Archives de Catégorie: cela porte à la réflexion

Regardez bien ce temps…

Certains de ses disciples lui demandèrent, un jour, quand aurait lieu la fin du monde. Mais il leur répondit : « Regardez bien ce temple et la beauté de ses pierres. Ce que vous contemplez, des jours viendront bientôt où il n’en restera rien. » Alors beaucoup seront perdus, désemparés, en voyant s’écrouler toutes leurs certitudes, et leurs vieilles traditions, comme si tout s’en allait, qu’on ne respectait plus rien. Comme s’ils étaient secoués par un tremblement de terre. Et ils vous en voudront et vous persécuteront parce que vous acceptez cette fin de leur monde.

Les disciples insistèrent : « A quels signes verrons-nous que ça va arriver ? » Et Jésus de leur dire : « Vous allez voir surgir beaucoup de faux prophètes qui viendront sous mon nom et que vous feront croire que le moment est proche. Prenez garde de ne pas vous laisser égarer et ne les suivez pas. » Car nombreux seront ceux qui affirmeront voir des signes dans le ciel et entendre des voix. Qui chercheront à faire peur, parleront de châtiment, fixeront des échéances, brandiront l’an 2000. Ne vous effrayez pas et restez confiants. Car votre Dieu est bon. II n’est pas de ce monde-là.Alors, pour y voir clair, il faudrait nous rappeler ce qu’il avait répondu aux envoyés de Jean : « Les boiteux marchent droit et les aveugles voient ; les sourds retrouvent l’ouïe, les lépreux sont guéris et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » Alors, il nous restera à voir autour de nous. Des liens qui se nouent et des mains qui se tendent ; des solidarités qui naissent et qui s’affirment ; des luttes pour la justice et le respect de l’autre ; ce sont là des promesses. Le Royaume se construit. C’est la fin du vieux monde. L’aube d’un monde nouveau

Les personnes sont des cadeaux

Les personnes sont des cadeaux.
Certaines sont magnifiquement enveloppées
elles sont très attrayantes, dès le premier contact.
D’autres sont enveloppées de papier très ordinaire.
D’autres ont été malmenées par la poste.
II arrive parfois qu’il y ait une  » distribution spéciale « ,
certaines sont des cadeaux dont l’emballage laisse à désirer,
d’autres dont l’emballage est bien fait.
Mais l’emballage n’est pas le cadeau!
C’est si facile de faire l’erreur…et nous rions quand les enfants prennent l’un pour l’autre.
Parfois, le cadeau est très facile à ouvrir, parfois il faut se faire aider.
Peut-être parce que les autres ont peur?
Ils ont peut-être déjà été ouverts et rejetés?
Je suis une personne et donc moi, je suis un cadeau!
Un cadeau pour moi-même, d’abord.
Ai-je regardé à l’intérieur de l’emballage? Ai-je peur de le faire?
Peut-être n’ai-je jamais accepté le cadeau que je suis…
Pourrait-il se faire qu’il y ait à l’intérieur quelque chose de différent de ce que j’imagine?
Je n’ai peut-être jamais vu le cadeau merveilleux que je suis.
Ma création pourrait-elle être autre chose que magnifique?
J’aime les cadeaux que je reçois de ceux qui m’aiment, pourquoi pas le cadeau que je suis?
Je suis un cadeau pour les autres, est-ce que j’accepte d’être donné aux autres?
Les autres doivent-ils se contenter de l’emballage? Peuvent-ils apprécier tout le cadeau?
Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux
mais un cadeau sans quelqu’un qui le donne n’est pas un cadeau ;
c’est une chose privée de liens avec celui qui donne ou celui qui reçoit.
L’amitié est une relation entre des personnes qui se voient comme elles sont en réalité…
Ne sommes-nous pas des cadeaux les uns envers les autres et pour les autres?
Georges B. Nintenann

Dire aux personnes que l’on aime…

On raconte qu’un jour, une prof a demandé à ses élèves de noter le nom de tous leurs camarades de classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu’ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chacun et de le noter à côté des noms. Cela prit toute une heure jusqu’à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof. Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Peu de temps après, tous souriaient :

– « Vraiment ? » , entendait-on chuchoter…
– « Je ne savais pas que j’avais de l’importance pour quelqu’un ! »
– « Je ne savais pas que les autres m’aimaient tant », étaient les commentaires que l’on entendait dans la salle de classe.

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n’avait pas d’importance. L’exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d’eux-mêmes et des autres. Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l’enterrement de cet élève. L’église était comble. Beaucoup d’amis étaient là. L’un après l’autre, ils s’approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda :

– « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ? »
Elle hocha la tête et dit :
– Oui.
Alors il lui dit :
– Marc a souvent parlé de vous.
Après l’enterrement, la plupart des amis de Marc s’étaient réunis. Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.
– « Nous voulions vous montrer quelque chose. » , dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche. « On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaîtriez… »  Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. Sans le regarder, la prof savait que c’était l’une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l’époque par les camarades de classe au sujet de Marc.
– « Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait, dit la mère de Marc. Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste. Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.  Charlie sourit et dit : « J’ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau. » La femme de Chuck dit : « Chuck m’a prié de la coller dans notre album de mariage. »  « Moi aussi, j’ai encore la mienne, dit Marilyn. Elle est dans mon journal intime. » Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. « Je l’ai toujours avec moi, dit-elle et elle ajouta : Nous l’avons tous gardée. » La prof était si émue qu’elle dut s’asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera. C’est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l’on aime et qui nous sont importantes, qu’elles sont particulières et importantes. Dis le leur avant qu’il ne soit trop tard.
Anonyme

Echappées poétiques

  • L’amour des morts est le plus lumineux qui soit. Pourquoi n’aimerions-nous pas les vivants comme nous aimons, avec une justesse instinctive, ceux dont la voix ne se fera plus jamais entendre sur terre ? Contempler sans saisir et même sans comprendre : les moineaux, autant que les morts, nous y invitent par leurs chants. Sous ma fenêtre… des œuvres non écrites m’instruisent sur ce qu’est Dieu, du côté de la vie où je suis.

Comment serons nous?

Cette question qui taraude l’humanité depuis toujours « comment seront-nous dans l’au-delà ? », ensemble, ils la posent à Jésus, l’invitant à préciser sa pensée sur la résurrection des morts : « Puisque vous y croyez, comment cela se réalisera-t-il concrètement ? »

Jésus renvoie tout simplement les adversaires dos à dos et leur imagination débordante au panier.  Il leur explique qu’il est inutile et d’ailleurs impossible, de se faire la moindre idée « du monde à venir » à partir des réalités temporelles. La seule chose que Jésus répond c’est que « Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, n’est pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants ». Un Dieu qui nous a destiné à la vie, à participer à sa vie divine.

Autrement dit on ne sait rien, on ne saura jamais rien et il faudra vivre avec ; mais nous sommes invités à croire en un Dieu des vivants.

Ce mystère inaccessible au raisonnement humain, ne peut qu’être accepté dans la foi et la confiance. La seule chose que l’on peut dire c’est que la vie de ressuscité c’est la vie en plénitude, l’expérience de l’amour total… tout le reste n’est que vaine curiosité.

La résurrection de la chair

Les médias – la télévision en premier – ne cessent de chercher davantage de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs. Dans ce but, ils s’appuient sur une réalité humaine : la sexualité. Ils pensent rejoindre ainsi un désir permanent, obsédant, manifeste, d’une grande majorité.

A regarder l’invasion généralisée de ce thème, les médias de leur point de vue n’ont pas tout à fait tort ! Mais leur insistance aboutit à diminuer l’homme, à le limiter aux seules relations charnelles. A « ne penser qu’à ça », on est conduit à ne penser à rien. La qualité de notre dialogue avec les autres, avec Dieu, s’en trouve détériorée.

Déjà au temps de Jésus, un groupe juif amène la question : s’il n’y a résurrection, qu’en est-il de la sexualité, comment sera-t-elle vécue dans l’au-delà ? Ce qui était un vrai piège, selon ce groupe, n’est qu’une fausse interrogation pour le Christ : occasion pour lui de nous apprendre ce que l’on entend par « résurrection de la chair ». Dans le paradis d’Allah, l’islam promet de belles femmes (les houris), symboles du bonheur qui récompensera les fidèles musulmans. Pour le christianisme, le corps ressuscité ne connaît plus la relation sexuelle, qui conduirait à créer de nouveaux enfants, et donc à la mort des parents. Le désir humain sera demain fasciné par le seul amour divin, la découverte infinie de Celui qui est l’Amour.

Je verrai ta face

La liturgie de la parole s’inaugure par une lecture particulièrement émouvante. C’est l’une de premières fois dans l’Ancien Testament qu’apparait la foi en la résurrection individuelle.

Une foi qui unit les sept frères martyrs. Chacun peut dire à son Dieu : « Et moi par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage. » C’est le visage de celui dont Jésus dit : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais de vivants ; tous vient en effet pour lui. »

Tel est le secret de la « joyeuse espérance » de Paul écrivant aux Thessaloniciens : « Laissez-vous réconforter par notre Seigneur Jésus Christ et Dieu notre Père. » Ce réconfort, puisons-le dans notre assemblée : sous d’humbles signes, Dieu nous y donne part à la résurrection du Christ et à la splendeur de son projet pour tous les vivants.