4ème dimanche du carême 22 mars 2020


Les ténèbres n’arrêtent pas la lumière

Réalise-t-on qu’est la vie d’un malvoyant ? Avoir besoin d’une aide ou d ‘un chien d’aveugle, pour se guider, pour pouvoir  faire la cuisine, le ménage… Pouvons-nous imaginer un monde noir ? L’aveugle ne peut percevoir les couleurs. Le plus dur, peut-être, il ne perçoit qu’avec le toucher le visage de ceux, de celles qu’il aime. Il doit deviner la qualité de leurs yeux, de leur sourire (certains, il est vrai, savent voir « autrement »).

Les ténèbres sont parfois en nous, en nos cœurs. Nous n’avons alors plus d’horizon, nous ne savons plus où la vie nous mène. Cette vie « en noir », c’est celle qui peut conduire au suicide. C’est souvent celle aussi des athées à la fin de leur vie, quand se présente pour eux, croient-ils, le seul néant.

Plusieurs fois, Jésus s’est trouvé face à la situation de mal-voyance. Il a guéri des aveugles, manifestant ainsi sa tendresse. Une tendresse qui, pour lui, passait  avant la rigueur inhumaine de la Loi.

Bien plus, Jésus nous a été donné comme la lumière de notre monde. Il connaît notre avenir qui est, en lui et pour nous, victoire sur la mort. Nous sommes en devenir de résurrection. Et cette force peut éclairer les « malvoyants » et ceux qui doutent comme ceux qui désespèrent.
Jésus est notre lumière, celle de toute l’humanité.