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Joie


Aujourd’hui, Seigneur Jésus, nous t’entendons, au fond de nos cœurs, nous dire : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

Au moment où nous avons reçu de toi le Pain de la Vie, nous te demandons de croire en ta présence, de nous réjouir de te savoir proche de nous. Tu accompagnes notre vie. Aux jours où l’épreuve nous atteint, tu es notre réconfort. Aux jours où nous sommes dans la sérénité, tu fais grandir notre capacité à aimer. Tu n’es pas venu parmi nous pour être servi, mais pour servir.

Que ton Esprit nous aide à être disponibles dans le service de nos proches.

Portons dans la prière


Prions ensemble pour que notre Dieu nous aide à vivre notre mission dans le sens du service.

  • Pas moins que Jésus, nous aussi nous avons déjà été tentés par le pouvoir,

tentés d’utiliser les autres à notre service, pour notre seul profit.

Pour que nous découvrions la joie du service

dans notre famille d’abord mais aussi dans nos communautés de vie

et même dans notre vie professionnelle.

Seigneur nous te prions.

  • Chacun de nous connaît ou a connu la souffrance physique ou morale,

souffrances personnelles ou souffrances d’un proche.

Pour que nous comprenions qu’il ne s’agit pas d’un châtiment de Dieu

mais qu’au contraire, Dieu est venu lutter avec nous contre le mal

et tout ce qui opprime l’humanité.

Seigneur nous te prions.

  • Beaucoup de personnes meurent de faim.

Non seulement faim de pain mais aussi faim de liberté, faim de paix…

Partout autour de nous des actions humanitaires fleurissent, des opérations s’organisent, des associations se créent pour leur venir en aide.

Pour que notre bonne conscience ne soit pas trop vite satisfaite

mais que tous ceux qui ont besoin de réconfort trouvent en nous

l’écoute, l’attention, le service et l’amitié dont ils ont besoin.

Seigneur nous te prions.

Dieu notre Père donne nous le courage et l’audace d’agir toujours à la manière de Jésus qui n’a pas hésité à donné sa vie pour la multitude. Amen.

Crédo 29 dim Ordi B


Je crois en Dieu Père

qui ne fait pas peser son pouvoir sur ses enfants

mais leur confie la construction de son Royaume

et les invite, en toute liberté, à partager sa vie.

Je crois en Jésus Christ

qui est venu pour servir

et se mettre à genoux devant ses apôtres.

Il s’est donné sans compter jusqu’à mourir sur une croix.

Je crois en l’Esprit Saint

qui peut nous donner la sagesse de comprendre

à quel service et à quelle gloire nous sommes destinés.

Je crois en nos communautés qui forment l’Eglise

lorsqu’au jour le jour

elles savent donner leur vie au service des plus démunis

et font briller dans le monde le visage de leur Dieu.

Partage de l’Evangile 29 dim ordi B


« Ceux pour qui ces places sont préparées »… est-ce de l’humour ? sont-ce les pauvres et les petits ?

Dans Mt, la mère demande

Dans Lc, cela se passe juste avant la dernière cène…. Jésus est moins dur avec les disciples.

Ils sont bien présomptueux : « nous boirons à cette coupe ».

Quel baptême : celui des épreuves

On a laissé cela dans l’évangile : attitude peu glorieuse

Ils croient toujours en un Messie « humain », un roi dominateur… Ils sont encore juifs mais en rupture avec leur religion. Ils ont soif d’un renouvellement de la foi. Ils ne sont pas conservateur mais ont beaucoup de points d’interrogation. Qu’est-ce qui va les faire changer ?

Quand ont-ils compris.. ? Quand sont-ils passés du Messie – roi au Messie Serviteur ??? Il y a sans doute un va-et-vient entre les deux, une lente maturation, une réflexion à posteriori.

Jésus est progressiste mais essaye de respecter les rites.

Deuxième partie

Jésus décrit « sans juger » les nations païennes… or nous trouvons que ce n’est pas la bonne manière de régner.

Refus de l’Eglise telle qu’elle est.

Méfiance de l’église envers les laïques et spécialement les femmes

Comment prend-on le pouvoir ?

Si quelqu’un a des responsabilités, peut-il ne pas prendre le pouvoir ? Non

Des gens sans responsabilités peuvent avoir du pouvoir et même écraser les autres.

Mr Galliot / Mgr Romero : on leur a retiré le pouvoir parce qu’ils ne marchent pas droit, parce qu’ils ruent dans les brancards… mais on laisse le pouvoir à Mgr Léonard.

Comment ne pas être ainsi ? Il faut être attentif au bonheur de l’autre… être serviteur.

Il faut quelqu’un qui a l’autorité, qui est responsable mais qui est « au service » de ceux qu’il dirige. Il faut donc exercer un pouvoir au service de la communion.

Le compromis est obligatoire.

Etre chrétien en politique, c’est difficile !!!!

Servir = se décentrer de soi / s’oublier soi-même / faire passer l’autre avant / vouloir faire grandir l’autre / se mettre à la hauteur de l’autre pour l’aider à grandir / se mettre en état de fragilité, de vulnérabilité comme Jésus aux pieds des apôtres.

Le pouvoir, on peut le prendre ou l’abroger… la responsabilité, l’autorité, on la reçoit des autres.

Se sacrifier


  • Je ne sais pas toi, mais moi, je me méfierais plutôt de ceux et de celles qui se disent au service de tous. J’en connais qui prétendent s’être « sacrifiés » pour leur famille, et qui sont d’un égoïsme insupportable dans leurs récriminations.
  • Ce n’est pas le grand nombre !
  • N’empêche. Mais cela arrive, et dans toutes les situations, dans toutes les professions : il y en a toujours qui se disent sacrifiés.
  • Il serait plus juste de reconnaître que nous sommes tous au service les uns des autres, même si certains services sont d’évidence plus exigeants que d’autres. Et nous devrions veiller à ne pas nous vanter trop vite de nos « services ».
  • Pour autant, cela ferait du bien d’entendre un petit merci.
  • Certes, mais autant le savoir : quand on se veut au service des autres, il ne faut pas s’attendre à la reconnaissance, ni même quelquefois au respect.
  • Ce ne serait pourtant pas si mal !
  • Evidemment. Mais si je te comprends bien, tu plaides à la fois contre ceux qui se disent sacrifiés, et contre ceux qui ne voient pas les services qu’on leur rend.
  • Exact, car ceux-là aussi font preuve d’égocentrisme !

Un beau jour…


Un beau jour, Jacques et Jean, apôtres du Seigneur, viennent trouver Jésus et lui font cette demande : « Quand tu seras dans ta gloire, accorde-nous de siéger, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche. » Ainsi, dans notre Eglise, déjà dès les débuts, on n’est pas insensible aux honneurs et aux grades. On ne dédaigne pas les titres et les parures, les signes distinctifs, les baise-mains, les courbettes, les galons, les bibelots qui amusent les grands. Les postes que l’on brigue. Les échelons qu’on gravit pour arriver plus haut. Et même tout en haut. A gauche ou, mieux, à droite.

Les dix autres apôtres avaient bien entendu. Ils étaient indignés. Allons, Jacques et Jean, comment est-ce possible ? Ainsi, à chaque fois qu’il y a déviance, des voix se font entendre pour qu’on se ressaisisse. Mais on est réaliste. Bien sûr, là-bas au-dessus, ce sont des places d’honneur. Mais qu’on peut accepter en toute humilité, quand c’est pour la bonne cause. Au service des fidèles. Des fidèles qui ont besoin d’un pouvoir qui est clair et d’une autorité qui dit la marche à suivre. Et d’une hiérarchie, à différents échelons, que l’on peut reconnaître. A droite ou à gauche.

Mais Jésus intervient : « Ceux qu’on appelle les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous au contraire, chez vous, dans votre Eglise, qu’il n’en soit pas ainsi. Qui veut devenir grand sera votre serviteur. Qui veut être premier sera l’esclave de tous. » Alors on a cessé de regarder le haut. On a baissé la tête. Car c’était là, en bas, qu’elle était désormais la vraie hiérarchie. En silence et sans bruit, au service des hommes, des pauvres et des petits. Et on l’a vu monter, mais c’était sur une croix. Avec, à ses côtés, deux hommes aussi en croix. Aux places convoitées. Un à gauche, un à droite.

Jésus s’est fait serviteur


  • Jésus, dès le début de sa vie publique, s’est mis au service des malades : aveugles, sourds, boiteux, épileptiques … la  journée entière.
  • Jésus a été attentif à la santé de ses disciples. Il leur conseille le repos quand il les voit fatigués.
  • Il se déplace pour se mettre au service du centurion dont un membre de la maisonnée était mourant. Au péril probable de sa vie, il part pour Béthanie en Judée, afin de guérir son ami Lazare.
  • Le soir du repas pascal (La Cène), Jésus se met à laver les pieds de ses Apôtres, à la grande confusion de Pierre.
  • Sur le calvaire, Jésus pense à l’avenir de sa mère.
  • Le Christ s’est voulu en permanence au service de son Père des Cieux. Il est « au service », en mission. Au terme, il sera le « serviteur souffrant », annoncé » par le prophète Isaïe.
  • Jésus nous demande de nous mettre au service les uns des autres. Après avoir lavé les pieds de ses disciples, il insiste : « C’est un exemple que je vous ai donné. » (Jn 13,15). Et il précise : « Celui qui veut devenir grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour la multitude. » (Mc 10,43-45).
  • Le service d’autrui est le signe de l’amour, de l’amour gratuit. On le remarque particulièrement dans le service quotidien des parents pour leurs enfants, de l’époux pour l’épouse malade (et réciproquement), des enfants pour leurs vieux parents, dans une affection apaisante et désintéressée.
  • Il faut reconnaître que l’amour nous met en dépendance de l’être aimé. Cela est vrai dans l’amour conjugal, dans le service social, dans l’humanitaire…
  • Il faut aller jusqu’à reconnaître que Dieu lui-même s’est mis en dépendance de l’homme.
  • Ne pas confondre le service avec un abaissement servile. Il est de humiliations qui ne doivent pas être tolérées.
  • Se méfier de rendre service par, ou pour être bien vu.

Pour introduire les lectures 29 dim ordi B


1ère lecture : Is. 53,1O-11 : La souffrance expiatoire de Jésus

Quelle est la valeur et quels sont les effets de la souffrance subie par le juste ? Vécue dans la foi et l’amour, nous dit Isaïe, elle est source de pardon et de vie pour les multitudes, et pour le juste lui-même, elle rejaillit en plénitude de gloire et de joie.

2ème lecture : Hé. 4,14-16 : Jésus-Christ, grand prêtre compatissant

L’auteur de l’Epître aux Hébreux, après avoir enseigné que le Christ est notre grand prêtre par excellence, nous invite à rester fermes dans notre foi en lui et à marcher sous sa conduite, avec pleine assurance, vers le Père.

3ème lecture  Mc. 1O,35-45 : Serviteur de tous

Jésus enseigne que, dan son Royaume, la vraie grandeur consiste, non à être servi comme les grands de ce monde, mais à servir les autres jusqu’au don de sa vie, s’il le faut. Un service d’amour, à son exemple !

Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir.


On dirait que les hommes ont difficile de comprendre Jésus. Même ses plus proches semblent parfois le suivre pour être honorés. Fais que nous siégeons à ta droite ou à ta gauche ; Et Jésus ne semble pas choqué ; Il leur dit simplement. Pourrez vous boire la coupe que je vais boire. Oui, disent-ils sans se rendre compte que la coupe dont parle Jésus c’est sa mort sur la croix. Et de fait, au moment crucial, ils ne seront pas là, écrasés par la peur. Et pourtant, ils l’aiment ce Jésus. Et celui-ci continue : « Pour comprendre l’amour de Dieu, il est indispensable de se convertir, de tourner son cœur vers Dieu. Les hommes commandent en maître. Parmi vous, que celui qui veut être le plus grand soit celui qui sert. »Quel programme ! En effet, suivre le Christ, c’est se mettre au service des hommes. N’est ce pas ce que Jésus fera au lavement des pieds. Et, nous ?

Stupéfaits!


Stupéfaits, abasourdis, choqués, les disciples n’en reviennent pas. Voilà que Jésus vient de leur dire: « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Et eux qui, comme leurs compatriotes, croient encore que la richesse est un signe de la bénédiction de Dieu!

La richesse ? Obstacle, et pas un des moindres, sur le chemin de la plénitude. Comment, en effet, entrer en ce lieu sacré de l’Etre par excellence, de la gratuité, du don et de la communion quand on s’est jalousement replié sur sa propriété faite d’immeubles, de terres, de voitures, de comptes en banque, d’actions et d’obligations, de biens de tous genres, et même de ridicules gadgets, d’un mot: quand on s’est enfermé dans l’enclos de l’avoir. On n’entre pas dans le Royaume de Dieu muni d’un ticket ou d’un chèque, on y entre nu, tout simplement avec ce que l’on est.

Il est donc dans la logique du Royaume de se garantir contre les risques de l’instinct de propriété, de se prémunir contre l’envahissante cupidité qui met des entraves aux pieds et des menottes aux mains de se méfier du pouvoir que l’argent confère. Chez les francs déjà, le mot « riki » qui a donné « riche » en français et « reich » en allemand, désignait la puissance, la domination.

«Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? », demandait le jeune homme bien intentionné. Faire pour avoir? Alors qu’il s’agit de faire pour être. Être avec les autres, être avec Dieu.

Jésus a tout quitté, tout offert, même sa vie, pour atteindre la plénitude de la résurrection. Cette plénitude qui défie nos livres de comptes, nos balances, nos taux d’intérêt, nos barèmes et nos calculs de propriétaire!Hyacinthe VULLIEZ

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