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LES DISCIPLES SONT INQUIETS.


Ils se cachent car ils craignent qu’après la mort de leur Maître, on s’en prenne désormais à eux. La peur est là, palpable, qui empêche toute ouverture du coeur à la Résurrection. Les verrous ne ferment pas seulement les portes de la pièce où ils se trouvent : ils scellent aussi les âmes ! C’est l’avenir qui se ferme, l’espérance qui, soudain, se cogne la tête au portail de la mort. Et c’est à ce moment précis, en cet instant où l’angoisse est à son paroxysme, que le Christ choisit de leur apparaître, comme il l’avait fait une nuit de tempête en marchant sur les eaux d’un lac déchaîné. « La paix soit avec vous ! » leur dit‑il. Premières paroles du Ressuscité qui, brusquement, leur dessillent les yeux. La paix de Dieu qui surgit et qui vient laver le regard et rouler la pierre de leurs aveuglements. Souvent, comme les disciples, nous sommes dans l’inquiétude: la vie nous fait peur, l’avenir nous semble incertain, tant de soucis nous assaillent face auxquels notre foi semble ne pas faire le poids.

Prendre alors, dans la prière, le temps de nous interroger: laissons‑nous vraiment le Christ se tenir au milieu de nous, comme il se tint ce jour‑là « au milieu d’eux »? Laissons‑nous le Ressuscité venir nous habiter, malgré tous les verrous de notre coeur ? Laissons-nous sa paix nous envahir ?

Comme Thomas, oser l’abandon dans la foi, tourner notre regard vers le Christ et lui dire : « Mon Seigneur et mon Dieu! »

La Paix du Christ


LA PAIX QUE LE CHRIST transmet aux Apôtres est bien le symbole de la miséricorde de Dieu pour nous. La paix du coeur, mais également celle de notre conscience. Paix de tout notre être pour laisser l’Esprit du Christ nous envelopper de son amour rédempteur… Paix et unité à découvrir et à redécouvrir au long des jours. Nous pouvons trouver dans les lectures de ce dimanche de la Divine Miséricorde une invitation à cette sérénité. Il n’y a qu’à observer l’extrait du livre des Actes des Apôtres.
C’est l’esprit de fraternité qui embrase la communauté et qui demeure le plus fort. Personne ne fait rien seul, chacun est concerné par son frère ; la division paraît absente. Cette communion exemplaire témoigne de l’amour de Dieu pour nous. En effet, le Seigneur ne fait rien sans nous, et même si parfois nous nous trouvons trop faibles, lui, choisit cette fragilité pour y établir sa demeure : «La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, est devenue la pierre d’angle»! Chant de celui qui fait l’expérience dans sa vie humaine qu’il est aimé de Dieu pour ce qu’il est…
N’est-ce pas cela la foi? Celle-là même qui s’est purifiée avec le temps pour percevoir Dieu toujours en attente de l’homme? Foi qui se met à l’écoute des commandements divins pour trouver davantage de liberté dans l’action et pour éviter de sombrer dans des pièges capables de devenir de véritables fardeaux. Si le Christ a versé son sang pour nous, c’est pour signifier au monde tout cela. Et Thomas est l’un de nous ! Dans son aveuglement il permet au Christ sauveur de lui redire qu’il l’aime : «Cesse d’être incrédule, sois croyant» ! Laisse ma paix faire en toi son oeuvre…

Il est  Vivant !


Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient.

Ils avaient peur des Juifs…

Les paroles du prophète Zacharie se sont réalisées :

Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées (Za 13,7).

Toi, le berger, tu as été frappé ; on t’a arrêté, mis à mort.

Tes disciples, comme des brebis apeurées, se sont enfuis et se cachent.

Marche à ta suite, Seigneur, n’est pas une assurance tout risque !

C’est partager ta vie, tes joies, tes peines… tes succès, tes échecs…

Tout au long de son histoire, ton Eglise en fait l’expérience.

D’ailleurs tu avais été clair :

Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups…

Vous serez en butte à la haine de tous. (Mt. 1O,16-22).

Mais tu n’abandonnes pas tes amis.

Tu ne les laisses pas dans la nuit.

Jésus était là au milieu d’eux.

Soudain, pour eux, le soir se transforme en lumière : Tu es là !

Les portes verrouillées ne sont pas un obstacle pour toi.

Tu tiens ta promesse :

Vous allez gémir et vous lamenter tandis que le monde se réjouira ;

Mais votre affliction se tournera en joie. (Jn. 16,2O)

Les apôtres revivent :

Ils furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Nous aussi, nous pouvons partager leur joie.

L’Eucharistie nous dit ta présence fidèle : tu es là, toujours, avec nous.

A chaque célébration, la rencontre de ce soir de Pâques se renouvelle :

–  Tu nous réjouis de ta présence, tu nous apportes ta paix…

–  Tu viens nous éclairer par la Parole et nous fortifier par ton Pain…

–  Tu répands en nous ton Esprit : recevez l’Esprit Saint !

–   Et tu nous envoies dans le monde d’aujourd’hui :

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie !

Seigneur ressuscité, viens chasser toute crainte de nos cœurs.

Fais de nous les messagers de ta paix et de ton amour pour tous !

La  nouvelle  Création


C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient.

C’était après la mort de Jésus. Trois jours déjà que tu n’es plus là avec eux.

Ce n’est pas une simple précision historique,

Il faut mettre ce texte de saint Jean en parallèle

Avec le récit de la création, dans la Genèse,

Ta mort, Seigneur, marque la fin d’un monde,

La fin du règne de Satan ;

Tu l’avais prédit :

Le prince de ce monde va être jeté dehors

Ta résurrection est le premier jour de la nouvelle création.

Ta mort avait plongé tes disciples dans la nuit et la peur :

Pour eux, c’était comme au début de la terre :

Le tohu-bohu du vide et des ténèbres

Ta résurrection sera pour eux la lumière radieuse

Annoncée par Isaïe.

Jésus vint, il était là au milieu d’eux…

La « Lumière des nations », saluée par Siméon

Quarante jours après ta naissance,

Brille désormais

Et remplit de joie le cœur de tes disciples.

Le monde nouveau, qui commence avec ta résurrection,

N’a plus besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,

Car son flambeau, c’est l’Agneau, c’est toi,

Jésus ressuscité.

Cette lumière doit briller sur le monde entier

Et tu confies cette mission à tes disciples :

Comme le Père m’a envoyé,

Moi aussi, je vous envoie.

Il répandit sur eux son souffle

Par ce geste,

Tu poursuis ton œuvre de la création nouvelle.

Au début, Dieu insuffla dans les narines de l’homme,

Qu’il avait modelé, l’haleine de vie

Et l’homme devint un être vivant

En ce premier jour,

Tu envoies l’Esprit Saint sur l’homme

Et il devient un enfant de Dieu.

Tu fais partager ta vie divine à tes disciples.

Par l’Eucharistie tu continues cette création nouvelle :

Tu es là au milieu de nous, Jésus ressuscité,

Comme au soir de Pâques.

Béni sois-tu !

Prière d’évangile 2 dim Pâques


0 Jésus, par une nuit de Judée

les anges ont chanté

« Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime! »

Et les bergers sont partis, en grande joie,

vers un petit enfant enveloppé de langes…

La faiblesse était le signe du Sauveur.

0 Jésus, le soir du premier jour de la semaine,

tu es venu toutes portes closes

et tu as dit: « La paix soit avec vous!’

Et les disciples en grande joie

t’ont reconnu à tes blessures…

Tes blessures sont à jamais

le signe de ta victoire.

Heureux ceux qui croient

et s’écrient devant toi :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Mon Seigneur et mon Dieu!


Mon Seigneur et mon Dieu ! dit l’apôtre Thomas.

Espoir, Vie, Route, Salut,

Intelligence, Sagesse, Lumière,

Très‑Haut, Roi, Pierre précieuse,

Prophète, Prêtre, Messie,

Jésus, mon Seigneur!

Maître, Epoux, Médiateur,

Sceptre, Colombe, Regard,

 

Fils et Emmanuel,

Vigne, Pasteur, Brebis,

Jésus, mon Dieu!

Paix, Racine, Cep, Olivier,

Source, Agneau, Victime,

Lion, Intercesseur, Parole, Homme,

Filet Roc, Temple,

Mon Seigneur et mon Dieu !

Ami, Guide, Médecin,

Familier, Etranger,

Compagnon, Souverain,

Feu, Brise, Phare :

le Christ est toute chose.

Ils avaient verrouillés les portes


Ils avaient verrouillé les portes,

ils avaient peur..

Et puis, tu es là,

au milieu d’eux,

tu répands sur eux ton souffle.

Seigneur Ressuscité,

tant d’hommes et de femmes

vivent portes verrouillées,

laissant la peur faire son travail.

Aujourd’hui encore

donne-nous ton souffle quand il nous manque,

donne-nous la confiance quand elle déserte.

donne-nous le courage quand il s’absentes

Ne nous laisse pas oublier

que tu es là, Seigneur,

an milieu de nous.

« Allez dans la paix du Christ »


Nous ne prêtons pas forcément attention, il faut bien l’avouer, aux paroles d’envoi que prononce le diacre à la  fin de la célébration : d’une part, celle-ci a parfois été longue, et on est pressé de quitter l’église ; d’autre part ces paroles résonnent à nos oreilles comme l’une de ces formules auxquelles nous sommes trop habitués et donc, par conséquent, nous estimons qu’elles n’ont plus grand chose à nous dire…  Pire ; nous y répondons de manière tout à fait machinale ce qui, en l’occurrence, est une magnifique prière eucharistique (selon l’étymologie grecque de ce mot) : « Nous rendons grâce à Dieu »

« Allez dans la paix du Christ » : ces mots qui nous sont donnés reprennent ceux que le Ressuscité adresse à ses disciples apeurés, précisément pour les apaiser. Il leur donne la paix. C’est dit avec douceur, il rassure, et il donne son Esprit.

Dans notre monde de violence, d’insécurité, de peur, n’avons-nous pas la même attente ? Est-ce bien vers le Christ que nous nous tournons ? Est-ce bien lui qui nous apaise ? Est-ce que sa Présence, dans sa Parole et le Pain partagés, dans la rencontre de nos frères, nous réjouit ? Est-ce que le souffle de son Esprit nous remplit de douceur pour nos frères ?

Pour cette semaine


Avec Thomas

Au cours de cette semaine, puisque le Christ s’est donné à rencontrer dans la célébration de ce dimanche, efforçons-nous de lui dire, comme Thomas, notre foi.  C’est à un dialogue du cœur que nous sommes appelés…  Mais il en jaillira un vrai bonheur, que nous pourrons alors partager autour de nous.

Un crédo 2ème semaine de Pâques


Je crois en Dieu Père

très aimant et très bon.

Sans cesse il nous donne la vie,

sans cesse il nous relève

comme il a relevé Jésus de la mort.

Je crois en Jésus

que le Père a délivré de la mort.

Il est revenu au milieu de ses disciples toujours prisonniers de la peur

en leur disant: « La Paix soit avec vous. »

Je crois en l’Esprit Saint

Esprit de feu, Esprit du Père et du Fils.

C’est lui qui met en nous le désir de vivre enfants de Dieu

et d’agir ensemble

pour que le monde soit plus fraternel.

Je crois à l’Eglise

dont les assemblées rappellent la première communauté de Jérusalem

qui vivait d’un seul cœur et d’une seule âme

dans la générosité et le partage.

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