Rends-nous solidaires

Rends-nous solidaires

Notre Dieu, nous sommes en solidarité avec ceux qui vivent dans le danger et dans le combat. De loin ou de près, nous partageons leur détresse et leur espoir. Apprends-nous à étendre nos vies au-delà de nous-mêmes et à étirer notre cœur jusqu’aux frontières où les hommes souffrent et transforment le monde. Mets-nous en solidarité avec l’étranger, que nous ignorons, avec le démuni, que nous effaçons, avec le prisonnier, que nous évitons. Ô Dieu, que la solidarité soit ainsi un nom nouveau, un nom actuel pour cette fraternité à laquelle tu nous appelles sans cesse.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans la vérité et non pas dans le mensonge des tactiques. Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à la partialité destructrice et qui nous entraînerait dans la captivité de nos propres amis. Car tu nous veux solidaires, mais non pas partisans, toi qui as pris parti pour nous, sans jamais nous mentir sur nous-mêmes. Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’efficacité et non pas dans le verbalisme des déclarations. Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à l’inflation vaine et qui nous plongerait dans la paille des mots sans le grain des choses. Car tu nous veux solidaires, mais non pas tribuns, toi qui es toujours parole unie à la vie, parole en acte, fût-ce dans le silence.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’espérance et non pas dans la dramatique des catastrophes. Délivre-nous de cet obscur besoin que nous avons parfois de la souffrance humaine, comme si la souffrance pouvait être un quelconque bien, sauf pour celui qui dure en l’endurant. Car tu nous veux solidaires, mais non pas prophètes de malheur, toi qui as toujours voulu pour les hommes la justice et la liberté, la joie et la paix.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires en humilité, car nous ne sommes pas capables de porter la terre entière. Délivre-nous de l’accablement qui n’aide personne et de la pitié, qui empoisonne tout. Car tu nous veux solidaires de celui dont nous devenons vraiment le prochain.

Ô Dieu, purifie nos solidarités. Rends-les vraies, fécondes, ardentes et humbles.

Nous te le demandons au nom de Celui qui a été résolument solidaire de l’homme abandonné et méprisé, Jésus.

André Dumas

Pardonner

Pardonner

Pardonner, 
ce n’est pas tout laisser passer. 
Pardonner, ce n’est pas tout oublier. 
Pardonner, ce n’est pas être faible, 
c’est être fort pour vaincre le mal. 

Pardonner, c’est refuser la rancune, 
l’exaspération, la vengeance; 
le mal que m’a fait l’autre me brûlera longtemps, 
mais je refuse de lui faire payer. 

Pardonner, c’est regarder la faute en face, 
c’est la regarder à deux : 
celui qui l’a commise, 
celui qui la pardonne. 
Mais s’il y a l’Amour, il n’y a ni juge ni victime.

Pardonner, c’est redonner ma confiance, 
sans réserve, à celui à qui je pardonne. 
C’est lui dire : « Tu es meilleur que ce que tu as fait ». 

Pardonner, c’est lui permettre de retrouver confiance en lui-même. 
Pardonner, c’est porter avec l’autre 
le mal qui est en lui et qui est en moi aussi. 
Demain, c’est lui qui devra me pardonner. 
Ensemble nous sortirons du mal qui est en nous. 

Pardonner, c’est vivre et faire vivre 
avec un cœur nouveau. 
Le mal serait en moi si je ne pardonnais pas. 
Pardonner, c’est aimer deux fois. 
« Notre Père pardonne-nous nos offenses 
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

Groupe ACAT jeunes « Magenta », Champagne-Ardenne 

Venu à Paris le 30 mai 1980, le pape Jean-Paul II avait prononcé cette très belle prière au pied de la statue de Notre-Dame de Paris.

Vierge Marie, au cœur de la Cité
Nous vous prions pour cette ville capitale.
Vous, l’Intacte, gardez-lui la pureté de la foi !

Vierge Marie, depuis ce bord de Seine,
Nous vous prions pour le pays de France.
Vous, Mère, enseignez-lui l’espérance !

Vierge Marie, en ce haut lieu de chrétienté,
Nous vous prions pour tous les peuples de la terre.
Vous, pleine de grâce, obtenez qu’ils soient un dans l’Amour.

Nous sommes tristes

Nous sommes tristes

En union de prières avec les victimes des attentats et leur famille…

Tu es ma lumière et mon salut Seigneur
Au milieu des informations sanglantes qui, tous les jours,
Illustrent nos journaux télévisés,
Écoute-moi Seigneur, je t’appelle.

Au milieu de ces enfants innocents, abusés, pris en otage,
Enrôlés dans les desseins d’adultes fanatiques assoiffés de barbarie,
Entends-moi Seigneur, je crie vers toi.

Au milieu de la violence gratuite qui touche les plus pauvres,
Les plus faibles d’entre nous,
Réponds-moi Seigneur, je ne comprends pas.

Au milieu de ce monde qui me fait peur, je te cherche, où es-tu Seigneur ?
Ne m’abandonne pas, ne me laisse pas me perdre sur les routes de la désespérance,
Montre-moi le chemin qui conduit vers Toi.

Oui je te fais confiance Seigneur.
Donne-moi la force d’espérer
que ton amour et ta bonté habitent au cœur de notre humanité. 

Salésien(ne)s Coopérateurs de Don Bosc

Comme un matin blessé…

S’ils t’amenaient à douter
De l’humanité qui est en toi
Alors ils auraient réussi leur crime

S’ils plantaient dans ton cœur
Les couteaux de la haine
Alors le sang de leurs victimes aurait fleuri pour rien

S’ils te faisaient désirer
Plus la guerre que la paix
Alors ils auraient su t’amener sur leur propre terrain !

Contemple avec tes larmes
Combien tu peux te fourvoyer toi-même
En leurs sombres desseins

Arrache les épines ôte la poutre
Vois et regarde l’humanité blessée qui est en toi

Ne sois plus le terreau
De leur geste violent qui arrache et détruit
Mais cette terre où n’étant rien
Grandit en toi l’Amour
La Voie la Vie et le Chemin !

Jean Lavoué, 16 novembre 2015
(www.enfancedesarbres.com)

Méditation

Seigneur Jésus-Christ, nous t’adorons…

Tu t’es abaissé, et tu nous as élevé,

tu t’es humilié, et tu nous as honorés,

tu t’es fait pauvre, et tu nous as enrichis…

Tu montas sur un âne, 

et tu nous pris dans ton cortège…

Tu fus conduit prisonnier chez le grand-prêtre,

et tu nous as libérés…

Tu gardas le silence, et tu nous as instruits,

Tu fus souffleté comme un esclave, et tu nous as affranchis,

Tu fus dépouillé de tes vêtements, et tu nous as revêtus.

Tu fus attaché à une colonne, et tu as détaché nos liens,

Tu fus crucifié, et tu nous a sauvés,

Tu as goûté le vinaigre, et tu nous as abreuvé de douceur,

Tu fus couronné d’épines, et tu nous as faits rois,

Tu mourus, et tu nous as fait vivre,

Tu fus mis au tombeau, et tu nous as réveillés.

Tu ressuscitas dans la gloire, et tu nous as donné la joie.

ou

La leçon des hérissons

La leçon des hérissons

Une nuit d’hiver, une famille de hérissons n’arriva pas à dormir, tant le froid était vif. Ils décidèrent donc de se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer. Mais ils avaient oublié leurs piquants.
Chaque fois qu’ils tentaient de se rapprocher, ils finissaient par se piquer douloureusement.
Jamais le groupe ne parvint à rester uni. Certains tentèrent de se rapprocher à nouveau, mais chaque fois, ils se piquèrent le museau.
Pourtant, il fallait absolument trouver comment se rapprocher : les oiseaux y arrivaient, les lapins, les taupes, tous les animaux aussi. Enfin, ils comprirent.
Et tout doucement, petit à petit, soir après soir, ils s’approchèrent les uns des autres en rétractant leurs piquants.
C’est ainsi qu’avec mille et une précautions, ils trouvèrent la bonne distance pour dormir heureux et au chaud.

D’après la parabole de Schopenhauer