chroniqueNuméro 31 : septembre –octobre 2021


MOT DE L’ABBE PASCAL
Et voici septembre qui est là… mois de la rentrée scolaire mais aussi de la reprise des
activités paroissiales : mois de la « reprise ».
Que va être cette rentrée ? Déjà une rentrée autre que celle d’il y a un an… une rentrée avec
déconfinement. Mais des questions subsistent.
Peu importe, c’est la rentrée et comme pour une nouvelle année prenons de bonnes
résolutions.
Et pour prendre de bonnes résolutions, il est important de savoir quels sont les/nos objectifs.
L’essentiel me semble-t-il c’est d’être heureux, de rendre heureux, d’être bien dans sa peau
comme on dit.
Mais comment y arriver ?
Se réconcilier avec soi… Avant tout, il est important de s’accepter tel que l’on est et
totalement. Nous sommes tous différents et rien ne sert de se comparer à d’autres et voir
uniquement nos mauvais côtés. S’accepter totalement c’est ainsi mettre toute notre richesse
en pleine action.
Arrêtons de nous plaindre … C’est vrai, il y a des tas de raisons chaque jour pour se
plaindre. Mais là encore, c’est attirer toute notre attention et mettre toute notre énergie sur le
négatif … et l’on devient négatif … Changeons de cap et relevons toutes les bonnes choses,
les bons moments … puissions-nous les savourer.
Acceptons les compliments … Pour certains, il est difficile d’entendre et d’accepter un
compliment. Ils se sentent gênés et n’arrivent pas à y croire ! Soyez fiers et remerciez cette
personne qui vous révèle le positif en vous.
CLOCHER
SAINT- MARTIN
HYON
• Nouvelle chronique
Numéro 31 : septembre –
octobre 2021
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Se comparer, c’est fini … Arrêtez de vous comparer à d’autres. Comme déjà dit, nous
sommes tous différents, nous avons nos manquements, nos défauts mais aussi et surtout nos
qualités, notre richesse. Nous sommes uniques ! Aucune personne ne nous égale ! Arrêtons
d’envier l’autre, les autres pour mieux être pleinement celle, celui que nous sommes ! Etre
soi est essentiel.
Prendre du temps pour soi … Etre toujours aux autres, cela semble beau, mais nous ne
pouvons donner que ce que nous sommes et recevons. Comme dit plus haut, accepter un
compliment par exemple est important, mais il est encore plus important de prendre du temps
pour soi. Fermer sa porte pour avoir vraiment du temps à soi est mieux que d’accueillir la
personne qui sonne avec notre mauvaise humeur. Faire des activités que l’on aime, prendre
le temps d’entrer en soi, prendre le temps de la prière … Ces moments permettent de se
refaire une santé face à ce qui nous ronge.
Je vous propose aussi cette prière car se laisser travailler par Dieu est important aussi.
Seigneur, je te confie ma prière,
Tu connais mon désir fou d’aimer et d’être aimé,
Tu connais ma soif de bonheur, ma soif de vivre,
De vivre une vie qui ne soit pas bêtement gaspillée.
Tu sais aussi, combien certains jours, j’étouffe dans ma peau !
Combien la famille, la société le monde entier,
Tout me semble oppressant, décevant, et étriqué.
Combien, certains soirs, j’ai envie de hurler ma peur.
Combien j’ai envie de repeindre tous les murs de la ville,
Les bus, les affiches et la tête des gens,
Avec les couleurs de l’espérance et de la tendresse.
Seigneur, pourquoi ai-je si peu confiance en moi et dans les autres ?
D’où me vient ce rêve insensé d’un monde différent, d’un monde plus beau ?
Seigneur, tu sais combien ma foi en Toi est encore bien mal assurée
Mais si tu es vraiment ce que l’évangile me dit de Toi,
Tourne vers moi Ton visage de Lumière,
Réconcilie-moi avec moi-même,
Donne-moi le courage de semer de la vie et de l’Amour.
Seigneur, je ne te demande pas de réussir dans la vie,
Mais de réussir ma vie,
De réaliser avec toi, Ton rêve d’Amour sur moi.
En cette rentrée de septembre, je vous souhaite un nouveau départ ou une suite de votre
chemin de vie le plus épanouissant… et notre foi nous invite pour cela à nous ouvrir à Dieu,
le laisser être en nous.
L’abbé Pascal.
+++++
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TEXTES ET PRIERES A MEDITER
Le cardinal Joseph De Kesel vient de publier « Foi et Religion dans une société
moderne », aux Editions Salvator. Dans ce livre, il offre une analyse stimulante des
changements que nous vivons. Monique Baujard l’a interviewé pour Promesses d’Eglise.
Un entretien plus développé paraîtra dans la revue Etudes à la rentrée.
M.B. La première chose qui frappe en lisant votre livre, est la sérénité avec laquelle vous
regardez le monde. Vous dites que nous sortons d’une culture religieuse mais que cela ne
signifie pas la fin du christianisme. Pouvez-vous nous expliquer cela ?
Cardinal De Kesel : Dans une culture religieuse, la religion forme le cadre de référence
pour la vie en société. Nous avons connu cela pendant des siècles. La culture chrétienne
imprégnait toute la vie personnelle et collective, indépendamment des convictions
personnelles des uns et des autres. Il en va encore ainsi aujourd’hui dans certains pays
musulmans. Mais l’Europe a connu depuis plusieurs siècles un mouvement d’émancipation.
C’est un mouvement lent qui vient du siècle des Lumières et qui fait qu’aujourd’hui, nous
nous trouvons dans une société sécularisée. Cette société permet un pluralisme social et
religieux qui ne pouvait exister avant. Dans une culture religieuse, il n’y a pas de place pour
la dissidence. Je ne fais pas l’éloge de la sécularisation, c’est un état de fait que nous
pouvons accepter de bon cœur mais sans naïveté. Le risque est en effet le sécularisme qui
renvoie la religion dans la sphère privée, ce qui n’est pas acceptable. En fait, la société
sécularisée offre la possibilité de vivre ensemble dans le respect de nos différences. Lorsque
nos sociétés étaient de culture chrétienne, c’était certes une situation plus confortable pour
l’Eglise, mais rien ne dit que l’Evangile a besoin d’une culture religieuse pour atteindre les
personnes. Aujourd’hui, être chrétien relève d’un choix personnel et c’est bien comme cela
que nous concevons la foi, comme une réponse libre de l’être humain à la sollicitation de
Dieu. Su ce point essentiel, modernité et foi chrétienne ne se contredisent donc pas. La
liberté est le maître mot de la société sécularisée et c’est sa grandeur. Encore faut-il savoir
comment user de cette liberté et c’est sur ce terrain que les religions auront toujours un rôle
important à jouer.
M.B : Quels rôles la foi et l’Eglise peuvent alors jouer dans cette société sécularisée ?
Cardinal De Kesel : La liberté est la grandeur mais aussi la limite de notre société qui met
l’accent sur l’épanouissement personnel et le progrès sans définir ces notions. Si chacun
poursuit son épanouissement personnel sans jamais se soucier des autres, nous aboutissons
à une liberté sans fraternité. Ce que le pape François dénonce comme « la globalisation de
l’indifférence ». Devant cette liberté, chacun est amené à se poser la question de ce qu’il
souhaite faire de sa vie, comment y donner sens. Dans une culture religieuse, les repères
sont donnés pour tous par la religion dominante. Dans une société sécularisée, différentes
religions ou philosophies peuvent offrir les moyens pour s’orienter. Pou nous, ce sera
l’Evangile, mais tous ne feront pas ce choix. L’Evangile invite à prendre en considération
les relations avec les autres et à s’engager dans la vie, aussi bien dans la vie personnelle
que professionnelle. Mais qui dit engagement, dit aussi limitation de la liberté. C’est là le
point critique. La société peut faire miroiter une liberté absolue mais celle-ci n’existe pas.
C’est à travers mes engagements que je donne sens à ma vie. Ce sont aussi les engagements
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qui construisent la société. Un chrétien est également un citoyen, il ne s’agit pas de les
séparer. L’Evangile m’aide à devenir un citoyen responsable et fraternel. Ce qui va orienter
ma liberté et lui donner sens, c’est la fraternité que l’Evangile m’enseigne. La foi chrétienne
n’est donc pas du tout vouée à disparaître, bien au contraire ! Elle sera pour beaucoup de
personnes la boussole indispensable pour trouver leur chemin. Mais elle ne sera plus la
référence exclusive pour tous. Bien sûr, cela a des conséquences pour l’Eglise en termes
d’organisation et de fonctionnement.
M.B. : Justement, vous dites que l’Eglise va changer mais aussi qu’elle apprend de la
société ?
Cardinal De Kesel : Le christianisme est une religion historique, l’Eglise ne peut se définir
sans le monde. Elle n’est pas une société parfaite, à part. Il n’y a qu’un monde et l’Esprit y
est à l’œuvre, y compris en dehors de l’Eglise. Dieu ne vise pas uniquement l’Eglise, il veut
sauver le monde. L’Eglise doit être signe de ce salut. Aujourd’hui, une figure historique du
christianisme disparaît, mais l’Eglise est toujours appelée à être signe de salut pour tous.
L4Eglise apprend de la société car c’est dans la rencontre authentique avec l’autre qu’il
devient possible de mesurer ce que l’Evangile nous demande. C’est aussi la société moderne
qui nous a appris la liberté religieuse. Elle n’allait pas de soi pour l’Eglise catholique. Dans
le contexte actuel, elle doit accepter qu’il puisse y avoir des degrés d’appartenance variés à
l’Eglise et accueillir toutes les personnes qui s’adressent à elle, même ponctuellement. Tous
doivent se sentir les bienvenus. Il s’agit d’écouter, partager, témoigner. Finalement, il n’y a
que l’amitié qui évangélise. Bien évidemment, la figure de l’Eglise va changer. Elle sera plus
humble. Elle a toute sa place dans la société, mais seulement la place qui lui revient,
acceptant que Dieu fera le reste. Elle sera aussi plus confessante, c’est-à-dire plus
consciente de son identité et de sa particularité. Cela ne veut pas dire identitaire, il ne s’agit
pas d’un repli sur soi, au contraire, l’Eglise devra être plus ouverte, accueillant largement.
Pour autant, il ne s’agit pas non plus de suivre la société ou de s’aligner sur elle. Cette
identité particulière, c’est l’Evangile qui la lui donne et c’est le message qu’elle a à
proposer, non à imposer. L’Eglise sera plus petite, le nombre de catholiques sera réduit.
Mais comme l’a dit le pape François, le problème n’est pas d’être moins nombreux, le
problème serait de devenir insignifiant. Une Eglise plus petite, plus humble, mais aussi plus
confessante et plus ouverte, peut être signe de salut pour tous, j’en suis convaincu.
M.B. : Vous avez écrit ce livre pendant la pandémie et alors que vous-même vous vous
battiez contre un cancer. C’où tenez-vous cet optimisme ?
Cardinal De Kesel : Je ne parlerais pas d’optimisme mais de confiance. Oui, j’ai vécu cette
période difficile dans la confiance. Mais cela ne se décide pas, la confiance, on la reçoit.
Dans cette crise, j’ai vu beaucoup de réactions très sécularisées : les diverses mesures
sanitaires ont été interprétées comme autant d’atteintes à nos droits et nos libertés et chacun
voulait revenir au plus vite à la situation antérieure. Il me semble que nous pouvons aussi
vivre cette crise comme une épreuve spirituelle à traverser. De même ma maladie m’a mis
devant mas fragilité, de même la pandémie nous a tous mis devant notre fragilité personnelle
et collective. La crise nous oblige ainsi à apprendre à vivre avec nos fragilités, à vivre avec
nos limités. Elle nous enseigne que notre liberté a des limites, qu’il n’existe pas de liberté
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absolue. Cela m’a fait penser au livre de l’Exode, où Dieu fait faire un détour au peuple juif.
Quand Dieu nous fait faire un détour, c’est qu’il veut nous apprendre quelque chose,
quelque chose d’essentiel que nous risquons sinon d’oublier. Lorsque l’on accepte l’épreuve
et le détour, alors il n’est plus question de revenir à la situation d’avant, car nous sortons
changés de la crise. Personnellement j’ai trouvé beaucoup de soutien dans les Psaumes de la
prière des heures. Bien sûr, je les connaissais tous depuis longtemps, mais c’est comme si les
cris et les angoisses qui s’y expriment, devenaient les miens. Je ne les prie plus de la même
façon, l’épreuve de la maladie m’a changé. Collectivement, l’épreuve peut aussi nous
changer. Accepter de vivre avec nos fragilités peut ouvrir nos yeux sur les fragilités de tant
de personnes autour de nous qui peinent dans la vie. Ainsi, si nous acceptons de faire le
détour auquel Dieu nous invite, une société plus fraternelle pourrait voir le jour.
+++++
Une prière pour chaque matin de la rentrée scolaire :
Une année scolaire ce sont des centaines de rencontres.
Je ne dirais pas que notre préparation de chaque matin va nous permettre de les réussir
toutes, mais c’est déjà beaucoup d’y penser.
Premier effort : vérifier notre humeur ;
Pour éviter d’être de ceux dont on appréhende les humeurs changeantes : « quelle tête il a
ce matin ? »
Avant de sortir, ça vaut la peine de se faire un visage de bonheur.
Ne pas profiter du masque qui cache notre absence de sourire pour y rajouter un regard
blasé.
Et cela exige un cœur vraiment heureux, décidé à faire des heureux.
On a le droit de se lever du mauvais pied, à condition de réagir assez vite pour ne pas être
toute la journée un contagieux de la mauvaise humeur.
Seigneur, donne-nous tout au long de cette année scolaire, un cœur et un visage de
rencontres. Amen.
Prière pour la journée de travail :
Seigneur, je t’offre cette journée de travail.
Que ton Esprit Saint manifeste en moi et dans mon entourage
un esprit de Paix et de Joie,
qu’Il me donne Sagesse et Force,
pour porter sur mon travail un regard d’Amour,
pour développer en moi patience, compréhension, douceur et disponibilité,
pour que tous ceux qui m’approchent aujourd’hui, découvrent Ta présence.
Seigneur, ferme mes oreilles à toute calomnie,
Garde ma langue de toute malveillance.
Revêts-moi de Ta beauté, Seigneur, pour voir au-delà des apparences,
Tes enfants comme tu les vois Toi-même. Amen.
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Prière des retraités :
« Père de tous les hommes, nous voici devant Toi au moment où nous sommes entrés en
retraite » :
« Père de tous les hommes, nous voici devant Toi au moment où nous sommes entrés en
retraite. Nous Te rendons grâce et nous Te bénissons pour les années d’hier, les années de
travail, dans la cité, dans nos entreprises, dans nos bureaux et nos usines, dans nos champs
et dans nos étables, et aussi dans nos maisons et nos familles pour l’éducation de nos
enfants. Pardonne-nous si nous avons commis des erreurs. Dans ton Amour, corrige-les.
Apprends-nous à regretter seulement de ne pas T’avoir assez aimé. Nous Te demandons de
continuer à nous guider afin que nous soyons présents dans la société d’aujourd’hui,
témoins actifs de ta Présence et de ton Amour. Nous croyons à la valeur de la personne
humaine, de toute personne, riche ou pauvre, heureuse ou souffrante, vaillante ou
grabataire, jeune ou âgée, parce que nous savons que Tu es le Père de tous les hommes et
que Tu accueilles chacun et chacune comme Ton propre enfant. Seigneur Jésus, nous Te
demandons de remplir nos journées de Ta présence de Ressuscité. Nous avons désormais un
peu plus de temps pour écouter ta Parole et pour nous en nourrir. Toi qui as lavé les pieds
de Tes apôtres, apprends-nous à être d’humbles serviteurs de nos frères et de nos sœurs, en
particulier de ceux qui nous entourent, ceux qui connaissent l’épreuve de la maladie ou de la
solitude, nos « grands aînés » que Tu aimes particulièrement. Esprit Saint, rends-nous
accueillants à tous, enfants, petits-enfants, voisins, et amis. Fais que nous sachions être le
lien entre toutes les générations, sans juger ceux qui ne vivent pas comme nous avons vécu.
Aide-nous à les comprendre. Apprends-nous à affronter avec lucidité les difficultés et les
tensions, à être toujours disponibles, en particulier à ceux qui disent ne pas croire en Toi. Et
surtout, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes mais à rester toujours à l’écoute
des autres, ceux qui nous précèdent et ceux qui nous suivent. Vierge Marie, Tu es notre Mère
et notre Sœur. Tu as connu la présence mystérieuse de ton Fils sans sa présence physique.
Nous Te confions particulièrement nos parents, nos enfants et nos petits-enfants. Apprendsnous à vivre, nous aussi, toutes les joies et les épreuves dans la foi et dans l’espérance. Ô
Dieu, Trinité d’amour, Tu es notre Vie. À toi la gloire, aujourd’hui et au jour où nous
viendrons à Toi. Amen. »
La Prière du Pape François pour les chômeurs « Seigneur Jésus, à Toi le travail ne
manqua pas, donne-nous du travail ! » :
« Seigneur Dieu, regarde-nous ! Regarde cette ville, cette île. Regarde nos familles.
Seigneur, à Toi, le travail n’a pas manqué, Tu as été charpentier. Tu étais heureux.
Seigneur, le travail nous manque. Les idoles veulent nous voler la dignité. Les systèmes
injustes veulent nous voler l’espérance. Seigneur, ne nous laisse pas seuls, aide-nous à nous
aider les uns les autres ; que nous oubliions un peu l’égoïsme, et sentions dans le cœur le
« nous », nous, le peuple qui veut aller de l’avant. Seigneur Jésus, à Toi le travail ne
manqua pas, donne-nous du travail et enseigne-nous à lutter pour le travail et bénis-nous
tous. Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. »
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Prière pour celles et ceux qui restent au foyer.
Seigneur, Tu vois tout le temps que je passe au service de mon foyer, tout mon travail
d’aujourd’hui je te l’offre, ô mon Dieu, pour ta gloire et pour le salut du monde. Que rien de
ma journée ne se perde Seigneur. Tu vois mes soucis, mes efforts et ma fatigue que je vais
essayer de cacher
Je te les donne aujourd’hui encore. Mets dans mon cœur la joie et l’amour, surtout aux
heures où je serai très épuisée, pour que ceux qui rentrent dans notre maison se sentent un
peu chez Toi.
++++++
Bonne rentrée !
Nous avons pour les familles, la rentrée scolaire qui urge, mais nous sommes tous en
redémarrage dans bien des secteurs, la politique ne sera pas de reste. Alors avec la grâce de
Dieu attelons-nous avec ardeur à toutes nos diverses tâches familiales ou professionnelles.
Une phrase bien connue est venue me rejoindre pendant ces vacances au détour d’une de mes
lectures. « Si on ne vit pas comme l’on pense, on pense comme l’on vit ». Ce pourrait être
un bon sujet de philo, mais cette réflexion toute simple me parait sous-jacente à l’évangile.
Elle vaut pour tous, tant il est souhaitable de ne pas suivre que la mouvance des
circonstances…
A nos écoliers, nous allons aujourd’hui leur apprendre à vivre dans notre société, en tolérant
les autres, ce qui est évidement louable. Il y a aura certes une certaine transmission du savoir,
mais nous l’espérons aussi une transmission des notions et convictions justes morales et
religieuses qui guideront nos jeunes !
Reconnaissons que pour jeunes et adultes, la vie primant, les instincts et les passions risquent
de guider bien souvent les actions journalières.
A la rentrée il est bon de rappeler la nécessité de nous plonger aussi dans la réflexion, la
méditation et si possible l’oraison. « Si on ne vit pas comme l’on pense »… c’est pour cela
que la recherche de la vérité en toutes choses, dans nos comportements et la réalisation de
nos projets, doit en priorité mener notre vie.
« Taratata, diront certains chrétiens, c’est l’amour seul qui compte, il suffit de s’occuper des
autres ».
Nous sommes tout à fait d’accord. Mais justement pour nous chrétiens, l’Amour de Dieu et
des autres découlent de la Parole de Dieu méditée, du Plan de Dieu connu sur nous. Et le
Bienheureux Charles de Foucault dira : « Prier, c’est penser à Dieu en L’aimant ». L’Action
Catholique placera au cœur de sa devise le mot clé : juger. « Voir, Juger, Agir ».
Pensons, prions, aimons, soyons souples face aux situations multiples de notre existence
mais gardons pour la rentrée cette parole de sagesse. « Si on ne vit pas comme l’on pense,
on pense comme l’on vit ». Demandons à Dieu cette Sagesse. Pensons pour nos jeunes
surtout, combien le catéchisme peut contribuer à leur orientation profonde dans la vie. Et
comme disait l’inénarrable Chesterton : « Nous ne voulons pas d’une Eglise qui bouge avec le
monde mais d’une Eglise qui bouge le monde ».
Bonne rentrée.
Père Jacques , Paroisse ST Jean Paul II, en pays Anetais.
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ÊTRE AUTHENTIQUE
Diane Gagnon
Être authentique, ce n’est pas seulement ne pas mentir, c’est aussi oser dire « la
vérité, » notre vérité.
Ce n’est pas seulement être franc envers les autres c’est aussi, et surtout, être vrai envers soimême.
C’est dire non, enfin, quand on n’en peut plus de dire oui.
C’est aussi oser dire oui à autre chose, alors que la peur nous faisait dire non chaque fois
qu’une nouvelle opportunité se présentait.
Ce n’est pas seulement oser s’affirmer une fois, c’est s’affirmer jusqu’à ce que l’autre ait
compris.
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C’est accepter de vivre ses émotions de joie et de peine quand elles surgissent et ne pas les
retenir pour ne pas perdre la face.
C’est accepter d’exprimer sa colère lorsqu’il le faut, mais sans perdre le contrôle.
C’est oser être différent des autres, dans notre opinion, nos goûts, nos valeurs, et s’aimer
complètement tels que nous sommes.
C’est suivre l’élan de notre âme, même si le chemin à emprunter n’est pas encore clair.
C’est refuser de vivre dans la négativité des autres pour laisser s’exprimer tout ce que nous
sommes et permettre à notre propre énergie positive de prendre toute la place.
C’est dire je t’aime, sans rien attendre en retour.
C’est s’occuper de soi quand notre corps et notre âme le réclament, ou simplement quand nous
en avons envie.
C’est laisser tomber les masques pour donner la chance aux autres de nous connaître tels que
nous sommes vraiment.
C’est ne plus jouer de « game » dans nos relations et être vigilant pour toujours s’exprimer à
partir de notre vrai ressenti.
Être authentique, c’est s’aimer d’abord, pour mieux accepter les autres ensuite.
C’est dire et non plus se taire.
Et si aujourd’hui, on faisait l’effort conscient d’être authentique là où nous avions l’habitude
d’être assujettis, d’être silencieux ou de chercher à ne pas déplaire ?
A VOTRE SERVICE
Secrétariat paroissial d’Hyon : Nicole Leclère
téléphone : 065 31 13 86
email : nicolyvon.leclere@belgacom.net
Curé de la paroisse : André Minet, curé doyen
rue du Chapitre, 3, 7000 Mons.
Secrétariat décanal :
téléphone : 065 84 46 94
Sacristine : Claudine Gobert-Willette
téléphone : 065 317569
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Prêtres et diacres de notre paroisse de Mons :
Le doyen A. Minet, rue du Chapitre, 3, Mons 065 84 46 94
andré.minet@skynet.be
L’abbé J.-M. Moreau, Grand-Place,31, Ghlin 065 33 55 32
jeanmarie.moreau@hotmail.be
L’abbé P. Kungi, rue des Groseilliers, 5, Mons 0493 37 39 96
kungipierre@yahoo.fr
Le Frère R. Pistrin, rue de Bertaimont, 39, Mons 0478 21 92 54
remo.pistrin@scarlet.be
L’abbé J. Pululu, rue des Groseilliers, 5, Mons 0465 39 86 29
pululujerome@yahoo.fr
L’abbé P. Saintenois, place d’Hyon, 4 bis, Hyon 0456 36 59 95
saintenoispascal@gmail.com
L’abbé F. De Lange, rue Lamir, 5, Bte 2, Mons 0475 36 30 60
fernand.delange@skynet.be

Jean Lahoussé-diacre jeanlahousse@hotmail.com
Jean Baele-diacre baele_jean@hotmail.fr
Philippe Fortemps-diacre philippe.fortemps@hotmail.com
Sacrements :
Baptême : Deux mois avant la date, contacter le secrétariat décanal : 065 84 46 94 ou le
secrétariat du clocher d’Hyon : 065 31 13 86 ou le site de la Paroisse de Mons.
Mariage : six mois avant la date du mariage, il est obligatoire de

  • prendre contact avec le secrétariat d’Hyon pour les questions pratiques (065/31.13.86
    nicolyvon.leclere@belgacom.net)
  • ensuite, prendre contact avec le secrétariat décanal (065/84.46.94) pour la constitution du
    dossier et la rencontre avec le prêtre célébrant
  • participer à une séance du Centre de Préparation au Mariage (C.P.M.)
    Si vous désirez recevoir le Sacrement de Réconciliation
  • le samedi en l’église Notre-Dame de Messines à partir de 16h.
    Pour recevoir le Sacrement des malades, contactez un prêtre de l’unité (liste page 10)
    INFORMATIONS UTILES :
    Notre église d’Hyon est ouverte tous les jours, du lundi au dimanche de 10h à 18h.

Voici l’horaire des messes dans les clochers de Mons :
Le samedi 18h : Saint-Nicolas – Saint-Martin à Hyon
Le dimanche :
8h : Notre-Dame de Messines
11
9h30 : Notre-Dame de Messines, Ghlin
11 h : Sainte-Waudru, Sacré-Cœur, Epinlieu
18 h : Sainte-Elisabeth
A partir de ce 1er septembre, seul le masque est obligatoire pendant nos célébrations. Le
gel à l’entrée est vivement recommandé.
NOTRE PAROISSE SAINT-MARTIN D’HYON
Nous allons retourner aux années 2005-2006 … A cette époque, l’abbé Patrick Willocq
avait donné 7 conférences. Celles-ci étaient organisées par le Service diocésain de Liturgie et
de Pastorale sacramentelle.
Ces conférences avaient pour thème « la liturgie » et traitaient de la façon de célébrer en
présentant les étapes suivantes :

  • qu’est-ce que la liturgie ?
  • célébrer avec la musique et le chant ;
  • célébrer dans un espace liturgique ;
  • chaque célébration est différente mais toutes ont pourtant des points essentiels en commun ;
  • la messe : introduction et liturgie de la parole ;
  • la messe : liturgie eucharistique et les rites de communion et de conclusion ;
  • nous sommes tous appelés à célébrer.
    Notre église – ce qu’elle est.
    Notre église n’est pas, comme on pourrait trop souvent le croire, « la maison de Dieu »
    Cette conception date de l’Antiquité. Un temple à l’époque, était la maison du dieu :
    exemple, le temple d’Apollon. C’était aussi la conception de l’Ancien Testament
    (l’Ancienne Alliance) : le Temple de Jérusalem était « la maison de Yahvé », le lieu où
    Yahvé était descendu (voir livre de l’Exode, chapitre 25, verset 8 : « Fais-moi un sanctuaire,
    que je puisse résider parmi eux » dit Yahvé à MoÏse)
    Dans la Nouvelle Alliance (le Nouveau Testament) c’est le Christ qui est le sanctuaire,
    « le lieu de Dieu », puisqu’il est Dieu parmi nous (voir Evangile selon saint Jean, chapitre
    2, verset 19-21)
    Ses disciples forment désormais le « Corps mystique » et la Gloire de Dieu habite en eux.
    (voir Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 23)
    Alors, qu’est donc notre église d’Hyon ?
    Comme toutes les autres églises, notre église est la maison familiale, la « maison du peuple
    de Dieu » c’est-à-dire le lieu où les chrétiens se rassemblent, convoqués par Dieu, pour prier
    et célébrer ensemble.
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    Clément d’Alexandrie déclarait : « Je n’appelle église un lieu mais l’assemblée » et saint
    Augustin d’ajouter : « cette église a été faite pour vous, mais c’est plutôt vous qui êtes
    l’Eglise ».
    Le peuple de Dieu se rassemble parce que c’est Dieu qui le rassemble. En grec classique, le
    mot « église (ekklesia) » signifie « la convoquée ». Dieu convoque son peuple, invite son
    peuple dans la maison familiale, la maison du peuple de Dieu.
    Le dimanche, nous fêtons la résurrection du Christ et, dès lors aussi, la découverte avec
    Lui de notre « chez soi » auprès du Père.
    Cela signifie que notre communauté d’Hyon comme toutes les communautés
    locales est essentielle
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