves disciplinés ou décidons-nous dès maintenant d’aller, comme des êtres responsables, vers cette abondance frugale en prenant nous-mêmes des initiatives très concrètes, par exemple : mieux séparer le nécessaire du superflu ; programmer mieux nos déplacements : réduire nos chauffages ; gérer plus sérieusement nos déchets.

Et l’adoration ?


Avec la Fête-Dieu vient aussi la question des processions et de l’adoration eucharistiques ? Si l’occasion nous en est offerte, vivons ce temps d’adoration en lien avec la célébration elle-même, en prolongement de celle-ci et pour mieux nous préparer au service de nos frères.

Manger pour vivre


C’est la loi biologique de notre condition humaine : il faut manger pour vivre. Notre vie spirituelle suppose elle aussi d’être nourrie, entretenue, pour croire et être féconde. En multipliant les pains et les poissons pour la foule venue écouter son enseignement, Jésus répondait, certes, à un besoin physique immédiat. Mais il révélait déjà tout son amour pour les hommes et son désir de les combler de la vraie nourriture : sa vie même, son corps livré comme Pain de vie, son sang versé comme sang de l’Alliance. Ainsi, communier c’est être nourri de la vie de Jésus, enrichi de ses propres forces, rendu capable de son amour.

De même que nous mangeons pour vivre, nous communions à l’Eucharistie pour vivre en disciples de Jésus… Que faisons-nous de nos communions ?

Quelle vie font-elles grandir en nous ? Pour méditer ces interrogations, demandons-nous vraiment ce qui nous manquerait si nous n’avions pas l’Eucharistie… Nous est-elle vraiment « vitale » ? Si non, une période de « jeûne eucharistique », un temps de retraite spirituelle pour en retrouver le sens, peuvent aider à retrouver la grandeur de ce sacrement. Si oui, pensons à prier pour ceux qui en sont privés et en souffrent, et demandons au Seigneur de leur donner autrement la grâce de son amour.

Fêter le corps du Christ!


portons dans la prière (fête du St Sacrement)


« Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Que notre prière rejoigne toutes celles et ceux qui à travers le monde vivent le partage et la solidarité.

-Les disciples disaient : « Renvoie cette foule… »

Pour que cette réaction ne soit pas la nôtre face à la misère et aux attentes de ceux que nous appelons un peu trop facilement « nos frères et sœurs ».

-Jésus répondait à ses apôtres : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».

Pour que cet appel nous incite à créer des communautés humaines où tout naturellement nous partageons avec celles et ceux qui ont faim, faim de pain, soif de dignité, de reconnaissance et d’amitié.

-Jésus nous dit encore aujourd’hui : « Faites cela en mémoire de moi ».

Pour que chaque fois que nous partagerons et mangerons de ce pain nous goûtions déjà à la joie du Royaume.

Seigneur, tout nous vient de toi. Rends-nous désormais solidaires les uns des autres à l’exemple de Jésus ton Fils Notre Seigneur. Amen.

Crées par le Père…


Corps et sang du Christ credo


Je crois en Dieu Père,

qui n’a pas voulu nous imposer son Royaume

mais nous associer à son œuvre.

Je crois en Dieu Père qui nous rassemble,

pour qu’ensemble avec lui

nous ne formions qu’un seul corps.

Je crois en Jésus,

qui transforme les foules anonymes en communautés

où l’on peut se parler, se connaître

et où le partage devient possible.

Je crois en l’Esprit Saint,

qui transforme nos humbles offrandes,

nos moindres actes en gestes de bonté

en un gigantesque feu

qui réchauffe les cœurs

et réconforte les accablés.

Je crois à l’Eglise,

lorsqu’elle nous présente une eucharistie

qui soit  célébration du partage et de l’amour que nous vivons au jour le jour.

« L’art de communier »


  • Il y a quelque chose d’étonnant dans la rigueur d’autrefois et le laxisme d’aujourd’hui !  Souviens-toi : nous ne pouvions communier à la messe si nous avions mangé avant, ne serait-ce qu’un bout de pain, ou si nous avions bu, ne serait-ce qu’un peu d’eau…
  • Il y avait une belle erreur d’appréciation : on faisait plus attention au jeûne avant la communion qu’à « la nourriture » qui nous était donnée !
  • Exact.
  • Je n’en trouve pas moins inadmissible que certains mâchouillent encore leur chewing-gum pendant la messe.
  • Certes. Reste que l’important, c’est le cœur. Les obligations de jadis n’étaient là que pour nous aider à « mieux préparer notre âme, comme on disait.
  • Oui, mais cela n’exclut pas une certaine dignité corporelle. On ne va pas communier comme on va acheter un cornet de frites ! Les gestes peuvent être beaux et recueillis.
  • C’est qu’on a, me semble-t-il, totalement changé d’optique. On ne communie plus guère pour entrer en union par le Christ. On dirait que le groupe l’emporte sur la personne.
  • Amour du prochain, mais aussi amour de Dieu. Amour de Dieu, mais aussi amour du prochain. Il faudrait ne jamais séparer ces deux objectifs.
  • Oui, l’eucharistie n’est pas seulement un repas qu’on prend ensemble, en union les uns avec les autres. Elle est d’abord union avec le Christ : c’est lui qui nous unit entre nous.