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Le nouveau Moïse


Jésus était passé  de l’autre côté du lac de Tibériade,

Une grande foule le suivait parce qu’elle avait vu les signes

Qu’il accomplissait.

Jésus était passé de l’autre côté du lac…

L’Evangéliste donne beaucoup de détails,

Ce ne sont pas des précisions historiques,

Mais des « signes » d’un message spirituel.

Jean veut montrer que tu es le grand prophète,

annoncé par Moïse…

Ce que les gens affirmeront après la multiplication du pain.

Tu nous conduis, Jésus, de l’autre côté du lac,

Vers le Père…

Comme Moïse avait guidé les Hébreux à travers la mer Rouge

Vers la Terre Promise.

Jésus gagna la montagne et là, il s’assit avec ses disciples…

Moïse avait gravi le Sinaï pour y rencontrer Dieu

Et recevoir les tables de l’Alliance.

Tu nous appelles tous à te rejoindre sur la montagne,

C’est-à-dire à rencontrer Dieu,

A vivre l’Alliance Nouvelle, à vivre en enfants de Dieu…

C’était avant la Pâque, la grande fête des Juifs…

Cette fête célèbre la sortie d’Egypte,

La naissance du peuple de Dieu.

Moïse avait libéré les Hébreux de l’esclavage de l’Egypte…

Le vrai libérateur, c’est toi.

Tu fais « passer » les hommes de l’esclavage du péché à la liberté,

Des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie.

Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit…

Moïse a conduit son peuple à travers le désert, terre aride…

Tu es le bon Berger.

Tu fais reposer ton troupeau sur des prés d’herbe fraîche

Tu veilles sur nous, sur chacun, avec amour.

Jésus prit les pains, rendit grâce et les distribua…

Au désert, la manne avait été un merveilleux cadeau.

Tu renouvelles cette générosité divine en multipliant les pains.

Et ce geste, tu le fais sans cesse :

C’est le cadeau encore plus merveilleux de l’Eucharistie.

Béni sois-tu, Seigneur, bon Berger,

Notre Pain de Vie,

Notre Guide vers le Père.

Dieu seul peut mais…


Dieu seul peut créer, mais toi,
tu peux valoriser ce qu’Il a créé.
Dieu seul peut donner la vie, mais toi,
tu peux la transmettre et la respecter.
Dieu seul peut donner la santé, mais toi,
tu peux soigner, rassurer, consoler.
Dieu seul peut donner la foi, mais toi,
tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut infuser l’espérance, mais toi,
tu peux rendre confiance à ton frère.
Dieu seul peut donner l’amour, mais toi,
tu peux apprendre à l’autre à aimer.
Dieu seul peut donner la paix, mais toi,
tu peux favoriser l’entente.
Dieu seul peut donner la joie, mais toi,
tu peux sourire à tous.
Dieu seul peut donner la force, mais toi,
tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le Chemin, mais toi,
tu peux l’indiquer aux autres.
Dieu seul est la lumière, mais toi,
tu peux la faire briller aux yeux de tous.
Dieu seul est la Vie, mais toi,
tu peux rendre aux autres le désir de vivre.
Dieu seul peut faire des miracles, mais toi,
tu peux être celui qui apporte les 5 pains et les 2 poissons.
Dieu seul peut faire ce qui paraît impossible, mais toi,
tu pourras faire le possible.
Dieu seul peut se suffire à lui-même,
mais Il a préféré compter sur toi!

Loué sois-tu…


Loué sois-tu, Seigneur Jésus,

Pain offert pour combler toutes nos faims.

Faim de la Parole,

Comme les foules qui te suivaient.

Faim de guérison,

Comme les lépreux et l’aveugle-né.

Faim d’un avenir nouveau, comme Zachée.

Faim de pardon, comme Marie Madeleine.

Faim de vie éternelle,

Comme le jeune homme riche.

Nous t’offrons, Seigneur Jésus,

Nos cinq pains et nos deux poissons.

Fais qu’avec toi,

Nous puissions donner à manger à ceux et celles

Qui, encore aujourd’hui,

Ont faim de justice et de paix, d’amour et de pain.

Nous t’en prions,

Toi qui nous fais vivre en communion,

Maintenant et jusque dans l’éternité.

Rien n’est dérisoire…


Bien sûr, en nous offrant de méditer le «Discours sur le Pain de Vie » (Jean 6), la liturgie nous invite à mieux vivre l’Eucharistie, mieux nous en nourrir, mieux la célébrer. Mais, dans la première lecture comme dans l’évangile, il s’agit de « multiplication », de surabondance à partir d’une offrande qui semble dérisoire… Que représentaient les vingt pains d’orge offerts à Elisée face à la famine qui s’abattait sur le pays ? Les cinq pains et deux poissons du jeune garçon de l’Evangile n’étaient-ils pas ridicules pour donner à manger à une foule grande, nombreuse ? L’Ecriture nous dit, en tout cas, que ce peu a été donné, offert, confié sans réticences à Celui qui peut tout… si nous y croyons.  Ces récits de miracles en disent long sur la vie de l’Eglise, et pas seulement sur l’Eucharistie. Ils sont bien sûr un appel à la générosité et  au partage, avec toutes les implications que cela devrait avoir au niveau planétaire.

Mais plus concrètement encore, au quotidien, ils nous disent que rien n’est dérisoire, et que nous ne devons jamais nous décourager devant la faiblesse de nos moyens. Lorsque les défis de l’évangélisation nous paraissent insurmontables, quand nous ne savons plus comment rejoindre les enfants en catéchèse ou comment inviter les familles à célébrer, offrons au Seigneur nos petites capacités : il saura, lui, les multiplier.

« Il y a, là… »


Essayons de prendre un peu de recul pour être moins stressés, moins inquiets, et devenir plus confiants… Se fier davantage au Seigneur, c’est se dire d’abord : « Il y a, là… » voir de quoi nous disposons pour répondre aux diverses missions, et confier cela au Seigneur, pour qu’il le multiplie.

portons dans la prière


Combien d’hommes et de femmes sur notre planète vivent dans la précarité,

l’extrême pauvreté et meurent de faim ?

Seigneur, apprends-nous sans cesse

les gestes du  partage et de la fraternité..

Seigneur nous te prions.

Ils sont nombreux celles et ceux qui partagent leur pain, leur parole, leur savoir,

leur temps ou leur savoir-faire.

Seigneur, apprends-nous sans cesse à imaginer de nouvelles solidarités.

Seigneur nous te prions.

Notre société regorge de richesses et n’évite pas toujours le gaspillage.

Seigneur, apprends-nous sans cesse

le respect des biens que tu nous donnes.

Seigneur nous te prions.

Une expérience de partage


  • Je relis dans l’évangile de Jean le récit de la multiplication des pains, et je n’en reviens pas du réalisme des notations. Il y a Philippe qui calcule l’énorme somme d’argent qui serait nécessaire, et que l’on n’a pas, pour nourrir toute la foule. Et André, qui signale les provisions d’un jeune garçon, mais c’est pour bien montrer comme elles sont insuffisantes… Tout cela ne te rappelle pas certaines de nos réunions ?
  • Oui. Je vois ce que tu veux dire. Il y en a toujours pour se plaindre du manque de moyens financiers, ou du manque de bonnes volontés. Pour trouver que els problèmes sont bien trop complexes, impossibles à résoudre, et pour chercher à justifier finalement le statut quo, et l’immobilisme.
  • Quand on ne vous affirme pas que vous vous faites bien du souci pour rien, que les gens n’en demandent pas tant !
  • C’est là le pire. Mais tu remarqueras que dans l’évangile, c’est Jésus qui a ce souci de nourrir les gens. C’est lui qui s’inquiète pour eux. À nous donc de l’imiter.
  • Justement. Lui, attend de nous que nous mettions toutes nos ressources au service du bien commun. Comme le petit gars. Il a tout donné, sans calcul ! Drôlement généreux !
  • C’est ce qui s’appelle, en tout cas, sortir de la logique du raisonnable et du chiffrable. Et miser sur la confiance.
  • Comme l’ont fait Mère Teresa ou Sœur Emmanuelle.
  • Oui. Mais ne place pas la barre trop haut ! Chacun fait, avec ce qu’il a, ce qu’il peut donner.
  • Cinq pains, et deux poissons.
  • Oui. Et des pains d’orge, pas de froment ! Et cela a suffi tout de même…

Credo 17 dim ordi B


Je crois en Dieu Père

qui nous rassemble en Eglise

comme autrefois le peuple au désert

pour nous rassasier en abondance et gratuitement.

Je crois en Jésus Christ

qui nous rassemble en communauté

et  nous offre aujourd’hui encore

le pain de sa Parole et le vin du bonheur.

Je crois en l’Esprit Saint

qui nous invite à inventer les gestes du partage

pour que les foules affamées

puissent se nourrir de pain, de dignité et de paix.

Je crois en l’Eglise

lorsqu’elle ravive nos forces

en réveillant en nous le désir du Royaume

pour qu’un jour tous les vivants

puissent rendre gloire au Dieu unique

La foule était nombreuse


La foule était nombreuse. Cinq mille hommes, dit-on. Et il y avait aussi des femmes et des enfants. Et tous, ils avaient faim. Faim de ceux qui, au loin, rêvent d’un peu de riz. Faim de ceux qui en sont à fouiller les poubelles à deux pas de chez nous. Faim d’emploi, de travail, pour ceux et celles qui sont devenus inutiles. Faim d’un toit, d’une maison, pour ceux et celles qui vivent à l’étoile qu’on dit belle. Faim de paix, de justice et d’un peu de respect. Et plus il y a de riches, plus il y a de pauvres. II n’y a pas de miracle.

Philippe l’a bien compris. Deux cents jours de salaire ne seraient pas suffisants pour que chacun reçoive un petit morceau de pain. La misère est si grande qu’on se sent impuissant. Le mieux ne serait-il pas de veiller à ne pas devenir pauvre soi-même ? II y en a tellement! On répond aux appels en faveur des pays en voie de développement : une goutte d’eau dans la mer. On donne bien une pièce à ceux qui tendent la main mais demain, c’est certain, ils seront encore là. Cinq pains et deux poissons, qu’est-ce que cela pour tant de monde ? II faudrait un miracle.

Car il y avait là, dans la foule, un garçon qui avait de quoi manger : cinq pains et deux poissons. Peu de chose, sans doute, mais suffisant pour lui. Et voilà que l’enfant a offert son panier. Jésus a pris les pains, il a pris les poissons, les a distribués et tout le monde, toute la foule a mangé à sa faim. II y eut même des restes. Une volonté de partage, un désir, une recherche de solidarité et un regard nouveau que l’on pose sur le monde et la société et tout pourrait changer. Quand les hommes s’y mettent, Dieu peut faire des miracles.

Pour introduire les lectures 17 dim ordi b


1ère lecture :2 R 4,42-44 : Le prophète Elisée multiplie les pains

La famine sévit en Israël ; nous voyons le prophète Elisée multiplier quelques pains en faveur d’un groupe d’hommes affamés, prouvant du même coup qu’il est l’envoyé de Dieu et qu’il convient dès lors d’accueillir sa parole.

2ème lecture : Ep 4,1-6 : Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême

Saint Paul exhorte les Ephésiens à vivre d’une manière digne de leur vocation : ils doivent en particulier d’efforcer de maintenir entre eux une parfaite unité dans l’humilité et la douceur, puisqu’ils partagent la même foi.

3ème lecture Jn. 6,1-15 : La multiplication des pains

Pris de compassion pour les foules qui l’ont suivi de l’autre côté du lac de Tibériade, Jésus multiplie en leur faveur les pains et les poissons qu’un jeune enfant a apportés.

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